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2016-2017: Une année lectrice

portadaCette photo prise en novembre 2016 …

b6omsi3wkhwcszuc… nous sépare de cette autre prise à la fin mai 2017

Toutes les deux prises à la bibliothèque de l’IES Alpajés qui accueille L’ATELIER de littérature de langue française composé d’anciens et de nouveaux étudiants de la EOI d’ Aranjuez.

Une année de plus nous avons parcouru une belle histoire ; la destination de notre voyage littéraire n’est pas important, ce qui est vraiment important c’est le trajet, et c’est ce beau trajet que nous allons afficher dans cette nouvelle page de notre Atelier qui finit cette année scolaire demain, le 28 juin 2017, et nous tous, nous pensons déjà à la prochaine rentrée.

Voici un petit extrait d’une livre que nous avons lu, il y a un temps déjà, de Daniel Pennac , « Chagrin d’école » :

 

« Le savoir est d’abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui les transmet. Certes, il nous vient des livres, mais les livres sortent de nous. Ça fait du bruit, une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire. »

Nous imaginons pour un instant ce beau parcours que nous voudrions partager avec tous ceux qui veulent bien visiter cette autre manière de communication moderne, un blog, le nôtre , écrit par nous, pour nous et pour l’humanité littéraire.

Nous nous imaginons dans une rue d’une grande ville, on s’y promène en regardant les étalages des bouquinistes et nous trouvons les titres suivants , ces titres appartenant aux livres suivants nous ont tous interpelés

Voici des œuvres des auteurs connus et inconnus, nous y avons trouvé des surprises bien cachées .

Que serions-nous sans les histoires, les fables…..

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Murmures littéraires

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Christiane Taubira lance un défi au monde pour trouver des solutions humaines et humanisées au problème de la violence terroriste.  (Source de l’image RTS Info)

Qu’est-ce qui nous a amenés à lire le livre « Murmures à la jeunesse » de Christiane Taubira, un livre que l’on pourrait définir comme « hors sujet  » par rapport aux lectures strictement littéraires abordées d’habitude par l’ALF (Atelier de Littérature Française) ?

Un caprice du hasard a voulu que ce livre atterrisse dans les mains de Paqui qui a tout de suite tombée amoureuse de cette lecture.

Christiane Taubira, ancienne Garde des Sceaux du gouvernement français, a décidé d’écrire une espèce de testament littéraire, une dernière intervention politique après sa démission due aux différences avec la ligne politique établie dont la goutte qui a fait déborder le vase a été la décision du gouvernement du 1er Ministre, Monsieur Valls de proposer la déchéance de nationalité pour ceux qui seront accusés de terrorisme.

C’est un livre difficile, qui nous situe dans la cruelle actualité et qui danse entre le manifeste politique et l’oeuvre littéraire, entre l’article journalistique d’opinion et un essai philosophique… Ou c’est  plutôt un mélange de tout cela.

On a assisté à cette séance, un peu intrigués,  expectants, à la découverte de ce que a découvert pendant sa lecture.

Ce qui nous a poussé a faire une seconde lecture a été d’abord l’écoute de cette vidéo où la jeune Taïna Méri, élève de 6ème 11 au collège Edmond Bambuck de Belle-Plaine Gosier, à l’île de Guadeloupe (Basse Terre) a exposé dans son compte-rendu de lecture de l’ouvrage de Christiane Taubira.

En plus, nous avons été attirés par la personnalité de cette auteure de 64 ans, née à Cayenne (Guyane) qui montre une qualité rare chez un politicien : la sincérité, l’habilité de dire ce qu’il faut, au moment où il faut.

Ce franc-parler nous place face à une femme qui défend la liberté, la démocratie  et les principes idéologiques fondateurs de cette France « idéalisée » -qui n’existe peut-être plus- même quand « il ne faut pas en parler »…

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Les gens heureux

Liber & Co, Librairie Café littéraire, à trouver dans un endroit écarté du monde: Belle -Île en Mer, un des îles bretonnes du Ponant située près de la côte occidentale de la France, à 14 km au sud de Quiberon...

Liber & Co, Librairie Café littéraire, à trouver dans un endroit écarté du monde: Belle -Île en Mer, un des îles bretonnes du Ponant située près de la côte occidentale de la France, à 14 km au sud de Quiberon…

Par un après-midi d’hiver prématuré, nous avons parlé d’un livre qui nous a fait commencer par prendre la décision de si nous étions face à un livre « à l’eau de rose » ou plutôt il s’agissait d’un roman au sujet profond.

Une histoire qui nous a attiré par son titre, mystérieux, atypique qui ne laisse pas deviner ce qui peut se cacher derrière.

Pourquoi ce nom pour nommer un café? Un café-littéraire que, d’autre part, nous avons très aimé et qui nous a fait revenir sur le parcours des bouquinistes qui s’allongent sur la Seine.  Un café qui aurait mérité plus de présence et que nous aurions aimé le retrouver plus fréquemment dans la lecture de cette histoire tragique-vitale.

Les Gens étaient prêts. Moi un peu moins. J’avais peu dormi, j’étais anxieuse et excitée à la fois. J’inspectai une dernière fois les lieux. Tout était nickel ; les livres rangés et mis en valeur, la nouvelle vaisselle à sa place, la pompe à pression fonctionnait à merveille, le percolateur livrait un café digne de ce nom, le bar brillait. Ça y était, l’ardoise était tournée. J’ouvris la porte pour entendre la clochette, comme avant, lorsque ça faisait si plaisir à Clara. Derrière mes paupières closes, son sourire m’apparut. Le premier client entra. La journée avait démarré. (Extrait du livre)

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Re-vivre la vie

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« Charlas con Inmortales« : Romain Puértolas avec  Napoléon, le 17 novembre 2016 (Institut Français de Madrid)

Une année après l’intervention dans ce même endroit de son ami écrivain : David Foenkinos ,  pour « bavarder » avec Charlotte Salomon, sans trop y penser et spontanément nous nous sommes mis à parler avec Romain Puértolas à la fin des signatures de son livre (écrit avec accent sur le «e» mettant en relief ses origines espagnoles du côté de son grand-père.)  Il ne nous a pas du tout déçus, tout au contraire, on est décidés à lire «Re-vive l’Empereur», maintenant que nous avons bien lu son histoircaptura-de-pantalla-2016-11-20-a-las-11-11-46e du fakir voyageant dans une armoire IKEA.

Tout est possible chez cet auteur. Un gentlemen habillé en jeans et tennis de converse, d’un regard attirant et très souriant qui prenait le micro comme s’il était dans un programme de télé. De grande taille athlétique, on dirait un acteur qui vient parler de son dernier film.

captura-de-pantalla-2016-11-20-a-las-11-13-54Helena Cosano, écrivaine, diplomate et traductrice littéraire l’a très bien interviewé, à la manière d’une présentatrice vedette… Leurs regards se croisaient instantanément…et toute l’audience s’est bénéficiée de cette connexion produisant un dialogue fluide, presque familial.

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Symétrie meurtrière

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« Meursault, contre-enquête », le roman lauréat de Kamel Daoud, interroge la célèbre oeuvre d’Albert Camus mettant en relief les contradictions et faiblisses morales de nos civilisations et de la nature humaine.

Ce dernier vendredi de lectures pour l’ATELIER s’est passé avec « Meursault, contre-enquête », l’ALTER EGO DE CAMUS .

Nous avons bien profité de deux lectures : de « L’étranger », et du livre de cet auteur algérien : Kamel Daoud qui nous a encore rappelé les sujets clés et insurmontables de son pays, l’Algérie, ce pays oublié d’Occident ; de la colonisation et des colonisateurs, de «ses souffrances» mises dans la voix du protagoniste de cette contre-enquête qui a remis en question l’absurdité d’un personnage parfaitement conçu par le grand Camus , de l’existence d’un «mort» qui n’a jamais été enterré… de cette révolte suggérée par Camus –même dans son «étranger», vide et toujours vivant… de ce mort sans «prénom» et qu’il faudrait revendiquer car comme Kamel écrit sur son livre :

« On ne tue pas un homme facilement quand il a un prénom » (chapitre III) ; « c’est important de donner un nom à un mort, autant qu’un nouveau-né. (chapitre II).

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Des heures de bonheur permanent

PORTES OUVERTES ATELIER

Affiche de la « Fête de portes ouvertes » de l’Atelier de Littérature Française pour le vendredi 22 avril 2016.

L’ATELIER de littérature de l’EOI d’Aranjuez a vécu un mois d’avril inoubliable, intense, émouvant, et plein de littérature..

Après la rencontre littéraire avec l’écrivain A. Baïda, on a présenté notre Atelier à toute l’EOI d’Aranjuez, le 21 avril, lors d’une séance où on a voulu faire connaitre une expérience que, du moins de nos avis, il n’y en a pas d’autre semblable en Espagne, et surtout d’une si longue durée.

L’Atelier de Littérature est notre façon de nous approcher de cette langue esquive, de cette « bénite condamnation » qui est notre amour pour le français. À travers les rêves, les passions, les souffrances, les désirs des écrivains on a crée tout un univers autour de la littérature où tout le monde est bienvenu. On ne demande rien, on attend tout de ceux qui font jour après jour notre Atelier.

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2016: De nouveaux trésors littéraires attendent à être découverts…

joyeux2016

Nous faisons les nôtres, les mots attribués à  Jacques Brel, en 1968, pour célébrer le 1er Janvier:

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser queques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, 
car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »