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Symétrie meurtrière

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« Meursault, contre-enquête », le roman lauréat de Kamel Daoud, interroge la célèbre oeuvre d’Albert Camus mettant en relief les contradictions et faiblisses morales de nos civilisations et de la nature humaine.

Ce dernier vendredi de lectures pour l’ATELIER s’est passé avec « Meursault, contre-enquête », l’ALTER EGO DE CAMUS .

Nous avons bien profité de deux lectures : de « L’étranger », et du livre de cet auteur algérien : Kamel Daoud qui nous a encore rappelé les sujets clés et insurmontables de son pays, l’Algérie, ce pays oublié d’Occident ; de la colonisation et des colonisateurs, de «ses souffrances» mises dans la voix du protagoniste de cette contre-enquête qui a remis en question l’absurdité d’un personnage parfaitement conçu par le grand Camus , de l’existence d’un «mort» qui n’a jamais été enterré… de cette révolte suggérée par Camus –même dans son «étranger», vide et toujours vivant… de ce mort sans «prénom» et qu’il faudrait revendiquer car comme Kamel écrit sur son livre :

« On ne tue pas un homme facilement quand il a un prénom » (chapitre III) ; « c’est important de donner un nom à un mort, autant qu’un nouveau-né. (chapitre II).

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Rentrée

À gauche, les débuts de l'Atelier à l’école d’Aranjuez (juin 2005) . À droite, chez un rencontre littéraire à l’école de Villaverde (mai 2015)

À gauche, les débuts de l’Atelier à l’école d’Aranjuez (juin 2005) . À droite, chez un rencontre littéraire à l’école de Villaverde (mai 2015)

Deux photos séparent ces 11 ans… regardez-les et regardons-nous.

Notre histoire continue et se veut utopique, enthousiaste, passionnante…

De nouvelles lectures nous attendent et de nouveaux membres nous rejoindront dans cette nouvelle année scolaire.

Avant de pouvoir poursuivre notre nouveau chemin, regardons un petit peu en arrière… un regard mélancolique et triste à l’horizon. À la fin juillet notre chère amie et membre de l’atelier depuis le premier jour de son histoire nous a quitté : ROSA, notre doyenne, notre mémoire historique, elle nous a accompagné vendredi après vendredi dans notre salle de classe, avec sa présence cultivée, sa vaste culture, sa façon à elle de voir la réalité littéraire. Ces petits mots et cette photo introduiront l’hommage que nous allons tous lui rendre

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Chère Rosa, rappelle-toi de nous, tes amis de l’Atelier

Chère Rosa, rappelle-toi de nous, tes amis de l’Atelier 

Dans l’attente de notre première réunion le 25 septembre prochain et de nos échanges des lectures faites, et voyages parcourus, je vous fais part à tous très brièvement de mon passage par l’Amef.

Sa XIIème Université d’été célébrée à El Jadida (Maroc) m’a comblé de joie, le sujet m’interpelait et m’imposait à y participer : « La lecture en question ». Ce vaste sujet a été intéressant non seulement du point de vue scientifique mais aussi humain. J’ai participé aussi à un atelier animé par une professeur exceptionnelle : Touriya Fili-Tullon de l’Université Lyon 2 , le titre de son atelier :« L’écriture ou le goût de lire » ; elle nous a tous captivés par sa manière de transmettre ses connaissances et surtout par son regard profond de la littérature avec un «L» majuscule… voici la photo du groupe prise le 25 juillet dans une salle de classe du CEPG de El Jadida (Centre des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) . Tous mes souvenirs pour le groupe avec qui j’ai partagé les travaux de ce autre grand sujet : « Lire Edmond Amran El Maleh au lycée et à l’université ».

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Photo souvenir de la dernière séance . Touriya, en premier plan entre la prof habillée en robe (sans voile) et le prof aux lunettes.

Tmille-ans-et-un-jourouriya nous a présenté cet écrivain juif marocain à qui elle a consacré une grande partie de ses études de thèse. Le texte « incipit » a été extrait du livre : «Mille ans un jour» (1986) (La Pensée sauvage, p. 9-10) . On dirait que ce texte a été écrit le mois dernier par sa thématique rageusement actuelle. Le texte étudié en classe correspondait à la première page du livre :

« la guerre du Liban ! Jours de juin, jours d’été sous un ciel parisien, chaud, déchiré par la violence des orages. La guerre du Liban ! A-t-elle vraiment eu lieu !

Latifa lit le résumé de notre travail dans l’atelier le jour de la clôture de l’Université.

Latifa lit le résumé de notre travail dans l’atelier le jour de la clôture de l’Université.

Un spécial souvenir pour Latifa, jeune professeur, avec qui j’ai échangé pas mal des discussions littéraires, elle veut devenir membre de l’atelier à distance..

Je souffre encore de la nostalgie de ces jours passés entre eux, ces profs marocains qui ont les mêmes préoccupations que tous les profs du monde, à parler de littérature, à partager les repas, les sorties en ville, le travail en groupe.. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il n’ y a pas de «crise de lecture».

Un humble outil qui enferme tant d'illusions et de mondes

Un humble outil qui enferme tant d’illusions et de mondes

J’ai osé même leur faire cadeau d’un crayon, à ce groupe de l’atelier marocain, et au bureau de l’Amef… désormais ils nous connaissent, ils visiteront notre blog, ils pourront savoir que nous existons… que nous parlons la même langue littéraire, que nos lectures vont nous rapprocher et nous faire nous revoir… un jour non lointain.

El Jadida est une ville côtière, située à 100 kms de Casablanca, on y peut accèder par train, je garderai dans ma mémoire un moment très littéraire vécu à la gare d’Oasis, où je suis arrivée après l’aéroport de Casablanca. Il restera dans ma mémoire l’heure et demie d’attente passée, assise sur un banc, tout près du quai, le temps brumeux et ensoleillé, je voyais les trains passer, j’écoutais les haut-parleur qui récitaient le noms de gare par où passaient les différents trains. Je suis monté dans le bon train, et là j’ai rencontré deux profs, ma place, non réservée m’a emmené à faire la connaissance d’Amouna et Saleha , elles venaient de Kenitra et d’Oujda (la région de l’Orientale, tout près de Melilla) ; avec elles j’ai découvert l’enseignement marocaine du français langue étrangère…

De droite à gauche : Phillipe Broc éditeur du livre « 100% Auteurs ; Khadija El Bourkadi, membre du bureau national de l’Amef ; Abdellah Baïda, auteur du « Dernier Salto » ; Driss Louiz, membre du bureau national et Abdellatif Bhiri. Les voci en train de parler de leurs trajectoires comme écrivains ; sous la jaima instalée pour accueillir aussi les pauses-café…

De droite à gauche : Phillipe Broc éditeur du livre « 100% Auteurs ; Khadija El Bourkadi, membre du bureau national de l’Amef ; Abdellah Baïda, auteur du « Dernier Salto » ; Driss Louiz, membre du bureau national et Abdellatif Bhiri. Les voci en train de parler de leurs trajectoires comme écrivains ; sous la jaima instalée pour accueillir aussi les pauses-café…

Et pour finir, dans cette université d’été il ne pouvait pas manquer une rencontre littéraire

Que cette introduction puisse faire la première page de cette année très, très littéraire.

Voici la guide pour notre première séance:

Interdit d’oublier, obligation de rêver

Les lectures de l'été constituent aussi une partie  de notre Atelier et elles font la connexion à travers ce temps de repos et des livres qui sont les vacances.

Les lectures de l’été constituent aussi une partie de notre Atelier et elles font la connexion à travers ce temps de repos et des livres qui sont les vacances.

Après un été réparateur l’Atelier est une autre fois convoqué pour démarrer cette étape. Les salutations faites et les dernières nouvelles personnelles données on commence à repasser ces lectures qui ont remplis ce temps des vacances où le rythme s’altère, où nous trouvons un peu plus de temps pour lire que d’habitude et nous pouvons explorer d’autres espaces littéraires, sans la pression habituelle imposée par le calendrier et l’horaire de routine.

Voilà les propositions que chacun de nous a fait et que feront, sans doute, le point de départ pour remplir l’étagère des livres que nous allons lire ce cours scolaire.

  • On nous propose « Le message », du libanais André Chedid, une histoire d’amour au milieu de la guerre, très bien écrit et plein de poésie.
  • Le recommendable « Cousine K » (prix de la Société des Gens de Lettres) de Yasmine Khadra, le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, un livre facile à lire qui cache une histoire profonde mais triste, qui décrive l’amour obsédé du protagoniste, un jeune Algérien, par sa cousine qui donnera lieu peu à peu la tragédie. « Un récit terrifiant de noirceur et de malignité servi par une écriture lumineuse. » Alexandra Lemasson ( Le Magazine Littéraire)
  • « Trois jours et le néant », de Youssef Wahboun, nous montre, au milieu de la corruption de l’administration, l’histoire d’un personnage gris, échoué, mediocre… Un livre « connu », existentialiste, pas très carré qui dessine une vie vide, sans but.

  • En « Chocolat chaud« , de Rachide O. , nous trouverons un livre très bien écrit avec un personnage obsédé par la mort, homosexuel qui tombera amoureux d’un étudiant Français en vacances. Sans presque dialogue, c’est un livre dont on aimera la vision intérieur de l’homosexualité, les sentiments y cachés et la simplicité du style.
  • Tahar Ben Jelloun s’adresse dans sa « Lettre à Delacroix » à « ce grand peintre qui a voyagé au Maroc en 1832 ; il a pris des esquisses et n’a peint qu’à son retour en France. Je m’adresse à lui en lui racontant le pays, ce qu’il n’a pas vu et ce que ce pays est devenu. » On a dit que c’est un livre pour nous accompagner lors d’une visite à une Musée pour contempler les peintures de cet artiste. L’auteur donne son avis sur le Maroc tombant dans le panégyrique, parfois auto-propagandiste, presque rêveur et plein des descriptions qui montre les habitudes des arabes et cherche à mettre en relief une culture déformée para la méconnaissance et le tourisme mais que garde aussi son essence dans le folklore.
  • Carolina nous presente « Au secours pardon« , de  Frédéric Beigbeder, un auteur jeune, nominé pour le Prix Goncourt et auteur du « best-seller » « L’amour dure trois ans ». Un roman drôle, humoristique, qui donne envie de lire pendant que l’on assiste à une satyre et à une critique intelligente du capitalisme et du libéralisme. Le protagoniste, chercheur de visages pour une entreprise de cosmétique, nous donne une vision légère de la publicité. Sa lecture puisse résulter un peu difficile à cause des références culturelles qui nous échappent.
  • « Le jeu de l’oubli » de Mohammed Berrada, est analysé par Irene, traductrice, en tant qu’un exercice de traduction très imparfait qui montre des situations et des phrases peut-être mal transposées de l’arabe. C’est un livre fragmenté, publié en 1987, qui entremêle des mémoires qui se rencontrent d’une façon parfois chaotique pour faire  » le portrait d’une société en mutation mais qui reste, comme Hadi, l’enfant, attachée à ses origines, ses racines et ses illusions. » Tahar ben Jelloun (Le Monde)

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Du Temps de Cérises au Temps de la Rentrée

groupe« Vers une nouvelle étape de l’Atelier de Littérature d’Expression Française. Septembre 2014 »

Notre « temps de cerises » se passa sous la pesanteur d’un départ fort chagriné. Et ce temps a été le grand porteur de promesses, et l’été a presque tout effacé sauf notre engament et nos désirs de rencontres littéraires. Nous sommes prêts à célébrer en février 2015 les dix ans de vie de l’Atelier . Maintenant nous venons tous d’ailleurs, notre lieu de rencontre sera toujours notre école d’Aranjuez et l’endroit, l’un des meilleurs : la bibliothèque… de cette école petit à petit construite…

NOUVELLE COUVERTURE  A PARTIR DU PRIXBeaucoup de petits et de grands événements se sont succédé depuis ce temps de cerises, depuis cette rencontre avec l’auteur du Dernier Salto qui fermait notre page du blog en mai 2014 . Il nous a annoncé récemment que son livre a gaggné pour le Prix Grand Atlas 2014.

Et encore un tout dernier article sur ce roman : La littérature de langue française fait désormais partie de nos composantes culturelles.

Notre cher écrivain Fouad Laroui a passé la première sélection pour le Prix Goncourt 2014.

Un jour de ce long, long été 2014 l’Atelier eut le courage de présenter sa candidature à un concours francophone : Mondoblog. On dirait que les fourmis de l’Atelier avaient travaillé toutes seules… La réponse a été négative mais nous y sommes, on nous connaît…

Nous avons sans doute fait de belles lectures, à commenter pendant notre première séance émotionnelle : vendredi 26 septembre 2014

Nous nous sommes délectés dans la lecture de petits écrits comme par exemple celui de Carlos Cortés : « L’hospitalité d’une langue étrangère »

Nous avons visionné avec un vrai plaisir enfantin et un regard nouveau le reportage de Leonor Merino, une de nos nouvelles amies de l’atelier : Proverbios árabes.

Un autre article sur cette ville “Tánger, Burroughs y la ‘beat generation’. Juan Goytisolo (El País 5 de Julio de 2014) qui nous rappelle toujours que le monde littéraire y est.

Dix ans passeront bientôt et depuis le premier jour, l’Atelier n’a arrêté de grandir, nos souvenirs sont grands, notre trajectoire enrichissante, nos milliers d’espoirs sont mis en marche.

Notre objectif est clair : 100,899 visiteurs pour notre blog, dans le moment d’écrire ces lignes… en sont une belle preuve de reconnaissance et de suites..

Voici des mots que vous avez écrits et qui méritent d’être affichés pour le plaisir de nous tous… et comme ça nous continueront à écrire les premières pages de la nouvelle étape de l’Atelier .

On va chercher de formules de suite pour l’atelier.(Carolina)

On pourra continuer à se voir dans les séances de l’atelier (Ana)

Je suis ravie de toutes les personnes que l’atelier m’a permis de connaître, et je crois que dans les derniers temps on était parvenu à avoir un groupe mûr et en bonne harmonie. Natalia)

Les photos sont bien éloquentes: elles montrent tout ce qui s’est passé pendant la dernière séance…  tout un mélange de sentiments (Carmelo)

 Et voici nos dernières photos…

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Cette belle aventure n’a pas du tout fini , ça recommence. Cette belle phrase en témoigne.. Longue vie à l’Atelier !!!!

victor-hugo

Il y a beaucoup de versions sur la chanson “le temps de cérises, écoutons celle d’ Yves Montand,

Quand nous chanterons le temps des cerises (Quand nous en serons au temps des cerises)

Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreille…
Cerises d’amour aux robes pareilles (vermeilles)
Tombant sous la feuille (mousse) en gouttes de sang…
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins (peines) d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais calmer (fermer) ma douleur…
J’aimerai toujours le temps des cerises

Et le souvenir que je garde au cœur !

La Magie de la Langue

Inma, notre prof animatrice de l’Atelier, présente l’auteur et invite les étudiants à débattre avec lui.

Inma, la directrice de l’Atelier, présente l’auteur en invitant les assistants à débattre avec lui

Le 29 Avril 2014 restera pour toujours dans la mémoire collective de l’Atelier de Littérature comme le jour où nous avons pu partager notre vision des lecteurs avec celle de l’auteur. L’événement s’est produit autour du livre « Le Dernier Salto » d’Abdellah Baïda. La dernière séance de cette saison littéraire a été célébrée avec ce cadeau de pouvoir aller au-delà des fils d’un livre pour saisir les intentions, les motivations, les doutes, les détails derrière les mots… de l’auteur.

 Abdellah Baïda n’allait pas être un « interlocuteur » facile pour cette occasion. Il a  voulu ne pas faire de cette séance un entretien mais un débat littéraire, devenir un autre « atelierien » et  connaitre les impressions des lecteurs car comme il dit, une fois l’oeuvre écrite elle n’appartient plus  à l’auteur mais aux lecteurs.

Il a voulu même redécouvrir sa propre oeuvre depuis les impressions communiquées par ces amis « invisibles » que l’écrivain n’arrive fréquemment à connaître.

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Attraper le furtif: Dernier Salto

La couverture du livre, oeuvre de l'artiste H. Miloudi, nous reçoit avec une image inquiétante. On ressent la figure se déplacer par la couverture tel est son dynamisme. Les tentacules et les griffes d'une bête sans forme définie nous font douter. Étions-nous face á un scène de destruction où, bien au contraire, l'ordre est surgi du chaos? Peut-être nous aurons l'opportunité de le demander à l'auteur lors de sa visite chez nous pour présenter son nouveau livre. Ou parfois laissons lieu à l'incognito plus attirante et provocateur que la certitude: les énigmes irrésolus persistent à toujours, les défis accomplis tombent tout de suite dans l'oubli.

La couverture du livre, oeuvre de l’artiste H. Miloudi, nous reçoit avec une image inquiétante. On ressent la figure se déplacer par la couverture tel est son dynamisme. Les tentacules et les griffes d’une bête sans forme définie nous font douter. Étions-nous face á une scène de destruction ou plutôt l’ordre est surgi du chaos? Nous aurons l’opportunité de le demander à l’auteur lors de sa visite chez nous pour présenter son nouveau livre. Laissons pour l’instant la place à l’inconnu, plus attirante et provocateur que la certitude: les énigmes irrésolus persistent pour toujours, les défis accomplis tombent tout de suite dans l’oubli.

L’Atelier de Littérature fait face dans cette occasion à un grand défi. Si c’est toujours une audace pour un lecteur de découvrir  les mystères et les messages  cachés derrière les pages d’un livre la tâche devient presque inaccessible si le livre contient le premier roman d’un auteur très proche et très cher de nous comme c’est le cas d’Abdellah Baïda.

Essayer de définir Abdellah Baïda comme professeur de littérature à l’université Mohamed V de Rabat (Maroc), docteur en littérature et culture maghrébines, francophones et comparées et réputé critique littéraire ne ferait que donner une simple patine descriptive à un esprit inquiet, un écrivain talentueux  et une personne engagée dans la diffusion de la littérature marocaine dans le monde occidentale.

Chez l’Atelier de Littérature, l’opinion toujours précise  d’Abdellah Baïda nous a servi souvent d’inspiration et de guide dans nos débats littéraires, surtout après la publication de son livre “Au fil des livres” où il fait une petite encyclopédie des écrivains marocains vus de sa vision de lecteur et de critique.

L’interdiction au Maroc de publier le livre de Mohammed Leftah, « Le dernier combat du captain Ni’mat » nous a montré un Abdellah Baïda compromis aussi avec la liberté d’expression.

Récemment il a a publié une série des critiques littéraire en support vidéo intitulées «Chroniques d’Abdel» et il vient de publier en janvier 2014 son livre «Dernier Salto», un récit qui mêle la structure des contes avec de la sociologie et de la philosophie projetées sur des événements de la vie quotidienne.

A. Baïda nous a visité en trois occasions pour nous faire part de ses expériences, de ses thèses littéraires et aussi pour nous présenter ses derniers livres. Il est devenu une présence indispensable chez nous.

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Un humaniste à contre-courant

"L'étrange affaire du pantalon de Dassoukine" de Fouad Laroui: un exercice de funambulisme entre l'humour et la philosophie

 « L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine » de Fouad Laroui: un exercice de funambulisme entre l’humour et la philosophie

Comme si notre « petit bateau littéraire » avait besoin d’un port pour y rester pendant la « galerne » de ces derniers jours de l’année, pleins de tâches à remplir, nous avons décidé de revenir à « notre » Fouad Laroui, qui nous avait laissé un très agréable gout lors de la lecture de « Une année chez les Français ». En cette occasion nous avions devant nous le tout brillant « Prix Goncourt de la nouvelle 2013 », décerné à son recueil de récits dont le premier récit  donne titre à cette nouvelle:  « L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine ». C’est  le troisième Goncourt décerné à un marocain après Tahar Ben Jelloun (La nuit sacrée, 1987) et Abdelattif Laâbi  (Goncourt de la Poésie, 2009). Laroui avec été sélectionné par l’Académie, en 2010, mais à la fin c’est Michel Houellebecq qui l’avait emporté.

Il faut avouer que la lecture nous a, du moins au début, choqués tous (sauf Carolina qui a expérimentée un coup de foudre pour cette œuvre). Étions-nous face à un livre « tarabiscoté », comme l’avait qualifié Francisco Javier? Est-ce que Laroui nous avait « trahis »? S’agissait-il d’un autre écrivain? 

C’est à partir de la lecture partagée, des réflexions chez le groupe et de la consultation des documents sur l’auteur et sur ce livre, en spécial l’excellent entretien paru sur le « Magazine Littéraire du Maroc » (nº6, Hiver 2010), signé par Abdessalam Cheddadi* que nous avons commencé à apprécier l’essence de cette œuvre singulière, parfois esquive et toujours surprenante et à nous réconcilier avec cet « humaniste à contre-courant » qui est Fouad Laroui.

*Professeur-chercheur à l’Institut Universitaire de la Recherche Scientifique, Université Mohammed V, Rabat, et Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor 2010 pour sa traduction de l’arabe vers le français de l’Autobiographie d’Ibn Khaldoun, publiée sous le titre « Le voyage d’occident et d’orient »


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