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Dans le berceau de la mémoire

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NOTRE PETITE MÉMOIRE POUR CETTE ANNÉE SCOLAIRE 2017-18
ATELIER DE LITTÉRATURE FRANÇAISE
(TREIZIÈME ANNÉE des lectures) – Juin 2018

Cher groupe de l’Atelier, chers copains lecteurs, visiteurs de ce blog:

Nous sommes arrivés à notre destination. Cette fois le chemin a été difficile, un peu tortueux à cause de notre manque de temps « réel » et nos circonstances vitales mais pas à cause de notre temps « imaginaire » qui survivra toujours et vaincra les dangers de la réalité quotidienne, nécessaire et contraignante.

Je vous lance l’invitation à ajouter quelques mots à ces lignes, ne soit-on qu’un titre, qu’une seule phrase pour évoquer les souvenirs que nous ont apportés ces lectures, ces auteurs, ces moments de partage de l’Atelier. Comme ça il n’y aura jamais une dernière phrase dans cette Atelier, devenu déjà vétéran lors de son épopée lectrice de 13 années,  Il y aura toujours un mot ou une ligne à ajouter, celle qui fera l’entête de la première page de la prochaine étape de cette aventure littéraire inattendue, jeune à toujours…

Voici une phrase, choisie par Begoña, du livre « Le testament d’un livre » A. Baïda et qui illustre très bien à mon avis, notre mémoire pour cette année scolaire

“Bannir les livres, la musique, le chant et le vin, c’est bannir la vie”   pag 18

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Carmelo ou les psaumes

carmelo

Réflexions à propos du livre « Zabor ou les psaumes », de Kamel Daoud.

Qu’attend-on d’un livre?

D’après moi, c’est un récit existentiel qui nous implique et nous décrit un monde envahi d’un sentiment d’angoisse presque permanent, au point de réveiller en nous le désir d’y aller pour racheter Zabor du pays de l’aveuglement.

(p. 119 : « …et moi [Zabor] Robinson arabe d’une île sans langue, maître du perroquet et des mots ».

On dirait que l’auteur prétend déménager son esprit jusqu’au cerveau du lecteur afin de susciter en lui un état d’âme insupportable.

Zabor met en évidence sa société, laquelle au moyen son appareil répresseur, à la fois familiale et sociale, est capable d’obtenir toutefois la face la plus perverse de l’être humain, en prédisposant toujours l’individu contre l’autrui, à cause de la méfiance, l’envie, la rancune, la haine…

(p. 99 : « cette nuit ressemble à ma vengeance, mais elle est davantage la possibilité de mon humiliation finale. Il ne sait pas lire ni écrire mais a l’instinct méchant de ceux qui en ressentent le manque »).

Le garçon tourmenté sans cesse, emploi l’écriture pour atteindre la libération, d’où la construction fantastique du propre personnage libérateur de la mort des autres, biais l’écriture, ce qui conforme l’idée que c’est la sagesse la seule sortie vers la liberté. La culture, comme métaphore du plein développement vital, même si dans le récit le don de récupérer la vie à travers l’écriture se révèle comme quelque chose de magique, incompréhensible

(p. 38, e-book : « Il ne s’agit pas de magie au sens ancien de terme, mais de la découverte d’une loi, une sorte de correspondance ressuscité. L’écriture a été inventé pour fixer la mémoire, c’est la prémisse du don : si on ne veut pas oublier c’es d’une certaine manière qu’on ne veut pas mourir ou voir mourir autour de soi. Et si l’écriture est venue au monde aussi universellement, c’est qu’elle était un moyen puissante de contrer la mort, et pas seulement un outil de comptables en Mésopotamie. L’écriture est la première rébellion, le vrai feu volé et voilé dans l’encre pour empêcher qu’on se brûle. » (p.521): « Rappelle-toi le hadith du Prophète qui dit que la vie est l’écriture d’un crayon sur un cahier, sauf pour les enfants, les dormeurs et les fous ».

Si j’ose dire, Zabor, comme s’il s’était d’un mutant à l’intérieur d’une société hermétique, insondable, s’érige en autodidacte de sa propre moral, puisque son entourage à travers l’éducation formel et aussi la fortuite, lui transmette les valeurs contraires aux siens. Alors, il ne réussit pas à construire un code valable, utile et persuasif, qui lui permette d’introduire des éléments de changement possibles entre ses contemporains. Cela l’oblige à en sortir envers nous, afin de nous rendre participants de ses convictions, de ses bonnes raisons et aussi de la faiblesse qui l’assiège de temps à autre : la haine dubitative à l’égard de son père, son entourage…

(p. 114 : « Je ne voulais pas rater cette occasion. Il fallait lui prouver que je pouvais le sauver, mais surtout trouver en moi des raisons de le faire. ») (p. 110 : « Le vieillard avait douze raisons de mourir avant l’aube. Et même treize, si je me comptais. Lesquelles ? La rancune, l’impatience. Peut-être, mais pas seulement. Je voulais sa mort pour enfin respirer amplement, éprouver le vertige d’être libre »

L’auteur construit peu à peu, au moyenne de la réitération, un monde parallèle d’inquiétude dans l’esprit du lecteur, pour qui cette expérience se rend invivable; les sentiments du garçon deviennent nos sentiments : sa rage, mais aussi sa bienveillance traversent la limite virtuelle et s’installent à l’intérieur de nos cœurs, qui se mettent sur le point d’exploser. Telle est la tension de l’écosystème humaine de la pauvreté, l’inculture, et l’obscurantisme.

Néanmoins, ce qui nous reste finalement est un message d’espoir, même si comme contrepoint il y a certains individus qui à cause de son entêtement obstiné, à la manière du père de Zabor, ne pourront jamais réussir à survivre, à la marge du savoir.

 

Pour en savoir plus 

Voici la « ville invisible » du livre.

XII + 1

2017-11-19_2153Une nouvelle édition de l’Atelier !!  C’est parti !!!

Pour certains d’entre nous il s’agira de rattraper le temps d’un été pas trop fructueux … et pour tous c’est la joie de reprendre notre vie littéraire, nos échanges et débats autour d’un livre, d’une histoire, d’une fiction, d’une promesse d’une vie meilleure pour nos souffrances personnelles.

Je crois que ces séances nous « métamorphosent » et nous font penser que la « vie en littérature » vaut la peine d’être vécue…
Nous accumulons tellement de souvenirs, de bons moments passés, de sentiments partagés…. Ça fait un peu le vertige: celui qui aide à surmonter les moments d’effondrement…

Nous avons consacré notre séance à faire nos choix et c’est souvent l’embarras du choix…

L’année dernière a été si riche en lectures…

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Life-ttérature

bilan

L’Atelier de Littérature: Une idée d’activité qui ne manquera pas de plaire aux amoureux de la littérature et des livres

Notre année scolaire 2015-16 a été très diverse et très remplie de beauté et de rencontres… L’Atelier s’est déplacé à L’Institut Français pour participer aux rencontres littéraires des écrivains de grande taille : Lydie Salvaire, David Foenkinos, Dany Laferrière..

Nous avons eu la grande chance d’accueillir notre grand écrivain « à nous » et qui connaît bien nos parcours : Abdellah Baïda avec qui nous avons savouré son 2ème livre : « Nom d’un chien ».. Il nous a offert une « tarde de perros » exceptionnelle ; nous nous sommes régalés avec ses appréciations, ses enseignements littéraires, ses mots choisis, son charme à l’heure de s’adresser à nous tous..

On a repris notre ONZIÈME ANNEE LITTÉRAIRE avec entrain et fougue musical … et on a passé l’automne, l’hiver et le printemps à lire… des lectures choisies dans le panorama de nos inquiétudes, de nos goûts, de nos esprits, de nos besoins d’aller plus loin, de faire un aller-retour dans l’histoire littéraire : Foenkinos/ Voltaire/ Bonnefoy / M. Enard/ Kamel Daoud que nous appellerons désormais «Mersault » telle son histoire nous semble lui-même… certains ont commencé par relire l’Étranger avant « Mersault contre-enquête… »

Tout au début de nos séances nous avons accompli notre tâche à faire pour l’été : la bonne explication d’un chapitre de « Ce qui nous somme » et « Auteurs 100% ».

La meilleure manière de fixer nos souvenirs et de contempler notre travail bien réfléchi, bien fourni, excellemment exposé par les membres de l’Atelier c’est de parcourir le document qui nous représente aussi bien que la première phrase écrite : NOTRE BLOG , source inépuisable de grande valeur humaniste…

SANS OUBLIER un événement tout spéciale qui a été celui de célébrer nos PREMIÈRES PORTES OUVERTES, vendredi, 22 avril dans la salle de musique du lycée qui nous a accueilli et que nous espérons nous accueillera toujours…

Admirons et passons de bons moments à contempler ce travail gigantesque fait pour l’amour à l’art littéraire…

MERCI à l’école de langues d’Aranjuez, MERCI au lycée Alpajés d’Aranjuez…

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Symétrie meurtrière

estanteria

« Meursault, contre-enquête », le roman lauréat de Kamel Daoud, interroge la célèbre oeuvre d’Albert Camus mettant en relief les contradictions et faiblisses morales de nos civilisations et de la nature humaine.

Ce dernier vendredi de lectures pour l’ATELIER s’est passé avec « Meursault, contre-enquête », l’ALTER EGO DE CAMUS .

Nous avons bien profité de deux lectures : de « L’étranger », et du livre de cet auteur algérien : Kamel Daoud qui nous a encore rappelé les sujets clés et insurmontables de son pays, l’Algérie, ce pays oublié d’Occident ; de la colonisation et des colonisateurs, de «ses souffrances» mises dans la voix du protagoniste de cette contre-enquête qui a remis en question l’absurdité d’un personnage parfaitement conçu par le grand Camus , de l’existence d’un «mort» qui n’a jamais été enterré… de cette révolte suggérée par Camus –même dans son «étranger», vide et toujours vivant… de ce mort sans «prénom» et qu’il faudrait revendiquer car comme Kamel écrit sur son livre :

« On ne tue pas un homme facilement quand il a un prénom » (chapitre III) ; « c’est important de donner un nom à un mort, autant qu’un nouveau-né. (chapitre II).

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