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Symétrie meurtrière

estanteria

« Meursault, contre-enquête », le roman lauréat de Kamel Daoud, interroge la célèbre oeuvre d’Albert Camus mettant en relief les contradictions et faiblisses morales de nos civilisations et de la nature humaine.

Ce dernier vendredi de lectures pour l’ATELIER s’est passé avec « Meursault, contre-enquête », l’ALTER EGO DE CAMUS .

Nous avons bien profité de deux lectures : de « L’étranger », et du livre de cet auteur algérien : Kamel Daoud qui nous a encore rappelé les sujets clés et insurmontables de son pays, l’Algérie, ce pays oublié d’Occident ; de la colonisation et des colonisateurs, de «ses souffrances» mises dans la voix du protagoniste de cette contre-enquête qui a remis en question l’absurdité d’un personnage parfaitement conçu par le grand Camus , de l’existence d’un «mort» qui n’a jamais été enterré… de cette révolte suggérée par Camus –même dans son «étranger», vide et toujours vivant… de ce mort sans «prénom» et qu’il faudrait revendiquer car comme Kamel écrit sur son livre :

« On ne tue pas un homme facilement quand il a un prénom » (chapitre III) ; « c’est important de donner un nom à un mort, autant qu’un nouveau-né. (chapitre II).

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Le crépuscule des coeurs

Quelle est la meilleure répresentation de l'Étranger?« On n’a qu’un « Étranger » dans la littérature universelle et c’est celui que nous venons de lire », nous a dit Inma à un moment donné de la session que nous avons dédiée à la discussion du livre de Camus « L’étranger ».

D’abord, ça a été une situation extraordinaire -dans le sens positif- car l’atelier était au complet. Avait-on besoin de parler de ce livre? On ne sait pas. J’ai trouvé un peu bizarre le silence de Natalia qui, d’habitude, nous offre des idées très claires et bien exprimées sur tous les sujets qui ont été traités dans notre atelier. Et quand on lui a posé la question de ce qu’elle pensait à propos de ce livre, elle a conclu: « il m’a laissé indifférente ». Le débat était à nouveau servi.

Chacun de nous avait une sensation différente sur ce que le livre signifiait et quelle avait été la raison qui justifiait le succès si indiscutable d’un ¿roman? qui avait mérité un prix Nobel.

C’est difficile de résumer toutes les idées qui ont été versées sur la table de débat. Pour commencer, le tître. Un étranger dans le sens d’un immigré ou un étranger aux sentiments humains? On a parlé un peu de l’immigration et de la possibilité d’une lecture actuelle du roman du point de vue des sentiments des personnes qui, appartenant à une culture determinée, doivent partir dans un autre pays pour s’en sortir. Mais, à la fin, on s’est décidés par toutes les deux:

  • Le personnage principal, Mersault, est un étranger à la race humaine, car il n’a pas de réactions logiques ni de manifestations de ses pensées ou d’une position personnelle sur la vie et les évènements qui se succèdent tout le long du texte.
  • En plus, le roman doit être lu, malgré l’opposition de Camus lui-même, sous la perspective de l’existentialisme mêlée -comme si d’un plat bien cuisiné mais un peu indigeste s’agissait- avec de l’absurde. Et, c’est pour cela, quand on assiste au triomphe de l’hédonisme dans nos sociétés développées et au besoin d’une satisfaction immédiate des désirs, même s’ils ne représentent que des caprices, qu’on a finalement qualifié le livre de « démodé ».

L’existentialisme, en tant que philosophie, fait partie, non seulement d’une période précise de l’histoire de l’humanité -après deux terribles guerres mondiales qui frappèrent et presque finirent avec la civilisation occidentale et l’espoir au futur- mais d’une période de l’évolution psychologique naturelle de l’être humain qui s’installe bien à l’aise chez l’adolescence. C’est le temps de la construction de l’identité personnelle, des idées et de l’être social. « L’étranger » est-il un livre approprié pour les jeunes? Il y a eu les deux points de vue. Les uns le considéraient un livre très dur et difficile à lire. Les autres, un livre qui ouvrait la porte au débat de beaucoup de sujets importants pour les adolescents, une porte qui pourrait les aider à s’épanouir comme personnes.

Un autre point de vue a surgi de la discussion et ce fut que « L’étranger » n’était vraiment pas un roman mais une pièce de théâtre déguisée en roman. La fragmentation de l’action en deux actes, le manque des liaisons typiques du roman entre les différents aspects temporels où de lieu, l’absence du dynamisme habituel chez les romans, …, ils excluent ce livre de cette catégorie. Mais, puisqu’il y a dans l’atelier des professeurs de littérature qui exprimeraient beaucoup mieux ces idées, c’est le temps de sortir de ce lac où je ne pose plus mes pieds au fond et je dois m’en fuir vers des endroits plus sûrs pour un « illettré » comme moi.

Je ne veux pas non plus accaparer le blog et je voudrais échanger des opinions avec vous, mais, avant de finir, j’aimerais vous rappeler un autre sujet dont nous avons aussi parlé: celui des règles de comportements qui doivent être accomplies pour que nous soyons acceptés dans une société concrète, les conventionalismes qui, à la fin, ont détruit Mersault parce qu’il n’a pas été capable de pleurer devant le corps de sa mère.

Bon, c’est votre tour. J’aimerais connaitre vos idées. Et comme je n’aimais pas du tout l’illustration que l’éditeur a choisi pour la couverture de l’édition qu’on vient de lire (Foliplus classiques), c’est à dire, le tableau du peintre américain Edward Hopper (1882-1967) intitulé « Conférence at night », je l’ai changé, comme vous verrez à l’image supérieure par un autre du même auteur qui, à mon avis, reflète beaucoup mieux encore l’ambiance de « L’étranger ». Il s’appelle « Eleven a.m. »

Et pour le titre, j’ai choisi comme un résume de la séance celui d’une pièce en prose poétique extrait de «Un coeur profané» de l’écrivain marocain TAÏK BOUAZZA (Rabat, Mars 2006), qui a été apporté par Inma pour fermer d’une manière si poétique un débat à la fois difficile et passionnante.

Mais,

est-ce que ce n’est pas un peu comme ça, à la fin, la vie et la littérature: difficile mais passionnante?

À bientôt

Javier

(Professeur de Biologie à l’Institut d’Enseignement Secondaire ALPAJÉS . Aranjuez (Madrid)

Ancien Élève à l’École Officielle des langues d’Aranjuez. Aranjuez (Madrid)tumblr_lqcyujos231qe7clro1_500

Une fiche de lecture “étrangère”

Camus, un géant à interpreterIl me semble très difficile de pouvoir construire une fiche de lecture pour ce chef-d’oeuvre. J’ai tardé à le faire car je ressens une forte pudeur devant tout ces mots, cette philosophie de la vie, cet écoeurement ou plutôt découragement profond. C’est la troisième fois que je lis cette histoire, et je suis toujours émue. C’est aussi un livre qui a marqué des générations entières. Avant de commencer à étaler ma proposition de fiche je me demande et je vous demande de réfléchir à la question suivante :

Avons-nous, tous, un Mersault chez nous?

Inma

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La polémique Sartre-Camus

Cela m’a paru intéressant de chercher quelque chose sur cette idée et de la placer sur le blog, car il m’a surpris de découvrir comme deux Grands de la littérature française, comme Sartre et Camus, se sont mêlés dans une lutte intellectuelle très vive qui a permit de remplir beaucoup de pages par des auteurs qui ont étudié ces écrivains. Je dois vous demander de me pardonner parce que je n’ai pas été capable de trouver la lettre de Camus à Sartre et la réponse de ce dernier en français. C’est pour cela que vous trouverez ces deux documents, plus un autre dans lequel Sartre exprime son opinion sur la figure de Camus, en espagnol, extrait d’un livre intitulé « La polémica Sartre-Camus », publié par Ediciones ElAleph.com, en 1999.

Camus écrit sur “L’étranger”

Voici ce qu’en écrit Camus en 1955 dans la préface à l’édition américaine:

« J’ai résumé l’Etranger, il y a très longtemps, par une phrase dont je reconnais qu’elle est très paradoxale: Dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort. Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. Et c’est pourquoi des lecteurs ont été tentés de le considérer comme une épave. On aura cependant une idée plus exacte du personnage, plus conforme en tout cas aux intentions de son auteur, si l’on se demande en quoi Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple, il refuse de mentir. Mentir, ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas. C’est aussi, c’est surtout dire plus que ce qui est et, en ce qui concerne le coeur humain, dire plus qu’on ne sent. C’est ce que nous faisons tous, tous les jours, pour simplifier la vie. Meursault, contrairement aux apparences, ne veut pas simplifier la vie. Il dit ce qu’il est, il refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée. On lui demande par exemple de dire qu’il regrette son crime, selon la formule consacrée. Il répond qu’il éprouve à cet égard plus d’ennui que de regret véritable. Et cette nuance le condamne.
Meursault pour moi n’est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d’ombre. Loin d’être privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenace, l’anime, la passion de l’absolu et de la vérité. Il s’agit d’une vérité encore négative, la vérité d’être et de sentir, mais sans laquelle nulle conquête sur soi ne sera jamais possible.
On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans l’Etranger l’histoire d’un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. »

Signature de Camus

Une petite biographie d’Albert Camus

Albert Camus

Je suis en train de préparer encore la fiche de lecture de l’ÉTRANGER mais en attendant j’ai trouvé cette biographie sur Internet qui semble très complète et très bien faite pour mieux connaître l’auteur.
À la fin de la semaine je vous enverrai la fiche de lecture.
À très bientôt.
Inma

(Vous pouvez la télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous oú la consulter directement dans le lien de la liste chez la marge droite. En plus vous pouvez télécharger aussi le livre complet pour le pouvoir travailler si vous en avez besoin)