• Bienvenus à l’Atelier de Littérature d’Expression Française

    Bienvenues à l'Atelier de Littérature française
    Si vous, internaute, d’où que vous veniez, vous êtes arrivé sur ce blog emporté par l'espoir de trouver un lieu où partager votre intérêt pour la littérature en langue française, vous êtes les bienvenus. Veuillez bien participer avec vos inquiétudes et vos idées en répondant aux posts affichés. Merci de votre visite et de vos opinions..

    Les membres de l'atelier de littérature.

    Tous à vos tâches
  • Pour nous trouver...

    Vendredi de 17h-19h (Consultez le calendrier sur la marge droite)
  • J’aime lire

  • Lisez le Bulletin de l’Atelier

    Lisez le Bulletin de l'Atelier
  • Version iPad-iPhone

    Version iPad-iPhone

    Cliquez sur l'image, téléchargez Flipboard et regardez le magazine de l'Atelier sur ton iPhone, ipad

  • Contributions

    Contributions
  • Chercher para catégories

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

    Rejoignez 339 autres abonnés

  • Follow Atelier de littérature d'expression française on WordPress.com
  • Vidéothèque

  • RSS Vidéothèque sur l’Islam (en espagnol)

  • Phonothèque

    Phonothèque
  • RSS Audiolivres

  • Fiches de lecture
  • Échos littéraires

    Échos littéraires
  • Ecos literarios

  • La bibliothèque de l'Atelier

    La bibliothèque de l'Atelier

  • Mon livre préféré

    Mon livre préféré
  • Articles les plus consultés

  • Archives

  • Commentaires récents

    2016-2017: Une année… sur Noël multicouleur
    2016-2017: Une année… sur Chagrin en temps de jeune…
    Témoignage sur l… sur Rentrée
    Re-vivre la vie | At… sur Peindre pour survivre
    Leticia Hernández Ló… sur Le crépuscule des coeurs
  • Nous avons eu...

    • 128,708 visiteurs
  • Visiteur
  • Administration

Une danse pour se débarrasser des chaînes

IMG_20171117_184618

Carmelo, au centre de la photo, fait une intéressante et littéraire réflexion à partir de la lecture du livre d’Olivier Bourdeaut

Réflexion provoquée  par la lecture de « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut

Un garçon nous raconte qu’un jour indéterminé, dans un endroit dont l’existence est douteuse, l’amour a croisé la folie.

Elle s’impose ; commence la cour, avec une danse séductrice et s’empare de lui. La folie, très présomptueuse, se sent plus forte que lui, se vante de son talent. Elle montre son pouvoir en envahissant les espaces des esprits de l’amour et de l’amitié ; car la folie est charmante et possède de nombreux visages : C’est Marguerite[i], la conseillère, Renée[ii], la blagueuse, ou Josephine, la plus digne ; Il y a aussi Marylou, la grimacière simiesque ; Georgette[iii], la plus romantique ; Henriette[iv], l’excursionniste ; Pauline, la gaspilleuse ; Hortense, qui fait usage d’une sacrée ironie malicieuse, et aussi, Nécessité[v], la fugitive altruiste, et finalement, Louise[vi], la fluctuante.

La Folie, était-elle tellement polyvalente qu’elle plongeait tous dans un sommeil hypnotique .. L’Amour devient alors son meilleur allié.

Tant l’Amour que la Folie, tous le deux se voient toujours accompagnés par son garde-corps personnel, qui est bien représenté avec une fierté incontestable et scandaleusement artistique, aussi bien joué par l’Ordure[vii] que par Mademoiselle Superfétatoire[viii], la grue qui non en vain, était venue depuis la ancienne Numidie punique pour se balader élégamment dans les rues françaises, en accompagnant Mme. La Folie.

Pourquoi La Folie a –t-elle tant de visages, pourquoi est-elle si polyvalente ? -Parce qu’il ne faut pas l’isoler, afin d’éviter sa condamnation. Il serait une erreur de penser que c’est un problème qui affecte peu de gens. D’où le dédoublement du personnage, comme symbole de la multiplicité.

George se laisse simplement entrainer par sa femme, et tout de suite tombe amoureux d’elle, un amour tendre, compréhensif, tolérant. Pas de disputes[ix], pas de questions de principes. Par contre, beaucoup de blagues, un tas de rires se succèdent entre eux. Et c’est à travers Bojangles que Monsieur l’Amour et Mme La folie échangent leurs rôles, leurs états d’âme et leurs caractères. Ils réussissent une fusion qui nous oblige à nous poser la question: Où tracer la limite entre la démence et l’équilibre de la raison?

Et quoi dire du caractère des cocktails ? Ils se sont avérés être des représentations théâtrales d’un charme incontestable, au point de susciter l’envie du lecteur, même si l’atmosphère était tout à fait imprégnée de folie. Cette ambiance nettement séductrice, parvient à enrayer les critiques puritaines les plus impitoyables.

Le garçon, le fils de la famille, situé donc au milieu de toutes les deux puissances de cette taille, se trouve-t-il absorbé, stupéfaite, parfois paralysé, mais toujours se sentait lui-même témoin de la valeur humaine des personnes déménagées.  C’est lui qui, se rendant compte de l’importance de son récit, prend parti et décide que se parents méritent bien, tous les deux, d’être visualisés. Par la suite, c’est le temps de montrer le meilleur coté de la folie ; d’où l’ingéniosité de l’auteur consistant à planifier un acte extravagant sur un ton humoristique, d’accorder la légitimité à un fait compris d’avance comme grave, par la loi. Il s’agit de l’opération Liberty Bojangles (v. note V) Cette mise en scène du faux enlèvement de la mère, est la métaphore de la «sortie du placard » des personnes déménagées pour gagner leur dignité.

Cependant, cette transgression choque les bien-pensants de « bonnes mœurs », mais le ton comique employé par l’auteur atténue le scandale et au bout du compte, le fait ne dépasse pas la catégorie de méfait.

En outre, le fils a cru toujours en la bonne foi de ses parents. Il les aime vraiment ; même si lui -la personne la plus saine aux yeux du monde, dans cette histoire-, lui a fait sortir de l’école[x] pour rester chez-lui. Ce genre de mélange d’Amour et de Folie s’est permis la liberté d’emprisonner la santé mentale. Quel paradoxe ! Néanmoins les apparences peuvent être trompeuses et ce fait gagne en normalité si on tient compte que le fils était la cible des moqueries des camarades de classe, qui étaient au courant de la singularité de sa famille. Identifié le problème par la Folie, pleine de réalisme cette fois-là, elle n’a pas hésité pas à prendre les choses en main pour protéger son fils : il s’agit d’un simple détail de santé mentale, de la part de la Folie.

Et finalement, la tragédie arrive. Il fallait bien payer pour toutes les déraisons. La Folie, épuisée de se battre sans cesse contre soi-même, opte pour libérer sa famille[xi]. Et l’Amour, qui ose être à la hauteur, l’accompagne[xii]. Ce dénouement, bien sur, va nous faire réfléchir.

***

On apprécie bien dans ce livre l’influence reçue de Boris Vian, surtout en ce qui concerne le mélange de l’absurde et de la fantaisie. Quant au contenu, à mon avis, attire particulièrement notre attention le respect que l’auteur manifeste envers ses personnages, qu’il traite avec tendresse, à travers un langage élégante, précis et richement nuancé, lorsqu’il les décrit sur les plans physique et psychologique*.

Carmelo

Lire la suite

Publicités

En attendant… la littérature

sil3

« En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut: une historie sur la folie ou sur l’amour?

Une belle chanson a occupé ces jours de lecture avant de notre séance dédiée au livre « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut et même notre salle de réunion depuis le premier moment. C’était celle que Nina Simone a chanté mieux que personne, Mr, Bojangles.

 

L’auteur nous a proposé de traverser une ligne inestable vers le monde de l’insanité, de la magie… et de l’amour.

Car le débat principal était celui de décider si le sujet du livre était la folie ou s’il était une histoire d’amour, jusqu’à la folie.

Lire la suite

XII + 1

2017-11-19_2153Une nouvelle édition de l’Atelier !!  C’est parti !!!

Pour certains d’entre nous il s’agira de rattraper le temps d’un été pas trop fructueux … et pour tous c’est la joie de reprendre notre vie littéraire, nos échanges et débats autour d’un livre, d’une histoire, d’une fiction, d’une promesse d’une vie meilleure pour nos souffrances personnelles.

Je crois que ces séances nous « métamorphosent » et nous font penser que la « vie en littérature » vaut la peine d’être vécue…
Nous accumulons tellement de souvenirs, de bons moments passés, de sentiments partagés…. Ça fait un peu le vertige: celui qui aide à surmonter les moments d’effondrement…

Nous avons consacré notre séance à faire nos choix et c’est souvent l’embarras du choix…

L’année dernière a été si riche en lectures…

Lire la suite

2016-2017: Une année lectrice

portadaCette photo prise en novembre 2016 …

b6omsi3wkhwcszuc… nous sépare de cette autre prise à la fin mai 2017

Toutes les deux prises à la bibliothèque de l’IES Alpajés qui accueille L’ATELIER de littérature de langue française composé d’anciens et de nouveaux étudiants de la EOI d’ Aranjuez.

Une année de plus nous avons parcouru une belle histoire ; la destination de notre voyage littéraire n’est pas important, ce qui est vraiment important c’est le trajet, et c’est ce beau trajet que nous allons afficher dans cette nouvelle page de notre Atelier qui finit cette année scolaire demain, le 28 juin 2017, et nous tous, nous pensons déjà à la prochaine rentrée.

Voici un petit extrait d’une livre que nous avons lu, il y a un temps déjà, de Daniel Pennac , « Chagrin d’école » :

 

« Le savoir est d’abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui les transmet. Certes, il nous vient des livres, mais les livres sortent de nous. Ça fait du bruit, une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire. »

Nous imaginons pour un instant ce beau parcours que nous voudrions partager avec tous ceux qui veulent bien visiter cette autre manière de communication moderne, un blog, le nôtre , écrit par nous, pour nous et pour l’humanité littéraire.

Nous nous imaginons dans une rue d’une grande ville, on s’y promène en regardant les étalages des bouquinistes et nous trouvons les titres suivants , ces titres appartenant aux livres suivants nous ont tous interpelés

Voici des œuvres des auteurs connus et inconnus, nous y avons trouvé des surprises bien cachées .

Que serions-nous sans les histoires, les fables…..

Lire la suite

Murmures littéraires

captura-de-pantalla-2016-12-17-a-las-15-50-41

Christiane Taubira lance un défi au monde pour trouver des solutions humaines et humanisées au problème de la violence terroriste.  (Source de l’image RTS Info)

Qu’est-ce qui nous a amenés à lire le livre « Murmures à la jeunesse » de Christiane Taubira, un livre que l’on pourrait définir comme « hors sujet  » par rapport aux lectures strictement littéraires abordées d’habitude par l’ALF (Atelier de Littérature Française) ?

Un caprice du hasard a voulu que ce livre atterrisse dans les mains de Paqui qui a tout de suite tombée amoureuse de cette lecture.

Christiane Taubira, ancienne Garde des Sceaux du gouvernement français, a décidé d’écrire une espèce de testament littéraire, une dernière intervention politique après sa démission due aux différences avec la ligne politique établie dont la goutte qui a fait déborder le vase a été la décision du gouvernement du 1er Ministre, Monsieur Valls de proposer la déchéance de nationalité pour ceux qui seront accusés de terrorisme.

C’est un livre difficile, qui nous situe dans la cruelle actualité et qui danse entre le manifeste politique et l’oeuvre littéraire, entre l’article journalistique d’opinion et un essai philosophique… Ou c’est  plutôt un mélange de tout cela.

On a assisté à cette séance, un peu intrigués,  expectants, à la découverte de ce que a découvert pendant sa lecture.

Ce qui nous a poussé a faire une seconde lecture a été d’abord l’écoute de cette vidéo où la jeune Taïna Méri, élève de 6ème 11 au collège Edmond Bambuck de Belle-Plaine Gosier, à l’île de Guadeloupe (Basse Terre) a exposé dans son compte-rendu de lecture de l’ouvrage de Christiane Taubira.

En plus, nous avons été attirés par la personnalité de cette auteure de 64 ans, née à Cayenne (Guyane) qui montre une qualité rare chez un politicien : la sincérité, l’habilité de dire ce qu’il faut, au moment où il faut.

Ce franc-parler nous place face à une femme qui défend la liberté, la démocratie  et les principes idéologiques fondateurs de cette France « idéalisée » -qui n’existe peut-être plus- même quand « il ne faut pas en parler »…

Lire la suite

Les gens heureux

Liber & Co, Librairie Café littéraire, à trouver dans un endroit écarté du monde: Belle -Île en Mer, un des îles bretonnes du Ponant située près de la côte occidentale de la France, à 14 km au sud de Quiberon...

Liber & Co, Librairie Café littéraire, à trouver dans un endroit écarté du monde: Belle -Île en Mer, un des îles bretonnes du Ponant située près de la côte occidentale de la France, à 14 km au sud de Quiberon…

Par un après-midi d’hiver prématuré, nous avons parlé d’un livre qui nous a fait commencer par prendre la décision de si nous étions face à un livre « à l’eau de rose » ou plutôt il s’agissait d’un roman au sujet profond.

Une histoire qui nous a attiré par son titre, mystérieux, atypique qui ne laisse pas deviner ce qui peut se cacher derrière.

Pourquoi ce nom pour nommer un café? Un café-littéraire que, d’autre part, nous avons très aimé et qui nous a fait revenir sur le parcours des bouquinistes qui s’allongent sur la Seine.  Un café qui aurait mérité plus de présence et que nous aurions aimé le retrouver plus fréquemment dans la lecture de cette histoire tragique-vitale.

Les Gens étaient prêts. Moi un peu moins. J’avais peu dormi, j’étais anxieuse et excitée à la fois. J’inspectai une dernière fois les lieux. Tout était nickel ; les livres rangés et mis en valeur, la nouvelle vaisselle à sa place, la pompe à pression fonctionnait à merveille, le percolateur livrait un café digne de ce nom, le bar brillait. Ça y était, l’ardoise était tournée. J’ouvris la porte pour entendre la clochette, comme avant, lorsque ça faisait si plaisir à Clara. Derrière mes paupières closes, son sourire m’apparut. Le premier client entra. La journée avait démarré. (Extrait du livre)

Lire la suite

Re-vivre la vie

captura-de-pantalla-2016-11-20-a-las-11-04-36

« Charlas con Inmortales« : Romain Puértolas avec  Napoléon, le 17 novembre 2016 (Institut Français de Madrid)

Une année après l’intervention dans ce même endroit de son ami écrivain : David Foenkinos ,  pour « bavarder » avec Charlotte Salomon, sans trop y penser et spontanément nous nous sommes mis à parler avec Romain Puértolas à la fin des signatures de son livre (écrit avec accent sur le «e» mettant en relief ses origines espagnoles du côté de son grand-père.)  Il ne nous a pas du tout déçus, tout au contraire, on est décidés à lire «Re-vive l’Empereur», maintenant que nous avons bien lu son histoircaptura-de-pantalla-2016-11-20-a-las-11-11-46e du fakir voyageant dans une armoire IKEA.

Tout est possible chez cet auteur. Un gentlemen habillé en jeans et tennis de converse, d’un regard attirant et très souriant qui prenait le micro comme s’il était dans un programme de télé. De grande taille athlétique, on dirait un acteur qui vient parler de son dernier film.

captura-de-pantalla-2016-11-20-a-las-11-13-54Helena Cosano, écrivaine, diplomate et traductrice littéraire l’a très bien interviewé, à la manière d’une présentatrice vedette… Leurs regards se croisaient instantanément…et toute l’audience s’est bénéficiée de cette connexion produisant un dialogue fluide, presque familial.

Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :