• Bienvenus à l’Atelier de Littérature d’Expression Française

    Bienvenues à l'Atelier de Littérature française
    Si vous, internaute, d’où que vous veniez, vous êtes arrivé sur ce blog emporté par l'espoir de trouver un lieu où partager votre intérêt pour la littérature en langue française, vous êtes les bienvenus. Veuillez bien participer avec vos inquiétudes et vos idées en répondant aux posts affichés. Merci de votre visite et de vos opinions..

    Les membres de l'atelier de littérature.

    Tous à vos tâches
  • Pour nous trouver...

    Vendredi de 17h-19h (Consultez le calendrier sur la marge droite)
  • J’aime lire

  • Lisez le Bulletin de l’Atelier

    Lisez le Bulletin de l'Atelier
  • Version iPad-iPhone

    Version iPad-iPhone

    Cliquez sur l'image, téléchargez Flipboard et regardez le magazine de l'Atelier sur ton iPhone, ipad

  • Contributions

    Contributions
  • Chercher para catégories

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

    Rejoignez 330 autres abonnés

  • Follow Atelier de littérature d'expression française on WordPress.com
  • Vidéothèque

  • RSS Vidéothèque sur l’Islam (en espagnol)

  • Phonothèque

    Phonothèque
  • RSS Audiolivres

  • Fiches de lecture
  • Échos littéraires

    Échos littéraires
  • Ecos literarios

  • La bibliothèque de l'Atelier

    La bibliothèque de l'Atelier

  • Mon livre préféré

    Mon livre préféré
  • Articles les plus consultés

  • Archives

  • Commentaires récents

    2016-2017: Une année… sur Noël multicouleur
    2016-2017: Une année… sur Chagrin en temps de jeune…
    Témoignage sur l… sur Rentrée
    Re-vivre la vie | At… sur Peindre pour survivre
    Leticia Hernández Ló… sur Le crépuscule des coeurs
  • Nous avons eu...

    • 126,800 visiteurs
  • Visiteur
  • Administration

2016-2017: Une année lectrice

portadaCette photo prise en novembre 2016 …

b6omsi3wkhwcszuc… nous sépare de cette autre prise à la fin mai 2017

Toutes les deux prises à la bibliothèque de l’IES Alpajés qui accueille L’ATELIER de littérature de langue française composé d’anciens et de nouveaux étudiants de la EOI d’ Aranjuez.

Une année de plus nous avons parcouru une belle histoire ; la destination de notre voyage littéraire n’est pas important, ce qui est vraiment important c’est le trajet, et c’est ce beau trajet que nous allons afficher dans cette nouvelle page de notre Atelier qui finit cette année scolaire demain, le 28 juin 2017, et nous tous, nous pensons déjà à la prochaine rentrée.

Voici un petit extrait d’une livre que nous avons lu, il y a un temps déjà, de Daniel Pennac , « Chagrin d’école » :

 

« Le savoir est d’abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui les transmet. Certes, il nous vient des livres, mais les livres sortent de nous. Ça fait du bruit, une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire. »

Nous imaginons pour un instant ce beau parcours que nous voudrions partager avec tous ceux qui veulent bien visiter cette autre manière de communication moderne, un blog, le nôtre , écrit par nous, pour nous et pour l’humanité littéraire.

Nous nous imaginons dans une rue d’une grande ville, on s’y promène en regardant les étalages des bouquinistes et nous trouvons les titres suivants , ces titres appartenant aux livres suivants nous ont tous interpelés

Voici des œuvres des auteurs connus et inconnus, nous y avons trouvé des surprises bien cachées .

Que serions-nous sans les histoires, les fables…..

Lire la suite

Chagrin en temps de jeunesse

Le chagrin fréquente aussi que la joie nos écoles

Le chagrin, autant que la joie, fréquentent nos écoles

Du point de vue littéraire, la première idée que l’on peut souligner sur le livre de Pennac, « Chagrin d’école ». c’est la difficulté à le classer dans un genre précis. Ce n’est pas un roman, même s’il raconte des événements et des épisodes à la manière d’un récit. Ce n’est pas un essai non plus car son style est bien éloigné de la froideur et objectivité qui accompagne souvent cette sorte des productions.
Qu’est-ce que c’est que le livre alors ? On pourrait dire que ce sont les mémoires incomplètes d’un professeur qui paraissent avoir été écrites d’une manière discontinue, selon le temps disponible ou quand l’état d’âme devenait le plus approprié pour se mettre à la tâche.

Il commence par décrire le concept de « cancre », une figure souvent écartée de l’attention générale, même proscrite et condamnée à l’ostracisme. Qui veut s’identifier avec un échec ? Mais Pennac s’est défini comme un « cancre » lui-même. Or il nous parle en première personne des sentiments de ceux qui ne seront peut-être jamais rappelés par leurs copains et même par leurs professeurs. Les sentiments de solitude, d’isolement qui, souvent, obligent les « cancres » à faire des bêtises pour attirer l’attention des autres.

Autoroute solitaire vers un destin incertain

Autoroute solitaire vers un destin incertain

Un sentiment de prédestination qui est renforcé tous les jours par les rires des autres, les châtiments ou les répréhensions des maîtres. Selon Pennac, c’est la malédiction des cancres.
Mais pour Pennac l’échec des cancres c’est aussi l’échec du système et des professeurs, car on ne peut que décrire comme un échec un endroit -l’école- où il n’y a de la place que pour ceux qui sont plus avantageux , les « normales »…
Il discute la convenance d’une telle distribution de la journée scolaire, dans laquelle un élève doit faire « de la gymnastique » quand il doit passer d’une matière à une autre tout à fait différente, soumis à l’exigence d’être chaque fois en pleine dispositions des forces et avec toute sa concentration,… Il dit « des réincarnations en une seule journée » ou bien « Alice au pays des merveilles ».

On pourrait penser à un livre amer ou la vision de ses personnages projette une ombre grise sur les pages. Mais non, c’est un livre optimiste où on peut trouver aussi les sentiments des maîtres, une histoire semée des rencontres « aussi imprévisibles que la forme d’un nuage ».

Le poids de la grammaire

Le poids de la grammaire

C’est à remarquer aussi l’utilisation des figures grammaticales comme le fil conducteur de quelques moments du récit. On utilise ces pronoms « flous » « y » et « en » pour bien décrire les sentiments qui remplissent l’esprit des cancres : ce sont des monstres indéfinis qui n’arrivent pas à se matérialiser d’une manière suffisamment définie comme pour lutter contre eux ; ce sont des « greniers inaccessibles » , des « caves du langage », « une valise qu’on n’ouvre jamais, un paquet oublié dans une consigne dont on aurai perdu la clef ».

Pennac n’oublie non plus sa facette pédagogique et il donne des conseils aux professeurs pour essayer d’être le plus efficaces possibles :
• « parler seulement de la matière »
• « la présence des élèves dans une classe dépend de la présence physique, intellectuelle et mentale du prof »
• Pour Pennac l’apprentissage chez un groupe c’est comme une orchestre : tout dépend de l’exécution précise de la musique mise au service de l’interprétation chorale et coordonnée par la figure autorisée, pas autoritaire, du maître. Le problème ne se pose toujours pas dans l’incapacité ou le manque de volonté des élèves. C’est aussi « qu’on veut leur faire croire à un monde où seuls comptent les premières violons. »
• « La première qualité d’un bon professeur c ‘est du sommeil »
• « Ne parler jamais plus fort qu’eux (les élèves) »
• Il nous montre aussi des trucs suggestifs comme celui de « l’écho », dont le prof répète le nom de chaque élève mimant aussi l’intonation, le son, le volume…

Vodpod videos no longer available.

Ce serait impossible de commenter en détail tous les aspects du livre. Remarquons seulement quelques extraits de paragraphes chosis par les membres du groupe, le jour de la séance :

Carmen a choisi un des extraits consacré à la classe :
« CHAQUE élève joue de son instrument, ce n’est pas la peine d’aller contre. Le délicat, c’est de bien connaître nos musiciens et de trouver l’harmonie. Une bonne classe ce n’est pas un régiment qui marche au pas, c’est un orchestre qui travaille la même symphonie »…

Pour Natalia un bon extrait c’est celui qui parle des professeurs :
« CE n’était pas seulement leur savoir que ces professeurs partageaient avec nous, c’était le désir même de savoir ! Et c’est le goût de sa transmission qu’ils me communiquèrent »…

Rosa a voulu remarquer une des obsessions de l’auteur :
« SEULEMENT, il y a une quinzaine d’années, aurais-je été le dernier-né d’une fratrie de quatre ? M’aurait-on désiré ? M’aurait-on accordé mon visa de sortie ? Question de budget comme le reste. «
Elle (Rosa) met aussi en relief la cancrerie de l’auteur dans les premières pages du livre, incompréhensible, par rapport à ses origines :
(…) » BIBLIOTHEQUE à la maison, culture ambiante conforme au milieu et à l’époque (père et mère nés avant 1914) : peinture jusqu’aux impressionnistes, poésie jusqu’à Mallarmé, musique jusqu’à Debussy, romans russes, l’inévitable période Teillard de Chardin, Joyce et Cioran pour toute audace… Propos de table calmes, rieurs et cultivés. »

Teresa, a eu un coup de cœur avec les dernières lignes de ce long livre, elle veut savoir « CE qu’aimer veut dire » en pédagogie.
« Ce n’est pas de cet amour-là qu’il s’agit. Une hirondelle assommée est une hirondelle à ranimer, point final. »

Isabel nous offre un beau paragraphe pour parler des élèves
« ILS étaient mes élèves. (Ce possessif ne marque aucune propriété, il désigne un intervalle de temps, nos années d’enseignement, où notre responsabilité de professeur se trouve entièrement engagée vis-à-vis de ces élèves-là). Une partie de mon métier consistait à persuader mes élèves les plus abandonnés par eux-mêmes que la courtoisie mieux que la baffe prédispose à la réflexion, que la vie en communauté engage, que le jour et l’heure de la remise d’un devoir ne sont pas négociables, qu’un devoir bâclé est à refaire pour le lendemain. ….. «

Javier nous rappelle ce paragraphe génial consacrée à Natalie, l’élève qui a des « problèmes » avec la subordonnée conjonctive de concession et d’opposition..

« COMMENT expliquer à cette élève qu’il n’y a pas de quoi s’en faire une montagne, qu’elle l’utilise sans le savoir, cette fichue proposition (une de mes préférées d’ailleurs, si tant est qu’on puisse préférer une conjonctive à une autre…) «
Et voici la petite réflexion que notre directrice Inma fait pour finir ce livre : « N’ayant jamais été un cancre, moi, comme Pennac, j’espère bien avoir su être un prof qui a bien accueilli les élèves cancres et les autres »

Fini avec Pennac ? Pas du tout. C’est sûr que l’atelier va reprendre Pennac dans le futur, un écrivain qui a autant de choses à dire et qui nous apportera sans doute des intenses moments littéraires.

Fiche de lecture

Pour bien accueillir Noël

Le cancre, une image du passé?

Le cancre, une image du passé?

La fin du trimestre s’est comme toujours présentée : Noël nous pousse tous pour se faire un lieu et il force le rythme de nos travaux pour que nous puissions arriver avec  ponctualité à sa date annuelle .
C’était le tour pour « Chagrin d’École », le livre de Daniel Pennac qui a connu un si grand succès dès le précis moment de son apparition.
De la même manière que nous tous avons des mémoires de notre enfance, comme fils ou filles, nous avons été des élèves à un moment donné de notre vie. Parler de «Chagrin d’École » c’est, d’abord, faire un exercice de mémoire, de recherche personnelle. Beaucoup de questions arrivent après cet exercice de lecture: comment étaient nos écoles quand nous étions des enfants? Comment étaient nos professeurs? Comment nous définirions-nous comme élèves ? Quelles ressources avaient les professeurs pour nous enseigner ? Que pourrait-on dire du système éducatif ? Comment avons-nous vécu cette période scolaire ?
Daniel Pennac dit, dans un des paragraphes de son livre que l’avenir de l’école, comme institution, passe par la remembrance et analyse des qualités de ce professeur inoubliable que, sans doute, nous tous avons trouvé au moins une fois dans notre vie d’ecolier.

L'École a beaucoup changé en peu de temps

L'École a beaucoup changé en peu de temps

L’école a expérimenté un très profond changement, aussi profond au moins que celui de la société qui l’entoure.

Nous aimons dire que l’école va toujours un peu plus à l’avance de sa société ou peut-être ce serait mieux de dire qu’elle suit ses propres rythmes, un peu à l’écart des bouleversements sociaux. On dit souvent que l’institution scolaire est un des piliers le plus traditionnels de toute société car elle tient aux valeurs, aux principes essentiels de la vie en commun,… Peut-être que ce soit vrai mais c’est pour cela que, dans un  moment de crise, comme l’actuel, tout le monde tourne son regard interrogatif vers l’école comme pour chercher les réponses aux problèmes.

Certes, les temps changent, la technologie arrive chez l’école, mais l’échec scolaire reste présent. Et avec lui, la éternelle figure du « cancre ».

Le cancre, un personnage toujours présent chez nos écoles

Le cancre, un personnage toujours présent chez nos écoles

On ne pourrait pas qualifier vraiment « Chagrin d’École » ni comme un roman ni comme un essai. C’est, en tout cas, une récolte d’idées que l’auteur a fait autour des sentiments de ces enfants qui restent à la frontière du système éducatif. Mais, en partant de cette situation, Pennac nous dévoile son point de vue, ses solutions -peut-être- pour ces « chagrins d’école ».
On analysera dans une autre séance avec plus de détail les différents aspects traités pour l’auteur, mais au dessus de la, parfois, chaotique, superposition d’idées versées dans l’œuvre, un sentiment optimiste et aussi eternel survole les pages : il y aura toujours de « bons maîtres », ceux qui ne feront pas un cliché des difficultés des élèves pour apprendre, ceux qui seront capables de rester à côté d’un de ces élèves et, sans se transformer en figures faibles, pleines de compassion inutile, de leur transmettre la force suffisante pour établir leurs propres objectifs, ceux qui les aideront à s’en sortir de leur situation actuelle.

Daniel Pennac, un cancre devenu professeur

Daniel Pennac, un "cancre" devenu professeur

Le « cancre » de Pennac est un survivant. Un enfant qui préfèrera répondre n’importe quoi, même des absurdités, que de rester muet, comme s’il n’appartenait pas à la classe. Il habite dans le domain de la « pensée magique ».

Mais il a les mêmes besoins que tous : être reconnu, faire partie d’un groupe. Si la marginalité devient le chemin pour accomplir son objectif, bon, ça suffit.

C’est curieux comment les problèmes de l’éducation sont, dans le fond, les mêmes, peu importe le pays ou le moment historique. On continue à parler de l’échec scolaire depuis des siècles. La solution viendra toujours de la main des relations humaines, de l’étrange et merveilleuse connexion qui, parfois, s’établit entre un élève concret et son prof, de l’empathie.

La seule arrivé de la technologie ne fera aucun changement éducatif sil ne saccompagne pas dun changement dans les relations profs-élèves

La seule arrivée de la technologie ne fera aucun changement éducatif s'il ne s'accompagne pas d'un changement dans les relations profs-élèves

Ce n’est pas de la main de la technologie, seulement, que la situation améliorera. Les écoles ne sont pas des ‘îles : elles se son mêlées avec les problèmes de la société, bien que suivant ses propres règles.

La famille, on dirait « les » familles, elles, ont changé. Mais un enfant reste toujours un enfant. Et l’école, le refuge pour les uns, la salle d’attente vers un futur incertain, pour les autres; une expérience essentielle pour tous.

Dans ce vidéo, Daniel Pennac lit un extrait de « Chagrin d’École », dans lequel la petite Natalie pleure parce qu’elle ne comprend la définition d’une catégorie de proposition subordonnée et lui, son prof, arrive à la calmer:

Et ici, Pennac nous parle des « cancres »: de ses sentiments autour de l’echec scolaire et donne quelques conseils pour ces élèves presque en dehors du système.

Le cancre, de Jacques PrévertL’esprit du « cancre » est bien réflété dans le célèbre poème de Jacques Prévert (veuillez cliquez sur la photo pour elargir l’image)

C’est clair que la froideur est très loin des sentiments provoqués par l’école. Il n’y a une victoire comparable à celle que le professeur sent quand un de ces « cancres » trouve son chemin dans la vie, quand un sourire allume le visage de ceux qui parassaient enfermés dans un profond sommeil de solitude, quand il est reconnu les ans passés par ses élèves et salué comme s’ils étaient encore assis à table, avec le crayon ou le stylo prêt à engraver dans ses cahiers les mystères dévoilés par leur maître.


cahier-decole-miniPleins de cet esprit nostalgique on a apporté les cahiers de scolarité, vrais bijoux de la mémoire collective et personnelle.

Les droits des lecteurs, d'après Daniel Pennac

Les droits des lecteurs, d'après Daniel Pennac

Daniel Pennac nous a fait aussi un cadeau en créant « Les droits des lecteurs » que vous pouvez lire en cliquant sur l’image.

Pour en savoir plus

%d blogueurs aiment cette page :