Marche mondiale pour la paix

La Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence a été lancée durant le Symposium du Centre Mondial d’Études Humanistes qui s’est déroulé dans l’un des Parcs d’Études et de Réflexion – Punta de Vacas, en Argentine, le 15 Novembre 2008.

Cette Marche vise à faire prendre conscience du danger de la situation mondiale que nous traversons, situation marquée par la probabilité élevée de conflit nucléaire, par l’armement croissant et par la violente occupation militaire de certains territoires.

Cette proposition de mobilisation sociale sans précédent, est impulsée par le Mouvement Humaniste à travers l’un de ses organismes Monde sans Guerres.

La marche passera par Madrid le 14ème et 15ème de novembre et  le 13ème par Ontigola, un petit village près d’Aranjuez.

L’École de Langues d’Aranjuez  va joindre l’initiative et le 11 novembre, à 18 heures, coïncidant avec la commémoration de la fin de la Première Guerre Mondiale  est en train de préparer un programme d’activités. Il s’agit de participer d’une manière individuelle ou collective et de contribuer à mettre en relief cette journée pacifiste. Parmi les activités possibles :

  • Parler de la biographie d’un Nobel de la Paix
  • Choisir des citations de personnalités importantes qui aient une référence à la Paix
  • Écrire un message pour dire « Qu’est-ce que c’est que la paix pour moi ? »
  • Écrire un poème pacifiste
  • Parler d’un pays en conflit, que vous connaissez bien et les présenter
  • Lectures de messages de paix dans d’autres langues (non étudiées à l’École) : roumain, arabe, chinois,…
  • Apporter de la musique faisant référence à la paix pour l’écouter à « el salón de actos »

Dans l’Atelier nous partageons les principes et motivations de cette marche et nous participerons dans la création d’un mur interactif avec toutes les apportations de ses membres.

Participe  et envoie-nous tes idées!

Conférence: “LE MAROC MODERNE À TRAVERS SA LITTÉRATURE DE LANGUE FRANÇAISE”.- Abdellah Baïda

Abdellan Baïda: Ambassadeur littéraire

Abdellan Baïda: Ambassadeur littéraire

  • Lieu:  Escuela Oficial de Idiomas de Aranjuez
  • Date: Mercredi 29 Avril 2009
  • Profil: ABDELLAH BAÏDA, professeur de français à l’Ecole Normale Supérieure de Rabat (Maroc). Agrégé de Lettres , docteur en littérature et culture maghrébines, francophones et comparées.

La littérature marocaine en langue française est encore une littérature jeune. On pourrait établir ses débuts, tant que littérature écrite, ver la fin de  l’étape du Protectorat (1912-1956) et pour cela, restreinte par le colonialisme.

Monsieur Baïda établit  quatre étapes dans cette histoire :

1950-1960 : « La littérature de représentation ». Caractérisée par des textes déscriptifs de la réalité marocaine, le conférencier choisit trois mots pour décrire ce moment : rétrograde, discrétion, tradition. Les deux écrivains qu’il souligne comme les plus représentatifs sont :

  • Ahmed Sefrioui : « La boîte à merveilles »
  • Driss Chraïbi : « Le passé simple », une vision critique de la réalité, un peu autobiographique (le personnage principal s’appelle Driss Ferdi, un mot qui a deux significations en arabe, un d’eux « pistolet » qu’Abdellah Baïda interprète comme un essai de « tuer la réalité » ; l’autre, « unique, seule, différent » comme pour se distancier de la réalité.
La littérature arabe, presque inconnue en Espagne

La littérature arabe, presque inconnue en Espagne

1960-1975 : « Littérature postcoloniale ». C’est le temps de Mohamed V. La littérature porte un projet de société :

  • Valoriser et défendre la culture marocaine
  • Lutter contre le neocolonialisme mais aussi contre le pouvoir sur place. En 1971 il y aura un coup d’État qui échouera et qui va pousser le pouvoir vers une situation plus sévère : ce seront les « années de plomb ».
  • Servir de porte-parole d’un peuple qui est majoritairement analphabète.
  • C’est une littérature écrite en français (une contradiction avec sa volonté revendicative)

Les plus importants exemples seront :

  • Abdellatif Laâbi
  • Abdelkebir Khatibi
  • Mohamed Khair-Eddine
  • Tahar Ben-Jelloun

Ce groupe partira en exile en France et quelqu’un d’entre eux, comme Jelloun, resteront définitivement là-bas.

1975-1990 : «L’expérience individuelle ». Chaque écrivain prend son propre chemin sans avoir besoin de se sentir porte-parole de personne. C’est la « guérilla linguistique » de Khair Eddine ou le retour vers la culture marocaine de « Moha le fou, Moha le sage » ou « La prière de l’absent » de Tahar Ben Jelloun. En même temps, revendication encore de la culture populaire : les halga = les conteurs de la Medina  : « L’enfant de sable » de Ben Jelloun

1990-Présent : « Le triomphe de l’expérimentation ». À cette époque les refoulés retournent. On écrit en première personne, on parle de soi. Ce sont des histoires de personnages. Il n’y a pas de vie intime.

La littérature francophone arabe, ça intéresse

La littérature francophone arabe, ça intéresse

On reconnaît d’autres tendances littéraires :

  • Les écrits de femmes (pas féministes) comme c’est le cas de Fatima Mernissi, de Souáad Bahéchar (« Ni fleurs ni couronnes », un roman qui montre l’évolution d’une petite fille Chouhayra, qui veut laisser s’exprimer son corps et après s’être engagée avec un petit enfant, doit quitter le village) ou de Siham Benchkroun (« Oser vivre »)
  • La littérature carcérale, une littérature témoignant les « années de plomb » bien représentés par la prison Tazmamarte, celle qu’Hassan II dénier d’exister à la frontière de l’Algérie. Trois exemples de ce groupe : Ahmed Marzouki (« Cellule nº 10 »), Tahar Ben Jelloun (« Cette aveuglante absence de lumière ») et Abdelmajid Serhane (« La chienne de Tazmamarte »)
  • La littérature gay (homosexuelle). Pas tout à fait installée ou bien développée, c’est une littérature qui sera publiée en France car l’homosexualité est considérée comme un crime et une honte au Maroc, bien qu’elle soit un peu plus tolérée de nos jours.  Exemples de cette tendance seront Rachid O. (« Une enfance éblouie », «Chocolat chaud ») et Abdellah Taïa : « Le rouge du tarbouche » et « La mélancolie arabe ».
  • Littérature de l’immigration, avec de très bons exemples :
    • Youssouf Amine Elalamy (« Les clandestins »)
    • Mohamed Hmoudare (« French Dream », une satire du Maroc et de la France)
    • Mohamed Nedali (« Morceau de choix. Les amours d’un apprenti boucher publié en Espagne sous le titre « Carne de primera »)
    • Mohamed Leftah qui parle avec de l’expérience personnelle de la société la plus déprimée. Il écrit beaucoup d’œuvres  -une dizaine d’elles en seulement deux ans : 2006-2008- mais il ne les publie pas. La dernière et posthume œuvre « Une chute infinie » est apparue à 2009. (Monsieur Baïda est un specialiste de la littérature de M. Leftah qu’il étude dans son livre “Mohamed Leftah ou le bonheur des mots)
  • Littérature en arabe, une langue qui essaie de s’éloigner de la dialectale. Les témoignages sont plus ou moins les mêmes que dans les autres catégories. Un bon exemple de ce groupe est Mohamed Choukri, avec son « Le pain nu », un auteur qui ne fut pas scolarisé qu’à l’âge de 18 ans.

Bien que la conférence était pleine d’informations, Monsieur Baïda les présenta avec une vision clairement pédagogique et facile à suivre. Après l’exposition s’ouvrit un tour de questions avec quelques conclusions qu’ils méritent d’être soulignés :

  • D’abord il faut créer des scénarios pour que la littérature d’origine arabe d’expression française puisse être connue par les européens.
  • C’est une situation préoccupante même en France bien que les auteurs francophones d’ailleurs commencent à être inclus dans les programmes de lectures chez les institutions éducatives françaises.
  • La situation des écrivains au Maroc a amélioré un peu mais c’est clair qu’il y a une ligne qu’il ne faut pas dépasser quant à la critique sur des sujets tabous comme l’homosexualité.

De mémoire de conférencier, on a rarement eu à l’école une personne aussi cultivée, érudite, savante et exceptionnelle.

Conférence: “LE DÉREGLEMENT DU MONDE”.- Amin Maalouf

Amin Maalouf

Amin MaaloufL

  • Lieu: CASA ARABE
  • Date: 28 SEPT 09
  • Directrice: Gema Muñoz
  • Journaliste: Javier Rioyo

Il ne connaissait pas encore “la Casa Arabe” et dit d’être enchanté de pouvoir être là et à Madrid. Il prononce quelques mots et on passe tout de suite à l’intervention du journaliste et de la directrice pour établir un débat sur son livre et ses réflexions. Voici quelques-unes.

  • « Nous vivons dans des sociétés complexes, diverses, »
  • « C’est à travers la culture que nous pouvons nous connaître les uns les autres «

D’après le journaliste c’est un livre écrit avec de ” la sagesse, la perspicacité, la passion et la colère” (SENSATEZ, LUCIDEZ, PASION E IRA) Il veut qu’A. Maalouf explique ce sentiment de “colère”. Le journaliste lui parle en espagnol et A. Maalouf prend ses écouteurs, il dit qu’il ne veut pas perdre « les nuances » des questions, il ne connaît pas suffisamment bien la langue espagnole.

  • « Nous n’avons pas le droit de ne pas résoudre les problèmes de notre monde. »
  • « nous n’avons pas d’excuses, nous avons les moyens pour les résoudre (voilà pourquoi sa « colère».)
  • « j’ai écrit ce livre car j’avais le sentiment que quelque chose n’allait pas dans ce monde »

Amin Maalouf est un homme d’aspect agréable, aimable, pas du tout agressif quand il parle, avec la prononciation de ses « r » caractéristiques. Il n’accuse pas, il ne culpabilise pas, il expose tout simplement « ce déreglement mondial »

  • « le « marché » a toujours raison, ce n’est pas important si on laisse beaucoup de gens au bord de la route ».
  • « je suis sensible aux problèmes de ces deux mondes : l’occidental, et l’arabe . les deux sont en crise. Pour le monde arabe la crise est évidente, c’est une tragédie qui n’a pas de précédent.
  • « On a besoin de se poser ce problème parce que le monde a changé »
  • « il y a une civilisation globale qui est en train de naître. Il faut que tout le monde se reconnaisse dans cette civilisation ».
  • « Nous sommes devenus une nation planétaire ».

(Il dit  qu’il est né au Liban où il  a habité pendant ses premiers 27 ans , et après il est parti à Paris où il habite depuis 33 ans. )  Il a en ce moment 60 ans

À la demande du journaliste Javier Rioyo sur les « minorités »,  A. Maalouf a fait un parcours par une des minorités qu’il connaît, ou connaissait « LOS MANDEOS » c’est une petite communauté installée en Irak qui est en train de disparaître. Il avait utilisé un de ces personnages MANI  (de là le mot « maniqueisme ») pour un de ses livres.

Maalouf regrette beaucoup la disparition de tous ces cultures millenaires.

« Nous sommes tous minoritaires dans le monde d’aujourd’hui »

Javier Rioyo continue et dit :  “en la memoria de los pueblos nada prescribe » (dans la mémoire du peuple rien prescrits)

  • “je suis un peu inquiet, aujourd’hui on n’a pas beaucoup avancé . Quand on laisse les choses s’envenimer, infecter, après c’est déjà trop tard pour faire en arrière, on finit par payer le prix « .
  • « nous devons apprendre à vivre dans ce monde planétaire »

Une autre question du journaliste « ¿cuando van a confraternizar árabes y judios? » (Quand les Arabes et les Juifs fraterniseront?)

Sur ce sujet A. Maalouf est pessimiste car si on dit : « il n’y a pas de solutions ».

(Petite anécdote de CEAUCESCU  et l’écriteau. À cette époque-là pendant les manifestations contre ce dictateur on pouvait lire dans  un écriteau :  « CEAUCESCU , tu n’as pas ta place en Europe »)

On a abordé aussi le sujet de la DECOLONISATION, celle-là n’a pas amélioré la vie des pays, par exemple la colonie française lorsqu’elle est partie d’Algérie.. du Liban .

D’après lui, « la colonisation française, dans l’ensemble, était mauvaise, sauf au Liban.

Il cite de manière nostalgique les empires OTTOMAN et AUSTRO-HONGROIS. Il fait référence aussi, de manière nostalgique à  Al Andalus. À ce propos il cite un livre de Stephen Zweig : »Mémoires d’un européen ».

Maalouf revendique « la dignité culturelle », car c’est une chose essentielle. Il se demande pourquoi les pays du Sud (dans ce cas les pays arabes) apprennent toutes les langues du pays du Nord. Ce serait bien, d’après lui, pour les gens du Nord d’apprendre les langues du Sud. L’être humain doit sentir que sa culture est reconnue, respectée, qu’on puisse s’adresser à lui dans sa propre langue..

Il y une question du public qui se questionne fortement  sur « les démocraties » occidentales.  Ces démocraties ne sont pas un exemple à suivre.

Une autre question du public : Pourquoi il n’y a pas de révolutions maintenant ? »

Maalouf met  en relief le besoin de la notion de « citoyen » et non pas se contenter tout simplement de la notion d’une  democratie formelle. Il reconnaît qu’il y a une regression morale , les gens assistent impassibles aux désastres de « pateras » et la réclusion des immigrants dans des îles comme s’ils étaient des pestiférés . (par exemple le cas de l’île de Lampedusa)

On est à une époque où les gens acceptent beaucoup de choses.

Dans le public, quelqu’un lui dit s’il ne peut pas faire quelque chose pour améliorer la situation au Liban..Il dit que : »l’écrivain jette une bouteille à la mer »

De cette belle séance à la quelle j’ai eu la chance d’assister je retiendrai les suivants axes importants de l’exposition des réflexions de cet écrivain :

  • L’importance la connaissance à travers la culture
  • Le monde a changé, il y a une civilisation globale qui est en train de naître
  • La crise de deux mondes : occidental, arabe
  • La dignité culturelle
  • La défense des minorités

Contes berbères et vagues modernistes

Rêveurs

Rêveurs

Le projet de cette année pour l’Atelier essaiera de faire un voyage vers une autre littérature.  On a commencé par lire de petits extraits de contes berbères procédant du grand conteur de langue Chleuh, Abdesslam n Id Bram, retranscrits par Alphonse Leguil, un ancien militaire qui, après 25 ans dans l’armée, est devenu professeur de berbère à l’institut national des langues et civilisations orientales. Les fables de « L’homme, la vipère et le hérisson », « Le hérisson, le chacal et le lion » ont dérivé le débat vers la finalité des contes. Il y a un souvenir partagé par l’humanité autour d’un conte relaté par notre grand-mère, notre mère ou un oncle chéri. Ce sont des contes faits d’émotions mais aussi de peur, de morales, d’intentions subliminales qui ont tracé sans doute une partie importante de notre personnalité, une fois devenus adultes.

La petite chaperone rouge, un conte pour enfants?

La petite chaperone rouge, un conte pour enfants?

Clara, spécialiste dans le sujet, nous a exposé quelques beaux exemples des contes qui, ayant évolués  comme littérature pour enfants, ils avaient à l’origine une historie si forte qu’il serait impossible de les utiliser avec les plus petits. Sinon, ce serait intéressant de connaître la véritable histoire de « Le petit chaperon rouge » de Perrault.

Il faut se méfier des contes ? Quelles sont les intentions des contes pour les enfants ? Sans doute celles de transmettre les valeurs et principes d’une société mais aussi de les inculquer dès l’enfance ces principes d’une manière si profonde qu’ils ne pourront plus s’en séparer d’eux. On a découvert dans d’autres contes, des intentions politiques, religieuses… Ils font partie d’un autre type de philosophie, disons « prêt-à-porter », qui se nourrit de l’ambigüité car  il doit contenter tous. Ainsi, Clara nous fait réfléchir, dans toutes les cultures  il y a les contes –avec un message- et les contre-contes , avec le message contraire. Fait-on des équilibres dans la moralité ? Curieux et dangereux jeu.

Un autre point de vue mettait en relief la peur comme la matière qui est sous beaucoup de ces contes. Une peur qui, selon Thérèse, sera vaincue à force de répéter la même histoire une fois après une autre. Ce sera, enfin, une peur contrôlée.

On a fini par réfléchir sur les invasions des mots anglais chez la langue française. Ce mélange présent dans toutes les langues, peut enrichir la langue réceptrice mais quand cette incorporation n’est pas naturelle mais la conséquence d’une vague, d’une manifestation d’une modernité malentendue, la langue risque un peu de perdre sa véracité, son authenticité.

Mots envahisseurs

Mots envahisseurs

La revendication d’une certaine pureté du langage a été ajoutée dans une réfléxion faite parThérèse : il faut transformer le présent en une séquence de « petits seconds de bonheur ».

Ce blogueur, devenu chroniqueur par hasard, a voulu résumer dans quelques lignes un beau bouquet de ces seconds que nous, membres de l’Atelier,  nous avons eu l’opportunité de jouir et de partager et que, par les bontés des nouvelles technologies, il pourra être partagé avec beaucoup d’autres amants de la littérature et la langue française et ainsi rester protégés dans la mémoire collective de cet Atelier.

Divertissements

L’Atelier a commencé à marcher.  On a lu de petits morceaux littéraires des vieux « amis » : Philippe Claudel (« La petite fille de Monsieur Linh », sera notre prochaine lecture), Mohamed Leftah (« Une chute infinie »), Mohamed Nedali (« Morceaux de choix ») et Mohamed Kaïr-Eddine (« Il était une fois un vieux couple heureux »)

Après, ça a été le tour d’autres lectures qui ont eu comme sujet de discussion la curieuse situation de la langue et la littérature française. D’après le point de vue de Juan Gabriel Vásquez, auteur des livres  comme « Los informantes » et « Historia secreta de Costaguana » et de Manuel Rodríguez Rivero, la France se débat entre l’éternelle contemplation de son passé littéraire, réputé et consacré comme une partie essentielle de la littérature universelle, et un pessimisme vers l’ horizon immédiat de cette même littérature. La solution pourra venir du métissage avec d’autres littératures francophones : la littérature du Nord de l’Afrique, la littérature canadienne,… C’est une réinvention de la propre langue française qui élargira son panorama littéraire.

Il nous restera toujours l’emotion après la lecture d’une « Nemirovsky », soit la “Suite Française”, oeuvre voyageuse infatigable ,  enfermée dans un portefeuille silencieux, portant la mémoire de sa créatrice tout le long de la fuite d’une guerre exterminatrice, soit le dernier trésor trouvé de cette écrivaine, « Chaleur de sang ».

Notre démarche s’arrête peu après chez la National Gallery, à London. Là, on a assisté comme spectateurs au récit d’une « visite surveillée » qui serait drôle si on ne nous survolâit pas l’ombre de la possibilité d’être réelle.

Comme les enfants peints  par Sorolla, la soirée a fini avec les derniers rayons du soleil, pleins de joie après avoir passé de très bons moments; l’air plein des échos des sons qui ont écrit la petite histoire de la première séance de cet atelier de littérature française.

Le “net”, toute embrouillé

Internet, bienvenue à la jungle

Internet, bienvenus à la jungle

Ma fille est engagée  à “Tuenti”; mes amis m’ont invité à “Facebook” ; on m’a demandé de partager mes travaux chez “Twiter” et mes photos ne seront jamais connues si elles ne finissent pas affichées à «Flickr». C’est le nouveau phénomène appelé le «réseau social ». Mais, à quoi ça sert ? C’est sans doute une réponse actuelle aux nécéssités de communication, surtout des jeunes et des personnes « technologisés » , enracinée à une des caractéristiques les plus définies de l’être humain. Mais, c’est aussi une manifestation, à mon avis, d’un certain manque de pudeur qui leur fait avoir besoin de posséder une image publique, parfois au-dessus de la vraie personnalité. On ne sera personne si tu ne « surfes » sur le net, si tu n’appartiens pas à un groupe social, si tu n’as pas ton propre avatar ou si tu n’as pas crée ton propre compte pour faire partie du réseau social.

L’idée de “se communiquer”  c’est intéressant mais l’idée de se mettre en relation avec n’importe qui et sans aucun besoin d’arriver à une vraie connaissance de l’autre pose une sorte de paradoxe bizarre, de contradiction profonde entre le propos et le moyen. Par rapport à ce sujet on est devenu pratique : on laisse un mel, on envoie un SMS avec le portable, mais n ‘y a-t-il pas au dessous de toute cette apparence une résistance à la communication tête-à-tête, à se regarder dans les yeux pendant que l’on est en train de dialoguer ?

Il m’est arrivé récemment une situation curieuse et presque drôle avec une fille ados. Elle avait besoin de se mettre en contact avec ses amis et au lieu de se passer un coup de téléphone, elle a décidé de laisser un message dans une de ces webs du réseau social. Une autre amie à moi c’est engagée à un service de relations personnelles sur le net. Ce sont tous des phénomènes qui doivent être regardés avec de nouveaux yeux mais c’est aussi important de ne pas oublier que, de la même façon qu’il existent encore les livres et non seulement l’Internet pour trouver de l’information, c’est pour le moment en vigueur la méthode classique de se communiquer.

Si l’évolution naturelle laisse d’un côté les structures non utilisées et sélectionne celles qui sont les plus utiles pour la survivance, peut-être l’être humain du futur va perdre ses cordes vocales et il va développer des doigts plus longs pour ainsi mieux frapper les touches de l’ordinateur et, qui sait, parfois la télépathie.

Cinquième année: un espoir de futur

L'âge de la maturité

L'âge de la maturité

L’ATELIER entame sa cinquième année de vie. À cet âge les enfants sont prêts à faire n’importe quoi, ils posent des questions et se posent de questions à eux-mêmes. C’est tellement grande leur confiance en eux qu’ls osent établir une conversation avec les adultes. C’est l’âge de la confiance, de la maturité … et de l’inconscience enfantine

Après ce long parcours ensemble où notre plus grande « préoccupation » n’a été autre que celle de « lire » en français et de découvrir cultures et auteurs divers et différents, le temps est venu de donner un caractère académique et en même temps « ouvert » à notre partage « intellectuel ».

Tout en suivant notre chemin vers la littérature francophone en majuscules nous allons, cette année, prendre un biais particulier et ce sera celui de la « littérature marocaine d’expression française », j’espère vous faire découvrir une littérature étrangère, mieux la connaître, vous la faire aimer et dans cette approche acquérir une maîtrise de votre langue objet d’étude.
Vous aurez la chance d’entrer en contact avec d’autres auteurs qui ont fait de leur autre langue d’expression (dans ce cas la langue française) leur moyen de communication culturelle et qui ont écrit de vrais chefs-d’oeuvre.
Voici notre grand défi pour cette année…

UNE LANGUE DE CULTURE car la langue française n’est pas un simple outil de communciation. L’étude de cette langue doit s’appuyer sur celle de ses textes littéraires, et c’est vous qui allez contribuer à enrichir ce grand patrimoine culturel avec vos lectures, opinions, idées, suggestions, connaissances…
Notre objectif pour nous approcher de cette « autre littérature » serait celui de favoriser la connaissance de l’autre…

Et voici les TITRES PROPOSÉS (pour l’instant)

Pour le debut un tout petit livre d’un auteur français :

- LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINH de Philippe Claudel

Et aussi, nos auteurs marocains d’expression française (pris de la liste de la conférence de l’année dernière  de M. Abdellah Baida, Ecrivain et professeur ENS Rabat ,Avril 2009 )

  • MORCEAUX DE CHOIX, Mohamed Nedali
  • UNE CHUTE INFINIE, Mohamed Leftah
  • IL ÉTAIT UNE FOIS UN VIEUX COUPLE HEUREUX, Mohamed Khaïr-Eddine

et…. on pensera à d’autres…

Comme toujours l’Atelier est ouvert à tous. Nos amis internautes seront aussi très bienvenus et nous serons très heureux de compter avec vos impressions et commentaires.

À tous,

BONNE ANNÉE SCOLAIRE ET SOYEZ LES TRÈS BIENVENUS

Les âmes épineuses

Hérissons cachés partout

Hérissons cachés partout

Le 27 février passé le groupe de l’atelier s’est réuni pour parler du succès littéraire de « L’élégance du  hérisson » de Muriel Barbery.

On a commencé par commenter les « différentes conditions » pour qu’un livre fasse partie des lectures de l’atelier. On a conclu que l’on a besoin, au moins, d’en accomplir deux :

  • D’une partie, il doit avoir quelque chose de « bizarre » dans le sens d’éviter les lectures trop légères, une sorte « d’élitisme » littéraire qui nous lance vers des lectures qui souvent se mêlent avec l’essence de la nature humaine et de la marginalisation.  Combien de fois avons-nous « invité » dans nos séances des personnages tragiques, compliqués, écartés d’une manière ou d’une autre du monde disons « normal », qui regardent la vie comme s’il s’agissait d’un cadeau réservé aux autres, sans aucune relation avec leurs possibilités ou leurs ambitions personnels ?
  • L’autre -et peut-être la condition la plus importante- c’est de ne jamais être d’accord sur l’opinion de l’œuvre choisie.

Pour cette occasion les deux conditions sont présentes : les personnages qui habitent le livre sont vraiment, du moins en principe, des « observateurs » de la vie réservant le rôle d’acteurs ou actrices principaux aux autres. Leur monde intérieur bien que très riche devient alors une sorte de tanière qui enferme des personnalités complexes qui devront se développer et que, par la magie de la lecture, se dénoueront et se montreront tel qu’ils sont seulement pour ceux qui avons osé regarder  l’intimité de leurs âmes en cachette par le trou de la serrure transformé en livre.

On a commencé par parler sur l’auteure. Qui est-ce cette Muriel Barbery ? Une prof de philo, née à Casablanca il y a presque une quarantaine d’années et qui est mariée avec Stéphane, un psychologue, avec qui elle reconnaît avoir écrit « L’élégance… » Un mélange presque dangereux qui justifie la nature particulière du livre. Une autre caractéristique de ce couple c’est son penchant pour le Japon : Ils sont allés habiter temporairement à Kyoto. Barbery a travaillé comme formatrice de profs dans un IUFM à Saint Lô. Comme d’habitude parmi les écrivains ses premiers travaux ont été refusés mais finalement  ils ont connu le succès et la reconnaissance, ce qui finalement a permis à Muriel d’arriver en 2004 à écrire « L’élégance du hérisson ».

Hérisson

Après avoir commenté la vie de l’auteur , on a passé à commenter celle de l’animal: le hérisson. Pourquoi un hérisson ? C’est peut-être l’un des animaux le plus inconnu. Ses habitudes crépusculaires et timides, d’une partie, et sa peau épineuse, d’autre, le relèguent au royaume de la nuit et du secret. Pourquoi choisir un animal qui est peut-être un des moins « littéraires » ? Il y a très peu de symbolisme relié à la figure du hérisson.

On a trouvé à peine trois références dans la littérature qui utilisent le hérisson comme « totem » :

Hérisson Le roman « Du hérisson » d’Éric Chevillard, dont l’écrivain utilise l’excuse de l’intrusion d’un hérisson sur sa table de travail pour dérouler l’idée du roman.

Hérisson Un travail sur le hérisson publié en 2006, écrit par Sophie Sarrazin et Lucie Saint-Gelais.

Hérisson La célébration du hérisson célibataire qui est référée dans la « Théorie du corps amoureux », en 2000, de la main de Michel Onfray.

Hérisson

Dans la mythologie égyptienne, le hérisson protégeait les morts et chez les romains il était utilisé pour deviner la durée de l’hiver, à la façon que l’on utilise dans quelques endroits des États-Unis et du Canada la marmotte : observant la réaction de l’animal vers son ombre quand il sort de sa période d’hibernation (n’oubliez pas le film « Un jour sans fin » -Harold Ramis, 1993- ou un désolé Bill Murray se levait chaque jour au même endroit, la même date, célébrant le jour de la marmotte.) Et même au Moyen Âge, le pauvre hérisson était utilisé pour fabriquer des produits miraculeux : contre la calvitie, pour améliorer la vision nocturne,…

Il y a très peu, donc, qui nous servirait à établir une base solide pour rendre hommage à cet animal comme celui d’entitrer un roman d’après lui.

Hérisson

Après avoir discuté sur ce sujet, dans l’atelier nous croyons ou bien, nous avons décidé de croire que c’est à cause de la difficulté naturelle de cet animal pour se mettre en relation avec son entourage que l’auteur l’a choisi : il refuse la compagnie, il ne se mêle pas avec d’autres créatures, il se cache toujours et si on veut le caresser, il fait une boule et nous montre les épines, toujours des épines vers l’exterieur.

La vie d’un hérisson se fait toujours à l’intérieur, loin de la présence incommode des autres.

Hérisson

C’est l’élégance cachée du hérisson qu’il faut découvrir et que, à la fin, c’est la même qui est derrière une concierge philosophe ou une adolescente qui doit imiter la médiocrité pour ne pas révéler sa surdotation et pour laquelle le suicide c’est la fin naturelle d’une vie qui ne lui satisfait pas. « Pour vivre heureux, vivons cachés » c’est la norme qui toutes les deux femmes suivent tout le long du livre. La concierge et la fille, elles maitrisent le temps, la première à cause de son travail et de son âge avancé ; la deuxième, à cause de son isolement de l’extérieur  mêlé avec le singulier sens du temps que l’on a quand on est adolescent, à la fois intense et court, toujours fixé dans le présent, sans projection possible vers le futur, sans jamais regarder le passé qui, d’autre part, est une période presque inexistante.

Hérisson

Et pour finir cette première séance dédiée au monde des « hérissons humains » on a établi une curieuse relation entre le dernier livre commenté chez l’atelier -le « Chagrin d’école » de Pennac- et celui de Muriel Barbery : les protagonistes de tous les deux se sont sauvés par l’intervention d’un prof qui leur a montré son intérêt pour eux, réussissant à leur faire extraire de cette cage personnelle que sa vie était devenue.

Comme dans la vie… “à suivre”.

Hérisson

Chagrin en temps de jeunesse

Le chagrin fréquente aussi que la joie nos écoles

Le chagrin, autant que la joie, fréquentent nos écoles

Du point de vue littéraire, la première idée que l’on peut souligner sur le livre de Pennac, “Chagrin d’école”. c’est la difficulté à le classer dans un genre précis. Ce n’est pas un roman, même s’il raconte des événements et des épisodes à la manière d’un récit. Ce n’est pas un essai non plus car son style est bien éloigné de la froideur et objectivité qui accompagne souvent cette sorte des productions.
Qu’est-ce que c’est que le livre alors ? On pourrait dire que ce sont les mémoires incomplètes d’un professeur qui paraissent avoir été écrites d’une manière discontinue, selon le temps disponible ou quand l’état d’âme devenait le plus approprié pour se mettre à la tâche.

Il commence par décrire le concept de « cancre », une figure souvent écartée de l’attention générale, même proscrite et condamnée à l’ostracisme. Qui veut s’identifier avec un échec ? Mais Pennac s’est défini comme un « cancre » lui-même. Or il nous parle en première personne des sentiments de ceux qui ne seront peut-être jamais rappelés par leurs copains et même par leurs professeurs. Les sentiments de solitude, d’isolement qui, souvent, obligent les « cancres » à faire des bêtises pour attirer l’attention des autres.

Autoroute solitaire vers un destin incertain

Autoroute solitaire vers un destin incertain

Un sentiment de prédestination qui est renforcé tous les jours par les rires des autres, les châtiments ou les répréhensions des maîtres. Selon Pennac, c’est la malédiction des cancres.
Mais pour Pennac l’échec des cancres c’est aussi l’échec du système et des professeurs, car on ne peut que décrire comme un échec un endroit -l’école- où il n’y a de la place que pour ceux qui sont plus avantageux , les « normales »…
Il discute la convenance d’une telle distribution de la journée scolaire, dans laquelle un élève doit faire « de la gymnastique » quand il doit passer d’une matière à une autre tout à fait différente, soumis à l’exigence d’être chaque fois en pleine dispositions des forces et avec toute sa concentration,… Il dit « des réincarnations en une seule journée » ou bien « Alice au pays des merveilles ».

On pourrait penser à un livre amer ou la vision de ses personnages projette une ombre grise sur les pages. Mais non, c’est un livre optimiste où on peut trouver aussi les sentiments des maîtres, une histoire semée des rencontres « aussi imprévisibles que la forme d’un nuage ».

Le poids de la grammaire

Le poids de la grammaire

C’est à remarquer aussi l’utilisation des figures grammaticales comme le fil conducteur de quelques moments du récit. On utilise ces pronoms « flous » « y » et « en » pour bien décrire les sentiments qui remplissent l’esprit des cancres : ce sont des monstres indéfinis qui n’arrivent pas à se matérialiser d’une manière suffisamment définie comme pour lutter contre eux ; ce sont des « greniers inaccessibles » , des « caves du langage », « une valise qu’on n’ouvre jamais, un paquet oublié dans une consigne dont on aurai perdu la clef ».

Pennac n’oublie non plus sa facette pédagogique et il donne des conseils aux professeurs pour essayer d’être le plus efficaces possibles :
• « parler seulement de la matière »
• « la présence des élèves dans une classe dépend de la présence physique, intellectuelle et mentale du prof »
• Pour Pennac l’apprentissage chez un groupe c’est comme une orchestre : tout dépend de l’exécution précise de la musique mise au service de l’interprétation chorale et coordonnée par la figure autorisée, pas autoritaire, du maître. Le problème ne se pose toujours pas dans l’incapacité ou le manque de volonté des élèves. C’est aussi « qu’on veut leur faire croire à un monde où seuls comptent les premières violons. »
• « La première qualité d’un bon professeur c ‘est du sommeil »
• « Ne parler jamais plus fort qu’eux (les élèves) »
• Il nous montre aussi des trucs suggestifs comme celui de « l’écho », dont le prof répète le nom de chaque élève mimant aussi l’intonation, le son, le volume…

Ce serait impossible de commenter en détail tous les aspects du livre. Remarquons seulement quelques extraits de paragraphes chosis par les membres du groupe, le jour de la séance :

Carmen a choisi un des extraits consacré à la classe :
« CHAQUE élève joue de son instrument, ce n’est pas la peine d’aller contre. Le délicat, c’est de bien connaître nos musiciens et de trouver l’harmonie. Une bonne classe ce n’est pas un régiment qui marche au pas, c’est un orchestre qui travaille la même symphonie »…

Pour Natalia un bon extrait c’est celui qui parle des professeurs :
« CE n’était pas seulement leur savoir que ces professeurs partageaient avec nous, c’était le désir même de savoir ! Et c’est le goût de sa transmission qu’ils me communiquèrent »…

Rosa a voulu remarquer une des obsessions de l’auteur :
« SEULEMENT, il y a une quinzaine d’années, aurais-je été le dernier-né d’une fratrie de quatre ? M’aurait-on désiré ? M’aurait-on accordé mon visa de sortie ? Question de budget comme le reste. «
Elle (Rosa) met aussi en relief la cancrerie de l’auteur dans les premières pages du livre, incompréhensible, par rapport à ses origines :
(…) » BIBLIOTHEQUE à la maison, culture ambiante conforme au milieu et à l’époque (père et mère nés avant 1914) : peinture jusqu’aux impressionnistes, poésie jusqu’à Mallarmé, musique jusqu’à Debussy, romans russes, l’inévitable période Teillard de Chardin, Joyce et Cioran pour toute audace… Propos de table calmes, rieurs et cultivés. »

Teresa, a eu un coup de cœur avec les dernières lignes de ce long livre, elle veut savoir « CE qu’aimer veut dire » en pédagogie.
« Ce n’est pas de cet amour-là qu’il s’agit. Une hirondelle assommée est une hirondelle à ranimer, point final. »

Isabel nous offre un beau paragraphe pour parler des élèves
« ILS étaient mes élèves. (Ce possessif ne marque aucune propriété, il désigne un intervalle de temps, nos années d’enseignement, où notre responsabilité de professeur se trouve entièrement engagée vis-à-vis de ces élèves-là). Une partie de mon métier consistait à persuader mes élèves les plus abandonnés par eux-mêmes que la courtoisie mieux que la baffe prédispose à la réflexion, que la vie en communauté engage, que le jour et l’heure de la remise d’un devoir ne sont pas négociables, qu’un devoir bâclé est à refaire pour le lendemain. ….. «

Javier nous rappelle ce paragraphe génial consacrée à Natalie, l’élève qui a des « problèmes » avec la subordonnée conjonctive de concession et d’opposition..

« COMMENT expliquer à cette élève qu’il n’y a pas de quoi s’en faire une montagne, qu’elle l’utilise sans le savoir, cette fichue proposition (une de mes préférées d’ailleurs, si tant est qu’on puisse préférer une conjonctive à une autre…) «
Et voici la petite réflexion que notre directrice Inma fait pour finir ce livre : « N’ayant jamais été un cancre, moi, comme Pennac, j’espère bien avoir su être un prof qui a bien accueilli les élèves cancres et les autres »

Fini avec Pennac ? Pas du tout. C’est sûr que l’atelier va reprendre Pennac dans le futur, un écrivain qui a autant de choses à dire et qui nous apportera sans doute des intenses moments littéraires.

Fiche de lecture

Un peu de musique

Le prof J.M.Campo, du département de français de l’IES Leonardo Da Vinci de Majadahonda (Madrid) a préparé cet incroyable “jukebox” en français dont on pourra passer de bons moments pendant que l’on lit de la littérature.

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