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Des heures de bonheur permanent

PORTES OUVERTES ATELIER

Affiche de la « Fête de portes ouvertes » de l’Atelier de Littérature Française pour le vendredi 22 avril 2016.

L’ATELIER de littérature de l’EOI d’Aranjuez a vécu un mois d’avril inoubliable, intense, émouvant, et plein de littérature..

Après la rencontre littéraire avec l’écrivain A. Baïda, on a présenté notre Atelier à toute l’EOI d’Aranjuez, le 21 avril, lors d’une séance où on a voulu faire connaitre une expérience que, du moins de nos avis, il n’y en a pas d’autre semblable en Espagne, et surtout d’une si longue durée.

L’Atelier de Littérature est notre façon de nous approcher de cette langue esquive, de cette « bénite condamnation » qui est notre amour pour le français. À travers les rêves, les passions, les souffrances, les désirs des écrivains on a crée tout un univers autour de la littérature où tout le monde est bienvenu. On ne demande rien, on attend tout de ceux qui font jour après jour notre Atelier.

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Une petite présentation des buts et des activités de l’Atelier lors de la séance de portes ouvertes de l’EOI d’Aranjuez, le 21 avril 2016.

Voici quelques renseignements (en espagnol) pour nous connaitre un peu mieux:

Une belle séance de musique et des paroles l’attendait, le jour suivant,  dans la salle de musique de l’IES ALPAJÉS .

Pour cet onzième anniversaire de notre activité nous avons décidé d’ouvrir, en suivant la mode pédagogique, des « portes ouvertes » célébrées avec de la musique et des paroles. « De la musique avant toute chose », disait Verlaine dans un de ses poèmes ; « les mots sont les passants mystérieux de l’âme », écrivait Victor Hugo, «  l’essentiel est invisible pour les yeux » selon Saint-Exupéry dans son « grand » Petit Prince…

Allons donc, faisons pareil… grâce aux artistes qui habitent dans le groupe de l’Atelier, Carolina et son beau-père, Ramón Gil, pianiste, nous ont offert une soirée des chansons françaises arrosées des beaux textes lus…

Le texte de départ appartenait à notre personnage littéraire le plus universel… Don Quichotte , dans ses innombrables réflexions il est arrivé à dire : où une porte se ferme, une autre s’ouvre… (Chapitre XXI, traduction d’Aline Schuman)

Tout un défi ou vérité sereine qui nous a mis dans l’esprit dans une belle chanson d’amour : « parlez-moi d’amour. (J. Lenoir)

De Cervantès à Voltaire pour nous rappeler que « puissent les hommes se souvenir qu’ils sont frères ? »

De Voltaire à « Douce France », la chanson française par excellence de (C. Trenet)

Nous sommes restés dans cette « douce France » avec les paroles d’une belle chanson de Moustaki : « je déclare l’état de bonheur permanent ». De cette grande phrase emblématique, sujet omniprésent de la condition humaine, à une autre chanson au titre suggestif : « Hymne à l’amour » ; l’amour « apprivoisé » par le Petit Prince dans le chapitre du renard : « c’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante ».

« C’est si bon » ce que dit le Petit Prince et c’était le titre de la suivante chanson… (H. Betti) ..

Il arrive le temps de savoir lire des poèmes, l’un des plus significatifs de « la négritude », Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais
noir,
Quand j’ai grandi, j’étais
noir,

 

Pour bien voir la vie en couleurs, une autre chanson qui arrive « la vie en rose » (Louguy) qui enferme un beau message, comme celui du petit roman « le message » d’A. Chedid… « tandis qu’elle avançait à grands pas la jeune femme sentit soudain, dans le dos, le point d’impact de la balle. (…) la rue était déserte. Elle continua sa marche, comme si rien ne s’était passé. 

Pour apaiser la douleur de ces phrases il nous fallait un petit paragraphe marqué d’insouciance dans les pages de « Je voudrais que quelqu’un m’attend quelque part »…

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Carmen une des plus anciens membres de l’Atelier nous a regalé sa présence et de sa voix, qui sonnera toujours où l’Atelier soit, un petit morceau du roman d’Anna Gavalda, « Je voudrais que quelqu’un m’attend quelque part ».

LE TEMPS PASSE, le bonheur permanent est en train de fuir, il nous reste une autre chanson en français : « Que reste-t-il de nos amours » (C. Trenet)

 

Et il nous restait la modernité des textes écrits tout récemment, un roman du nouveau roman, « Nom d’un chien » ; « l’affaire sur laquelle vous me consultez est déjà décidée »

collage

Un « collage » des moments de lecture et de musique combinées avec des goutes d’intense amitié nous ont accompagnés toute la séance.

Cette intrigue laisse l’auditoire un peu perplexe, il faut avancer dans notre bonheur un petit peu plus , un « smile », pour pouvoir revenir à notre chère langue française venue d’ailleurs et écouter encore une fois un des nos auteurs « le plus japonais » : Me croira-t-on si je dis que mon amour du français a été nourri par celui que je portais et porte toujours au musicien salzbourgeois ? Un compositeur autrichien du XVIIIème siècle peut-il favoriser l’investissement dans l’apprentissage du français ?

 

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L’Atelier de Littérature, une idée utopique qui marche vers son douzième chapitre d’existence… Voudriez-vous nous joindre?

Akira,(notre écrivain japonais) nous interpelle une fois de plus pour nous rappeler que nous sommes étrangers et passionnés d’un étrange amour illimité pour la langue qui nous a réuni autour des deux petites heures de bonheur permanent..

MERCI aux assistants… Merci à Inma, qui « nous a inventé » et donné l’occasion de connaitre tout cet univers « d’ailleurs » et surtout un grand MERCI pour nos artistes qui ont dessiné déjà dans nos mémoires un souvenir qui restera pour toujours. Merci Carolina, avec sa voix envoûtante, émouvante et pleine de charme; Merci Ramón, de son expérience insaisissable et de sa maîtrise nous avons aussi appris le bonheur d’une jeunesse éternelle, celle de l’âme des musiciens.

À bientôt à tous pour une autre séance des lectures et de musique… La formule est déjà inventée… et ça marche.

Avec Moustaki, nous déclarons l’état de bonheur permanent à travers la littérature.

 

Merci aux auteurs de toutes ces chroniques d’il y a onze ans et des prochaines que l’on voudrait nombreuses et captivantes…

Merci cher groupe de l’Atelier.

 

 

2016: De nouveaux trésors littéraires attendent à être découverts…

joyeux2016

Nous faisons les nôtres, les mots attribués à  Jacques Brel, en 1968, pour célébrer le 1er Janvier:

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser queques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, 
car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »

Noël multicouleur

bonnardMARDI 22 DÉCEMBRE, dernier jour des cours à l’École de Langues Étrangères de Villaverde, avant les vacances de Noël: un petit groupe d’étudiants de français de  avait rendez-vous devant «La Fundación Mapfre» à Madrid pour y contempler et déguster un peintre pas très connu et pas très inconnu… PIERRE BONNARD… « ça nous disait quelque chose ». La visite avait dû être organisée avec deux mois à l’avance… et les mesures de sécurité et les démarches à suivre étaient strictes et rigoureuses… On a dû se plier aux ordres établies par « la Fondation » en détriment de notre désir de vouloir y rester un peu plus… et observer et contempler… Nous avons eu la grande chance de compter sur ENRIQUE SERRANO , peintre et maître de l’école à la retraite… qui nous a tellement bien guidés qu’il a réveillé en nous notre côté pictural le plus caché…

Je remercie beaucoup le petit groupe d’élèves qui ont délaissé un petit peu leurs envies des vacances et qui se sont rendus enthousiastes à cette activité qu’ils voudraient répéter une autre fois… MERCI À TOUS , ET À LA PROCHAINE   (Inma , professeur du département de français)

20151222_193041

Voici les témoignages de quelques uns…

paletteJ’ai appris un mot grâce à Enrique, c’est perspective et maintenant je ne trouve aucun autre mot aussi approprié pour essayer d’approfondir sur ce que le peintre a voulu exprimer sus ses tableaux. En plus, je me suis rendu compte que si on sait regarder bien un tableau, il parle presque tout seul et je suis arrivée à comprendre pourquoi les gens mettent autant de temps à regarder bien un tableau. Il faut mettre en relief l’enthousiasme qu’ Enrique a mis d’une manière altruiste dans toutes ses explications, il m’a beaucoup plu.

ELENA HICIANO (Avanzado 1)


palette2J’ai beaucoup apprécié l’exposition, certains tableaux je les ai aimés plus que d’autres mais il y avait des tableaux très jolis. Pour moi le plus important c’est sur tout que j’ai appris des nouvelles choses.

LEYRE (NI2A)


paletteMerci beaucoup pour cette activité, ella a été différent de ce que nous faisons chaque jour, aussi intéressant mais dans un autre endroit qui nous a permis d’apprendre un peut de peinture en même temps que de profiter de notre temps ensemble. Joyeux Noël! EVA CARBONERO (Avanzado 1)


 

palette2D’abord, j’aimerais vous remercier pour l’effort d’organiser l’évènement d’ hier soir. Ça a été très gentil de votre part.  Moi je n’ai guère de connaissances en peinture, alors d’un côté, la visite m’a donné de petites clés pour être capable de la comprendre mieux; c’est génial de pouvoir écouter quelqu’un qui sait et, en plus, qui est capable de montrer son enthousiasme d’une manière didactique. De l’autre côté, si on ne parle que des sensations exprimées, j’ai aimé cette sorte d’impressionnisme photographique mais aussi déformé; l’exposition m’a fait me souvenir du musée d’Orsay, mais avec les nuances que nous a montrées notre ami peintre. Ce qui m’a le plus plu, ça a été la couleur. Merci, et joyeux noël.
ALBERTO (NI2A)


paletteLe guide nous a présenté un artiste qui a fait de la peinture, de la lithographie , de la photographie, de la publicité, et qui a été dessinateur/illustrateur de livres , de théâtre, voire de panneaux pour décorer les murs des maisons. Il va parler de sa relation avec l’Impressionnisme , le Naturalisme, le Symbolisme, le Japonisme ; de son appartenance au groupe des Nabis (prophètes), et de sa recherche d’un chemin propre à lui : l’art de la peinture.

JAVIER MATEOS (Avanzado 1)


 

Voici la brochure pour l’exposition:

Pour en savoir plus

 

 

Voltaire après Voltaire

"Traité sur la tolérance" de Voltaire

« Traité sur la tolérance » de Voltaire

Bien que ce n’est pas le destin le plus habituel de nos lectures, parfois nous osons parcourir les sentiers de la Philosophie. Nous connaissons (et aimons) déjà un peu les pensées de Montaigne et maintentant c’étaite le tour du « Traité sur la Tolérance » de Voltaire.

Nous avons lu et commenté la Prière à Dieu, écrite par ce croyante implacable avec les excès et les erreurs de l’église et tout à fait oposé du fanatisme réligieux. Celle-ci   nous a guidés pendant le débat, ainsi que les phrases de ses chapitres… les unes plus philosophiques que les autres…

Notre débat a été marqué par l’admiration à sa sagesse, à son savoir profond, à son intolérance envers le fanatisme religieux .

Appel des dernières victimes de la Terreur à la prison Saint Lazare à Paris les 7-9 Thermidor an II. Charles-Louis MULLER Date représentée : 25 juillet 1794 Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles)L’origine de cette lecture est dans notre désir de connaître le succès de ce livre écrit il y a 250 ans et qui a fait le stock dans les librairies de Paris… Ce fatidique 7 janvier 2015 et ce fatidique récent 13 novembre 2015 nous ont poussés à vouloir « philosopher » à nous solidariser avec le monde, à ne pas quitter le chemin de la tolérance que nous avons toujours emprunté.

Titre : Appel des dernières victimes de la Terreur à la prison Saint Lazare à Paris les 7-9 Thermidor an II. Auteur : Charles-Louis MULLER (1815-1892) Date représentée : 25 juillet 1794 Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles)

Titre : Appel des dernières victimes de la Terreur à la prison Saint Lazare à Paris les 7-9 Thermidor an II.
Auteur : Charles-Louis MULLER (1815-1892)
Date représentée : 25 juillet 1794
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles)

En Janvier 2015 nous lisions le dernier Prix Nobel : Modiano, et ses parcours littéraires parisiens. À cette occasion, pour la fiche de lecture, on avait choisi un tableau de Charles-Louis Muller peint en pleine époque post-révolutionnaire française et ce même tableau va nous rappeler combien l’intolérance a été pratiquée et on la pratique toujours…

Il nous fallait donc absolument une nourriture philosophique pour supporter autant d’intolérance et pouvoir peut-être raisonner plus facilement sur comment pratiquer la tolérance…

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Sur les épaules du silence

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Xilographie de 1423 montrant la légende de Saint-Christophe emportant sur ses épaules un petit Jésus-Christ l’aidant à traverser la rivière tumultueuse qui représente les maux du monde. Une allégorie aussi présente dans le livre mais à l’envers: l’enfant finit par s’évanouir et par laisser l’espace au saint-géant Octavio.

De la main de Miguel Bonnefoy nous avons accompagné Octavio, le protagoniste de son roman, à son voyage par le royaume de l’imaginaire. Après tant de réalité, souvent douloureuse,  il nous fallait faire un détour dans nos lectures et emprunter ce chemin fantastique et sans but  « apparent » , cette flânerie des temps modernes qui nous a été offerte dans ce petit livre…

Paqui nous fait le résumé:

Le livre est un récit allégorique dont l´auteur nous raconte l´histoire de Venezuela à travers « Le voyage d´Octavio »

L´histoire d´Octavio est celle d´un  homme qui apprend à écrire et à aimer. Octavio est un analphabète de la vie dans tous les sens.

Octavio porte sur son dos une table où il était écrit l´ordonnance des médicaments. Il porte la table pour cacher  son analphabétisme, comme si c´était sa propre maladie. Comme une version actualisée de la légende de Saint Christophe, cette table représente la croix du Christ où il veut cacher sa honte et sa faiblesse.

Octavio mène une vie solitaire, seulement interrompue quand il connaît Venezuela, la femme qui lui apprend à écrire, à lire et à aimer. Elle lui donne le sacré de la vie. Pour Octavio c´est une découverte, un commencement où la vie se mêle  avec la magie de l´écriture et de l´amour… Il  prend  la fuite à  cause  du  cambriolage  chez   Venezuela.

Et  ce  sera  grâce à  cet  instrument,  que  Octavio  pourra  faire  sa  propre  découverte, son évolution  et  son développement, parallèlement à celui de son pays.

Don Octavio reste toujours enraciné à ses origines, à sa façon de vivre, et ne parvient pas à s’adapter au rythme d’accroissement du village. Contraint à partir, le chagrin et la honte remplissant sa valise , don Octavio emprunte un chemin qui n’arrive nulle part, mais qui lui permet de se dépayser et de développer sa bienveillance face aux villageois qui ont besoin de lui, soit de sa force, soit de l’enseignement de ses connaissances. Bien que don Octavio soit bien aimé là où il arrive, il n’est jamais à l’aise.

Mais le pouvoir des racines est tellement puisant que l’on ne peut jamais les couper. Du coup, le voyage de don Octavio achève chez lui. Désormais il trouve sa place, il est à l’aise en trouvant ses racines près de celles du citronnier qu’il avait vu pousser depuis longtemps

Tout au long du roman,  Miguel Bonnefoy, à travers Octavio, nous parle du silence; un silence qui se répète, un silence cherché, un silence nécessaire… C´est le silence qui parle, le grand silence d´Octavio.

La fuite d´Octavio vers le silence et l´isolement,  sa fuite sur « les sourdes forêts de Saint Esteban »  qui sert à reconnaître en lui-même l´histoire  de tout un pays, l ´histoire de Venezuela… la rencontre de ses origines….

Un beau roman où l’on profite des contrastes entre la nature sauvage,  la misère urbaine et la vie dans les bidonvilles. Un voyage sur les épaules d’un cambrioleur devenu saint.

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« J’y étais… »

13-XI-2015 Paris, brûle-t-il? Le monde entier, la raison brûle aussi à Paris

13-XI-2015
Paris, brûle-t-il?
Le monde entier, la raison brûle aussi à Paris

De la joie à la tristesse en moins de 24h.

On s’apprêtait à verser quelques mots dans une autre page du blog pour rendre compte de notre présence à la séance de David Foenkinos à l’Institut Français de Madrid, jeudi 12 novembre, lorsque nous nous sommes retrouvés avec la nouvelle qui a malheureusement éclipsé «notre joie» de dire combien nous avons aimé d’être là…

Encore une fois, encore une autre fois la vie de beaucoup de Français a été «volée» ce vendredi dernier, 13 novembre… (le treize du onze novembre) les chiffres seraient-elles une prémonition à remarquer comme dans une page de «Charlotte», la protagoniste initiale de cette chronique,  où elle calcule sa prédestination vers sa «mort»… ?

Nous voulons pour nous soulager un peu et pour faire un petit hommage aux victimes de ces attentats contre l’Humanité entière, partager cette réflexion de notre admiré Andrés Aberasturi, journaliste et écrivain qui chaque week-end nous régale sa « Poésie de la vie » chez le programme de RNE (Radio Nationale d’Espagne) « No es un día cualquiera » (« Ce n’est pas un jour quelconque ») :

Malgré tout, mon fils, ce monde est beau et les gens sont honnêtes. Je sais qu’il ne va pas être facile de te convaincre. Tout ce que tu vois chaque jour sur les journaux c’est encore pire que le plus affreux des  films de terreur.

Mais pense à tout ce qui n’y est pas; pense à tout ce qui ne fait pas la une des journaux et qui comble vraiment la vie…

Penser que pour un seul terroriste il y a des centaines, des milliards d’hommes et de femmes pacifiques, qui essaient de vivre en demandant et en offrant la paix. Tout n’est pas affreux, tout n’est pas injuste… Tout n’est pas terrible, tout n’est pas injuste.

Mais si je t’avoue tout cela, si je t’assure que ce monde est beau et que les gens sont honnêtes ce n’est pas pour apaiser ta douleur ni pour enterrer la rage qui te ronge à l’intérieur.

Tu ne dois pas te contenter de tout ce qui nous entoure, ni hausser les épaules tandis que d’autres prennent la tâche d’améliorer le monde. C’est une tache qui nous concerne à tous. Ce serait une tache qui devrait nous concerner à tous.  Et pas seulement quand le sang teint en rouge les wagons d’un train de banlieue, la rédaction d’un magazine ou une salle de fêtes.

Tu ne dois pas croire non plus que seulement les fanatiques sont les coupables. Bien sûr qu’ils le sont. Mais il y a des complices qui trafiquent avec leur foi moquée, avec leur pauvreté, qui leur vendent des armes, qui leur promettent des paradis qui n’existent pas.

 Ceux qui, de leurs bureaux étincelants  dessinent des frontières entre peuples spoliés

Ceux qui pour maintenir l’équilibre des marchés ne doutent pas de soutenir des gouvernements qui exhibent impudiques leur richesse mal distribuée. Pendant que nous tous, nous regardons d’un autre côté.

Et malgré tout, il faut se convaincre que ce monde est le plus beau et que la plupart des hommes et des femmes et de ces êtres qui l’habitent, ne veulent que leur bout de pain de chaque jour et la paix bénie que d’autres ne connaissent même pas.

Tu dois me croire, mon fils, car, si ce n’était pas comme ça, tu ne souffrirais pas d’injustice et te contenterais de ton confort et tu abandonnerais la rage que tu ressens maintenant.

 Et si c’était le cas, tu donnerais la raison aux tueurs.

Et puisqu’ils ont tort, prends en charge ta rage, rejoins ces hommes et ces femmes qui ne veulent pas de la vengeance mais qui clament la justice. »

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Peindre pour survivre

Deux visages qui se regardent, qui se cherchent à travers le temps... Pour David Foenkinos c'est la résolution d'un défi obsessif; pour Charlotte Salomon, la récupération de l'oubli pour les nouvelles générations.

Deux visages qui se regardent, qui se cherchent à travers le temps… Pour David Foenkinos c’est la résolution d’un défi obsessif; pour Charlotte Salomon, la récupération de l’oubli pour les nouvelles générations.

David Foenkinos nous séduit dans cette occasion avec un délicieux roman sur la vie de Charlotte Salomon, qu’il décrit d´un point de vue poétique.

Paqui nous résume en quelques mots le noyau de ce récit:

Charlotte est une fille très douée, une jeune artiste juive assassinée à l´âge de 26 ans dans le camp de concentration d’Auschwitz;  elle doit surmonter une enfance terrible, avec un secret sombre et une famille maudite par les suicides d´une grande partie de ses membres.

Touchée par la violence et l´injustice nazi, Charlotte maintient une lutte entre le sens de l´existence et celui de la survivance.  Ce sera la peinture qui va donner du sens à sa vie.

Plaque en mémoire de Charlotte Salomon:

Plaque en mémoire de Charlotte Salomon:
« Dans cette maison Charlotte Salomon a vécu depuis sa naissance le 16 Avril 1917 jusqu’à sa fuite d’Allemagne en Janvier 1939. En 1943, elle a été déportée à Auschwitz . On n’oublie pas. LJR Berlin. »

Elle modèle sa vie en dessinant son monumental chef-d´œuvre « Leben? Oder Theater? » (« Vie ou théâtre? »)  plus de 1600 aquarelles et gouaches, accompagnées de textes et de la musique, un mélange de poésie, d´art, de peinture et de délicatesse qui ont fait partie de sa vie. Un ami à elle, le Docteur Moridis,  fera parvenir les toiles à Ottilie Moore qui les remettra ensuite aux parents de Charlotte. L’oeuvre se trouve à présent au Musée juif d’Amsterdam.

Charlotte est comme un petit oiseau, un très beau parfum, un souffle d´air frais au milieu de la barbarie  et de l’atrocité. Elle devra affronter le nazisme et l´holocauste juif  en même temps que, tourmentée par la Mort, elle combattra et vaincra cet élan familial qui la consacre au suicide.

Encouragée par Alfred, son amour, elle hurle sa douleur et son désespoir à travers ses peintures, reflet de sa vie.

C´est un livre profondément triste et poétique dont l´auteur devient lui même protagoniste avec Charlotte. On ne peut pas lire ce livre comme si rien n’y se passait, car l´histoire, malheureusement est présente dans nos jours. L´histoire se répète. L´homme s´écrase contre le même mur très souvent. Il est condamné à répéter ses erreurs. Au lieu d´apprendre, il commet à nouveau les plus grandes atrocités. Malheureusement, l´homme continue à être un loup pour l´homme.

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