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Des heures de bonheur permanent

PORTES OUVERTES ATELIER

Affiche de la « Fête de portes ouvertes » de l’Atelier de Littérature Française pour le vendredi 22 avril 2016.

L’ATELIER de littérature de l’EOI d’Aranjuez a vécu un mois d’avril inoubliable, intense, émouvant, et plein de littérature..

Après la rencontre littéraire avec l’écrivain A. Baïda, on a présenté notre Atelier à toute l’EOI d’Aranjuez, le 21 avril, lors d’une séance où on a voulu faire connaitre une expérience que, du moins de nos avis, il n’y en a pas d’autre semblable en Espagne, et surtout d’une si longue durée.

L’Atelier de Littérature est notre façon de nous approcher de cette langue esquive, de cette « bénite condamnation » qui est notre amour pour le français. À travers les rêves, les passions, les souffrances, les désirs des écrivains on a crée tout un univers autour de la littérature où tout le monde est bienvenu. On ne demande rien, on attend tout de ceux qui font jour après jour notre Atelier.

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Un moment excellent: PAS PLEURER

Lydie Salvayre, une écrivaine qui nous parle de très procheLydie Salvayre, une écrivaine qui nous parle de très proche

Cette petite chronique n’est pas écrite pour raconter le livre mais pour raconter le moment excellent vécu le 28 septembre 2015 à l’Institut Français de Madrid autour de la présentation du livre « Pas pleurer » qui nous a tant envoutées lors du programme « Charla con Inmortales ». Nous étions trois membres de l’Atelier (Paqui, Teresa et moi, Inma)

Deux femmes toutes vêtues en noir, l’écrivaine et sa présentatrice, une philosophe, dialoguent entre elles sur « Pas pleurer », le livre qui a reçu le Prix GONCOURT 2014. Deux grosses bagues sur les doigts de l’écrivaine apportent de l’élégance à ses mains en constante mouvement

Il y a un public nombreux ,expectant dans la grande salle, les yeux braqués sur le scénario où deux fauteuils en rouge attendent leurs invitées.

Rencontre littéraire avec Lydie Salvayre

Rencontre littéraire avec Lydie Salvayre

Le moment peut être qualifié aussi de froid car il n’y a que deux voix qui résonnent tour à tour et ce sont les phrases et les mots qui vont réchauffer l’ambiance solennelle à l’heure de parler du livre, de lire des paragraphes, d’entrelacer les phrases, de nuancer les pensées de chacune des intervenantes

Georges Bernanos, un ecrivain brisé par la confrontation entre l'ideologie et la réalité

Georges Bernanos, un ecrivain brisé par la confrontation entre l’ideologie et la réalité

L’auteure présente d’une manière douce l’atrocité d’une guerre civile survenue en Espagne en juillet 1936, et c’est le grand sujet de son roman écrit en fragnol, la langue de sa mère, Montse, protagoniste de l’histoire et elle refuse toute approche académique. Ce sont uniquement les sentiments des mots qui jaillissent, et qui font appel au public. L’écrivaine dit qu’elle a voulu faire un appel au lecteur, que la beauté du livre est dans sa langue, pleine de mots en espagnol. Le plus important pour elle c’est les mots ; les mots de sa mère qui n’a jamais appris le français académique et d’une certaine manière elle lui rend hommage, à cette femme qui a 15 ans quand elle part de son village de la Catalogne coupé du monde et va découvrir l’émerveillement de la vie et la déraison humaine. Et là dans ce mot « déraison » intervient l’écrivain qui a inspiré ce livre . « GEORGES BERNANOS », le grand écrivain français mille fois dénié, profondément chrétien et atrocement touché par cette guerre appuyée par l’église catholique . Lydie Salvaire parle de l’admiration qu’elle porte à cet homme qui refuse d’entrer à L’Académie Française. Elle mentionne le livre qui lui a aussi inspiré son histoire : « Les cimetières sous la Lune » de G. Bernanos.

D'après l'auteur, le titre du livre,

D’après l’auteur, le titre du livre, « Pas pleurer » est inspiré d’une lettre de Marina Tsvetaeva (en russe : Марина Ивановна Цветаева), une poétesse russe à à Boris Pasternak: « Elle s’arrête soudain et écrit: «Pas pleurer. » Je me suis dit que c’était tout à fait la morale de ma mère: ne pas se poser en victime larmoyante face à une situation difficile. »

Lydie, dans son intervention fait un beau petit parcours par la littérature « picaresca » espagnole pour la comparer à l’époque du classicisme français, le raffinement français et le baroque espagnol, deux grands chemins à parcourir. De la démesure de El Buscón (Quevedo) au classicisme de Pascal.

Elle déclare que même en sachant l’espagnol, sa langue est le français pour la simple raison qu’elle rêve en français. Elle fait aussi allusion aux chansons d’Antonio Molina qui chantait sa mère, aux paroles touchantes de ces chansons de l’après-guerre espagnole.

La salle était pleine et nous étions saisies d’une grande beauté littéraire, d’un moment excellent, de ceux qui ne se présentent pas facilement, de ceux qui font le parcours d’une vie… un grand évènement pour la petite histoire de cet atelier littéraire.

Je veux souligner ces deux phrases :

« le plus mort des morte est le petit garçon que je fus » G. Bernanos.

« la langue est plus généreuse que les hommes qui la parlent «  (Lydie Salvaire)

Au moment des adieux une chanson anachronique qui va nous faire penser à une autre Espagne, celle des « réfugiés espagnols » : « El emigrante (Juanito Valderrama)

Voici un entretien à propos du livre chez Éditions du Seuil:

Charla con Inmortales

Charla con Inmortales

Prochains rendez-vous à l’Institut Français :

Tout proche : Michel Serres avec Montaigne (5 novembre)

  • MICHEL SERRES CON MONTAIGNE
  • David Foenkinos qui parlera avec Charlotte, son personnage du roman. JEUDI 12 NOVEMBRE, dans la même salle de l’IF. (à Madrid)

Une bonne traduction de « Pas Pleurer » vient de paraître en espagnol cependant je conseille de lire ce livre d’abord en français pour savourer le « fragnol »

Rentrée

À gauche, les débuts de l'Atelier à l’école d’Aranjuez (juin 2005) . À droite, chez un rencontre littéraire à l’école de Villaverde (mai 2015)

À gauche, les débuts de l’Atelier à l’école d’Aranjuez (juin 2005) . À droite, chez un rencontre littéraire à l’école de Villaverde (mai 2015)

Deux photos séparent ces 11 ans… regardez-les et regardons-nous.

Notre histoire continue et se veut utopique, enthousiaste, passionnante…

De nouvelles lectures nous attendent et de nouveaux membres nous rejoindront dans cette nouvelle année scolaire.

Avant de pouvoir poursuivre notre nouveau chemin, regardons un petit peu en arrière… un regard mélancolique et triste à l’horizon. À la fin juillet notre chère amie et membre de l’atelier depuis le premier jour de son histoire nous a quitté : ROSA, notre doyenne, notre mémoire historique, elle nous a accompagné vendredi après vendredi dans notre salle de classe, avec sa présence cultivée, sa vaste culture, sa façon à elle de voir la réalité littéraire. Ces petits mots et cette photo introduiront l’hommage que nous allons tous lui rendre

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Chère Rosa, rappelle-toi de nous, tes amis de l’Atelier

Chère Rosa, rappelle-toi de nous, tes amis de l’Atelier 

Dans l’attente de notre première réunion le 25 septembre prochain et de nos échanges des lectures faites, et voyages parcourus, je vous fais part à tous très brièvement de mon passage par l’Amef.

Sa XIIème Université d’été célébrée à El Jadida (Maroc) m’a comblé de joie, le sujet m’interpelait et m’imposait à y participer : « La lecture en question ». Ce vaste sujet a été intéressant non seulement du point de vue scientifique mais aussi humain. J’ai participé aussi à un atelier animé par une professeur exceptionnelle : Touriya Fili-Tullon de l’Université Lyon 2 , le titre de son atelier :« L’écriture ou le goût de lire » ; elle nous a tous captivés par sa manière de transmettre ses connaissances et surtout par son regard profond de la littérature avec un «L» majuscule… voici la photo du groupe prise le 25 juillet dans une salle de classe du CEPG de El Jadida (Centre des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) . Tous mes souvenirs pour le groupe avec qui j’ai partagé les travaux de ce autre grand sujet : « Lire Edmond Amran El Maleh au lycée et à l’université ».

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Photo souvenir de la dernière séance . Touriya, en premier plan entre la prof habillée en robe (sans voile) et le prof aux lunettes.

Tmille-ans-et-un-jourouriya nous a présenté cet écrivain juif marocain à qui elle a consacré une grande partie de ses études de thèse. Le texte « incipit » a été extrait du livre : «Mille ans un jour» (1986) (La Pensée sauvage, p. 9-10) . On dirait que ce texte a été écrit le mois dernier par sa thématique rageusement actuelle. Le texte étudié en classe correspondait à la première page du livre :

« la guerre du Liban ! Jours de juin, jours d’été sous un ciel parisien, chaud, déchiré par la violence des orages. La guerre du Liban ! A-t-elle vraiment eu lieu !

Latifa lit le résumé de notre travail dans l’atelier le jour de la clôture de l’Université.

Latifa lit le résumé de notre travail dans l’atelier le jour de la clôture de l’Université.

Un spécial souvenir pour Latifa, jeune professeur, avec qui j’ai échangé pas mal des discussions littéraires, elle veut devenir membre de l’atelier à distance..

Je souffre encore de la nostalgie de ces jours passés entre eux, ces profs marocains qui ont les mêmes préoccupations que tous les profs du monde, à parler de littérature, à partager les repas, les sorties en ville, le travail en groupe.. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il n’ y a pas de «crise de lecture».

Un humble outil qui enferme tant d'illusions et de mondes

Un humble outil qui enferme tant d’illusions et de mondes

J’ai osé même leur faire cadeau d’un crayon, à ce groupe de l’atelier marocain, et au bureau de l’Amef… désormais ils nous connaissent, ils visiteront notre blog, ils pourront savoir que nous existons… que nous parlons la même langue littéraire, que nos lectures vont nous rapprocher et nous faire nous revoir… un jour non lointain.

El Jadida est une ville côtière, située à 100 kms de Casablanca, on y peut accèder par train, je garderai dans ma mémoire un moment très littéraire vécu à la gare d’Oasis, où je suis arrivée après l’aéroport de Casablanca. Il restera dans ma mémoire l’heure et demie d’attente passée, assise sur un banc, tout près du quai, le temps brumeux et ensoleillé, je voyais les trains passer, j’écoutais les haut-parleur qui récitaient le noms de gare par où passaient les différents trains. Je suis monté dans le bon train, et là j’ai rencontré deux profs, ma place, non réservée m’a emmené à faire la connaissance d’Amouna et Saleha , elles venaient de Kenitra et d’Oujda (la région de l’Orientale, tout près de Melilla) ; avec elles j’ai découvert l’enseignement marocaine du français langue étrangère…

De droite à gauche : Phillipe Broc éditeur du livre « 100% Auteurs ; Khadija El Bourkadi, membre du bureau national de l’Amef ; Abdellah Baïda, auteur du « Dernier Salto » ; Driss Louiz, membre du bureau national et Abdellatif Bhiri. Les voci en train de parler de leurs trajectoires comme écrivains ; sous la jaima instalée pour accueillir aussi les pauses-café…

De droite à gauche : Phillipe Broc éditeur du livre « 100% Auteurs ; Khadija El Bourkadi, membre du bureau national de l’Amef ; Abdellah Baïda, auteur du « Dernier Salto » ; Driss Louiz, membre du bureau national et Abdellatif Bhiri. Les voci en train de parler de leurs trajectoires comme écrivains ; sous la jaima instalée pour accueillir aussi les pauses-café…

Et pour finir, dans cette université d’été il ne pouvait pas manquer une rencontre littéraire

Que cette introduction puisse faire la première page de cette année très, très littéraire.

Voici la guide pour notre première séance:

Mal de vivre, Joie de lire

Une décade des lectures partagées

Une décade des lectures partagées

Un titre contradictoire pour cet article qui nous permet de célébrer en public le dixième anniversaire de la création officielle de l’Atelier de Littérature Française, un déjà très éloigné vendredi de 2005: dix ans d’aventure littéraire… sans date d’échéance

Des livres… de l’imagination… des sentiments… des lecteurs aimants la littérature… et un cadre : L’Atelier de Littérature française de L’École Officielle de Langues d’Aranjuez.

Ce sont les « ingrédients » avec lesquels on a réalisé une « aventure littéraire » qui dure déjà dix ans…

L’Atelier est une expérience culturelle et humaine qui nous permet d’approfondir dans une langue étrangère qui nous enrichit avec ses nuances mais sans nous éloigner de notre langue maternelle.

Un… trois… six… neuf ou dix ans… toute une histoire déjà écrite… le parcours est différent pour chacun d’entre nous (de ses membres). Mais peu importe puisque la magie de L’Atelier est… le prochain chapitre de cette aventure: la séance à venir…

L’Atelier vit… l’aventure continue et heureusement pour nous tous : sans date de péremption

Le temps passe vite, toujours en mouvement, il ne s´arrête jamais.

Voici les mots de Paqui, une des des notres plus récentes  « atelieriennes » sur son expérience à l’Atelier:

Bien que je suis arrivée cette dernière année, et que je n´aie pas vécu ses premiers neuf ans, je suis heureuse de faire partie de l´Atelier et de partager votre expérience et votre parcours, « le voyage » de toutes les personnes (d’ici et  de là )  et qui ont fait partie de cette expérience dont le plus important: les souvenirs, l´esprit, l´âme, la mémoire, les mots, les livres, les personnes, les amis, les camarades… Dans le cœur qui bat trop vite, le cœur de la littérature française, on peut trouver toujours L´Atelier.

 

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La fête des langues

feteOn dit souvent que les choses les plus attendues produisent les sensations les plus intenses. Si c’est vrai, l’intensité de ce jour c’est la mesure d’une attente silencieuse de plus de 20 ans.  Celle qui a vécu l’École des Langues d’Aranjuez et toute sa communauté éducative pendant son histoire « d’exilée-locataire ». La seule EOI dans la région de Madrid-Sud à ne pas avoir son établissement à elle . Laissons de côté si la façon choisie par les autorités politiques pour accomplir cette dette a été la meilleure. Mettons en relief, seulement, cet acte de justice historique et le sentiment d’un espoir renouvelé car, à partir de ce moment, l’EOI d’Aranjuez, notre école, commence une nouvelle étape, avec sa propre identité, avec la possibilité de rêver des projets d’avenir stables, de la promesse réelle d’une meilleure qualité dans les conditions pour apprendre une langue étrangère à Aranjuez.

Oui, c’est vrai. C’est une école « petite ». Mais, chaque année scolaire, les listes d’attente augmentent car la population connait très bien l’importance pour la réalisation personnelle et pour le développement académique et professionnelle de l’importance des apprentissages des langues étrangères.

Anglais, Allemand, Français. Et parmi l’offre  éducative, notre Atelier, qui, impassible, résiste les avatars et avance jour après jour à force de la volonté et de la générosité d’une prof qui a fait de sa vocation, un compromis et d’un groupe qui a fait de ces réunions une manière de s’approcher et de s’approprier de la langue étudiée avec son enthousiasme inconditionnel et amoureux envers la lecture en grandes lettres.

Cette force, ce désir d’améliorer, de perfectionner le style pédagogique fait le jour au jour des professeurs de cette école. Avec les efforts de tous ceux qui ont cru à ce projet, le « miracle » d’inaugurer le nouvel établissement en plein fonctionnement est déjà une réalité. Jamais on aurait pu y penser quand il nous a été annoncé le début des travaux pour ce dernier été.

Mais, voilà. Nous avons une nouvelle école!! C’était un rêve.

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Les rêves orientaux d’André Elbaz

Les visiteurs-rêveurs de ces "villes orientales"

Les visiteurs-rêveurs de ces « villes orientales »

Nous vous conseillons de faire la lecture de cet article, à la manière d’une visite sensorielle, laissant glisser doucement les mots par l’écran pendant que l’on écoute cette sélection musicale qui remplira votre salon de lecture des sons pleinement orientaux.

Une visite « symtomale » pour une exposition

motsVoilà les mots qui nous ont inspirés cette visite-admiration des tableaux « orientaux » du peintre marocain A. Elbaz. Ses «VILLES ORIENTALES» lumineuses resteront à toujours dans notre esprit et nos regards profanes. Le groupe de l’EOI d’Aranjuez s’y est rendu avec l’espoir de rencontrer l’inattendu et l’inconnu et la récompense a été bien comblée.

Fès, Marrakech, Casablanca, El Jadida (la ville natale du peintre), Essaouira nous ont été offertes d’une couleur bleu très lumineuse… et nous nous sommes présentés pour participer à ce type d’enchantement qui est toujours la contemplation d’un tableau.

Comment pouvoir relayer en quelques lignes tout ce que nous avons ressenti ? Difficile tâche quand il s’agit d’un peintre discret, citoyen du monde et qui aime profondément son pays, le Maroc, et ses gens  et qui pour un moment et pendant dix ans a laissé de côté la noirceur exprimée dans ses tableaux de l’étape « war artist » pour s’oxygéner et peindre ces villes de rêves, de beauté, parfaitement dessinées et dont la géometrie de ses losanges nous rappellent d’autres peintres contemporains, mais en étant lui-même…

Profondément touchés par son courage et   sa patience dans l’art de manipuler ses matériaux créés à partir des fibres végétaux, nous le rendons ici hommage et lui remercions de sa contribution pour l’humanité, pour avoir su lutter contre la violence d’un regard visiblement profond. Merci M. Elbaz de toutes ces odeurs, de toutes ces couleurs, exposées dans cet endroit emblémathique de Casa Àrabe de Madrid

(Pour quelques reinsegnements sur sa biographie et son oeuvre lire l’article « Vernissage à Casa Arabe »)

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8 Mars, Oui

Une autre année, le monde entier fait une réflexion sur le rôle et la situation des femmes  en fêtant « La Journée International de la Femme ». Nous voulons ajouter une petite contribution avec un texte, rédigé par notre ami,  le critique littéraire et professeur à l’Université de Rabat, Abdellah Baïda, qui  « crie » une lourde réalité…

C’est un réconfort de le lire, écrit par un homme qui invite les femmes à enlever tous leurs voiles « réels et imaginaires » pour la reconnaissance hommes-femmes dans la différence et la diversité et non pas « l’égalité » .  Mais il faudra que ce texte soit lu surtout par les mères avec leurs enfants (garçons et filles) pour qu’ils puissent emprûnter encore le chemin de la tolérance et le respect de soi.

citadine mars 2013

Pour un futur qui n’ait pas besoin de remarquer la nécessité d’une égalité réelle entre les êtres humaines, quels que soient la couleur de la peau, la religion…

Et encore, un peu d’humour qui nous fera sans doute aussi en penser plus:

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Et pour laisser place aux idées d’autres gens qui veuillent joindre l’Atelier fêter cette journée on a souligné deux morceaux de nos prochains livres à commenter:   Madame Bovary, de Gustave Flaubert, et « Kant et la petite robe rouge », de Lamia Berrada-Berca.


Emma , dès le vestibule, sentit tomber sur ses épaules, comme un linge humide, le froid du plâtre. Les murs étaient neufs, et les marches de bois craquèrent. Dans la chambre, au premier, un jour blanchâtre passait par les fenêtres sans rideaux. (….) c’était la quatrième fois qu’elle couchait dans un endroit inconnu. La première avait été le jour de son entrée au couvent, la seconde celle de son arrivée à Tostes, la troisième à la Vaubyessard, la quatrième était celle-ci ; et chacune s’était trouvée faire dans sa vie l’inauguration d’une phase nouvelle. Elle ne croyait pas que les choses pussent se representer les mêmes à des places différentes et, puisque la portion vécue avait été mauvaise, sans doute ce qui restait à consommer serait meilleur. Emma Bovary (Gustave Flaubert) pag. 124 (folio) Paris, 1857


Les journées reprennent aussi pour la jeune femme mais ne changent pas.
L’horizon ne bronche pas.
Seuls les soldes approchent, et ça, la jeune femme le sait. Elle ne l’apprend pas comme en Afrique dans la rumeur du vent, elle ne se fie pas pour cela aux chants d’oiseaux, aux changements de nature et de saison. Elle ne sait pas ce que les palabres des femmes disent au lavoir, ni ce que les vieux du village exposent dans leurs péroraisons du soir sous le figuier. Elle n’arrive à rien sentir ni comprendre ici vu qu’elle ne parle pas la langue du journal télévisé, qu’elle ne lit pas la langue des magazines comme Elle ou Marie-Claire, qu’elle ne connaît qu’une seule dame de l’autre monde qui lui paraisse gentille et prête à l’aider : la maîtresse de l’école.
« Kant et la petite robe rouge » (Lamia Berrada-Berca) Paris, 2011