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Une Histoire de deux villages

L’Atelier est censé d’être une activité culturelle qui fait l’effet d’un pont entre des âmes différentes unies par l’intérêt commun de la lecture.

Inma, notre plus cosmopolite membre de l’Atelier, a pris la décision d’accepter une mutation cette année comme professeur de Français et cette situation nous a permis d’établir de nouveaux liens avec les deux EOI de langues : celle d’Aranjuez et celle de Villaverde, où elle fait maintenant ses cours.

Nous profitons ainsi pour faire connaître les travaux de ces deux établissements à la recherche d’une meilleure connaissance de cette langue si belle, le Français.

Voici, les finalistes du concours de marque-pages de l’EOI d’Aranjuez

Et voici le livre des « mots favoris » que les groupes d’étudiants de l’EOI de Villaverde, ( niveau débutant, intermédiaire et avancé) ont réalisé avec beaucoup de créativité :

Pour finir, cette sélection de citations que ces mêmes étudiants ont fait et qui feront sans doute penser un peu à des choses vitales.

Dans les prochains récits nous pourrons connaitre d’autres travaux, d’autres efforts et élargir notre horizon culturel.

2014, une année blogueur

Comme chaque année, les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Merci à vous tous pour votre compagnie. Nous vous attendons l’année prochaine.

Belle littérature à tous!

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Pour un Noël littéraire

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Sapin de Noël venu d’ailleurs pour l’Atelier. Idée de Nuria Ranz, professeur de dessin et élève de NI1 de l’école de Villaverde… Décoré par les élèves de Básico 1, NI1 et Avanzado 1 de cette école…

« Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents … Tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles. Vous pouvez les admirer ou les désapprouver, les glorifier ou les dénigrer. Mais vous ne pouvez pas les ignorer. Car ils changent les choses. Ils inventent, ils imaginent, ils explorent. Ils créent, ils inspirent. Ils font avancer l’humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie. Car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent »  («Steve Jobs» la biographie de Walter Isaacson.)

Les membres de l’Atelier de Littérature Française vous souhaitent un joyeux Noël et une année 2015 pleine de lectures et de passions littéraires.

Nos plus belles années

Il y avait un moment où tout était pour écrire, où les mots étaient encore à inventer, où tout était possible, où nous tous habitons un monde d'imagination et d'aventures, allumé par des sourires illogiques, incombustibles. C'étaient nos plus belles années, celles de notre enfance.

Il y avait un moment où tout était pour écrire, où les mots étaient encore à inventer, où tout était possible, où nous tous habitons un monde d’imagination et d’aventures, allumé par des sourires illogiques, incombustibles. C’étaient nos plus belles années, celles de notre enfance.

Je profite de cette nuit qui est neutre, avant que les grandes fêtes approchent pour vous dire combien et beau  a été reconfortante cette séance de la fin de l’année 2014, où l’atelier a vécu « son temps de cérises » et sa transformation… si vous vous rendez-compte (le manque immédiat) de la nouvelle technologie n’a pas pu arrêté  nos séances… bien au contraire, la nouvelle technologie nous fait nous réunir chaque vendredi… nous aide à mieux nous coordonner, à recevoir ponctuellement vos opinions, dans un temps record… nous maintient en contact… et nous offre l’écho de nos paroles…
En 1973, Sidney Pollack a fait son film « Nos plus belles années », avec Barbra Streisand y Robert Redford dont vous vous souviendrez sans doute de la chanson principale, celle qui donnait le titre au film (« The way we were ».

Comme dans la chanson, il y avait un temps où nous nous étions tous un projet à construire, où nos âmes des lecteurs étaient en train de se developper. Voilà pourquoi, pour compléter nos souvenirs d’une manière particulière je vous invite à partager avec tous et à vous rappeler de l’école où vous avez appris à lire et à écrire… même si elle était une petite école de quartier ou « clase unitaria » d’un village perdu, ou une école à l’étranger comme dans le cas de Natalia; ce sera une manière de nous maintenir en contact pendant ces vacances  auxquelles il faut s’adonner avec une « relative nonchalance… » (en espagnol je pense à « desapego ».. mot difficile à traduire… ) .

Comme ça nous ferons un petit hommage à la mémoire, cette capacité qui nous fait prendre conscience de que nous sommes et d’où nous venons, qui nous permet de nous expliquer comme d’être humaines.
Cette page restera toujours ouverte, comme les autres pages que nous écrivons dans le blog, et s’enrichira à fur et à mesure que d’autres souvenirs s’ajoutent à cette petite liste que nous inaugurons maintenant.
Tous les bons , bons souhaits heureux pour ces fêtes…
Toutes nos amitiés
Tous nos meilleurs souvenirs (toujours)

Souvenirs

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Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j’ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c’était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m’attendre sans bouger. —- Llovía tanto el día en que murió mi abuelo que apenas podía ver nada. Perdido entre la multitud de paraguas, traté de encontrar un taxi. No sabía por qué quería darme prisa a toda costa, era absurdo ¿de qué servía correr?. Total, él estaba ahí, muerto, seguro que me esperaría sin moverse ». (Premier paragraphe du livre traduit en espagnol par la Maison d’Edition Seix Barral)

Quelques jours avant Noël , l’atelier s’est réuni dans la salle de la bibliothèque de l’école sans lumière naturelle à 17H00, signe des jours qui précédent l’hiver… et sous le brouillard épais d’Aranjuez

Cette dernière séance de cette année 2014 a été consacrée au roman de David Foenkinos, « Les souvenirs », un livre qui concentre le regard dans la vie de nos aïeuls, ceux qui, après avoir avancé et même construit le chemin que nous parcourons, tombent dans un oubli ingrate, injuste et double: celui de la propre vie que ne veut pas savoir d’eux, leur condamnant au manque de santé, á la faiblesse, à l’incapacité… et cet autre, encore plus cruel, de la transparence sociale à cause de l’amnésie de tout ce qu’ils ont fait « dans leur temps », une invisibilité qu’on n’abandonne que pour être souvent considérés une source d’encombrements.

L’Atelier semblait très ému par cette lecture , certains n’ont pas pu la continuer, tellement ils se sentaient identifiés avec l’histoire, les personnages, les malheurs, la sensibilité du narrateur…

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Chiens de guerre

La présence des chiens dans les anciennes guerres est souvent oublié dans la "Grande Histoire" de ces conflits. Voici un livre qui fait de cette présence presque invisible la moelle de cette histoire sentimentale.

La présence des chiens dans les anciennes guerres est souvent oublié dans la « Grande Histoire » de ces conflits. Voici un livre qui fait de cette présence presque invisible la moelle de cette histoire sentimentale.

On a écrit beaucoup sur la guerre. Nous avons aussi lu pas mal de livres à ce propos. Ce sont parfois des histoires des gens frappés par les conflits,  des histoires des grands faits, héroïques…

Mais le sujet de ce livre -« Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin- est loin de vouloir nous présenter cette 1ère guerre « mondiale », l’auteur veut et met en relief sa décision de se détourner du sujet guerrier pour atteindre à raconter un passage de la guerre, une anecdote, un extrait de la vie quotidienne après la guerre. Ces personnages : un prisonnier, Morlac, un juge, Lantier et un chien ; Guillaume sont convoqués à nous faire réfléchir et même à nous faire passer un bon moment « loin de la guerre » et près des sentiments humains. L’histoire et un puzzle des histoires enchaînées à travers l’acte héroïque d’un chien anonyme. Plus qu’une histoire il nous a semblé un conte, une histoire à l’eau de rose où la fidélité d’un chien, adjectif qui va collé aux caractères des chiens, tient le fil de ce récit . Et on arrive à se demander, après note débat : qui mieux qu’un chien pour transmettre cette part humaine de tout animal, et qui mieux qu’un homme pour transmettre la bestialité de l’humanité ?

 

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L’enigme de l’existence

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On a consacré cette séance à commenter un vrai bijou: « Le message », d’Andrée Chedid, un livre proposé par Natalia. Cette histoire nous met devant les derniers moments de la vie d’une jeune femme, blessée de mort à cause d’une balle anonyme sortie de la frustration d’un franc-tireur,   elle allait donner un ultime message d’amour à son fiancé. Ces derniers mots seront la justification de toute une vie et la seule force pour continuer vivante.

Un scénario qui nous rappelle plus celui d’une pièce de théâtre que celui d’un roman typique. Un histoire qui touche de près nos coeurs et qui nous fait penser autour du sens de la vie, du manque du sens de la guerre et de la vraie nature de l’espèce humaine, souvent trop destructrice, la principale menace de l’évolution vers un futur plus juste et « humain ».

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