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Murmures littéraires

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Christiane Taubira lance un défi au monde pour trouver des solutions humaines et humanisées au problème de la violence terroriste.  (Source de l’image RTS Info)

Qu’est-ce qui nous a amenés à lire le livre « Murmures à la jeunesse » de Christiane Taubira, un livre que l’on pourrait définir comme « hors sujet  » par rapport aux lectures strictement littéraires abordées d’habitude par l’ALF (Atelier de Littérature Française) ?

Un caprice du hasard a voulu que ce livre atterrisse dans les mains de Paqui qui a tout de suite tombée amoureuse de cette lecture.

Christiane Taubira, ancienne Garde des Sceaux du gouvernement français, a décidé d’écrire une espèce de testament littéraire, une dernière intervention politique après sa démission due aux différences avec la ligne politique établie dont la goutte qui a fait déborder le vase a été la décision du gouvernement du 1er Ministre, Monsieur Valls de proposer la déchéance de nationalité pour ceux qui seront accusés de terrorisme.

C’est un livre difficile, qui nous situe dans la cruelle actualité et qui danse entre le manifeste politique et l’oeuvre littéraire, entre l’article journalistique d’opinion et un essai philosophique… Ou c’est  plutôt un mélange de tout cela.

On a assisté à cette séance, un peu intrigués,  expectants, à la découverte de ce que a découvert pendant sa lecture.

Ce qui nous a poussé a faire une seconde lecture a été d’abord l’écoute de cette vidéo où la jeune Taïna Méri, élève de 6ème 11 au collège Edmond Bambuck de Belle-Plaine Gosier, à l’île de Guadeloupe (Basse Terre) a exposé dans son compte-rendu de lecture de l’ouvrage de Christiane Taubira.

En plus, nous avons été attirés par la personnalité de cette auteure de 64 ans, née à Cayenne (Guyane) qui montre une qualité rare chez un politicien : la sincérité, l’habilité de dire ce qu’il faut, au moment où il faut.

Ce franc-parler nous place face à une femme qui défend la liberté, la démocratie  et les principes idéologiques fondateurs de cette France « idéalisée » -qui n’existe peut-être plus- même quand « il ne faut pas en parler »…

Voici un entretien où elle ne va pas permettre de place a la frivolité quand on parle des affaires sérieuses, transcendantales, tout en sachant l’absence de « sympathie médiatique » devant les embats des journalistes « star », haut-parleurs modernes de la superficialité et du scandale

C’est après cet échange  d’avis, de sensations, que l’on a repéré être devant un livre singulier qui a trouvé un certain succès dans une France que de même que l’Espagne, semble être aussi « hors de lieu », incapables toutes les deux de trouver les horizons où diriger les pas qui bâtiront leur futur.

Qu’est-ce que c’est que ces « murmures » ???

On a  bien débattu s’il s’agissait d’un livre adressé a la société, écrit « en chaud » après les attentats qui a souffert la France, pour mettre au propre les idées de l’auteure contre la violence, sur la démocratie… Ou, c’était plutôt un essai pour rendre le coup à tous ceux qui l’ont attaquée pour sa position contre la déchéance de nationalité.  Ou, une nécessité de laisser sa conscience parler, un monologue à haute voix…

En tout cas, Christiane Taubira a écrit un livre complexe pour parler d’un sujet complexe -celui du terrorisme djihadiste, ses origines et surtout sa solution… La violence, serait-elle la seule solution possible?

Parlons de la transcendance…  Car on a devant nous le destin des générations futures, leur facilité, ou  leur empêchement de pouvoir se réaliser en tenant compte des décisions prises au présent.

Un sujet qui fait à Taubira reprendre les mots prononcés par Albert Camus lors de la réception du prix Nobel de littérature, à Stockholm, le 10 décembre 1957.

Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.

Christiane parle de la déception, ne concède aucun rôle aux adultes et veut se concentrer et diriger ses mots vers les jeunes, les responsables de dessiner ce futur toujours incertain…

Les terroristes habitent la peur, ils parsèment la  terreur et l’utilisent pour nous faire aussi vivre dans la peur. Un fatidique cancer qui a suit ces propres règles, où les droits individuels font détruire l’indiscutable besoin de sécurité…

Contre ces balafres, la violence n’est pas une réponse… Elle va engendrer encore plus de violences chez les nouvelles générations et les actuelles les enlevant la possibilité de la réconciliation.

Taubira nous a offert un autre regard de la réalité, un appel à la réflexion dans un monde envahi par une globalisation, anéantie qui margine les faibles, qui approfondit sur les différences, qui crée des fausses justifications pour éterniser l’injustice… Elle, qui est née en dans les régions d’Outre-mer, qui est noire, qui est femme… elle qui a souffert les ataques racistes d’une façon décharnée, elle est une voix autorisée pour en parler…

Son style littéraire, recherché, frappant, puissant… cherche à  assurer que son idée va arriver à la conscience du lecteur… Elle fera ses mots danser autour d’une idée jusqu’à l’épuisement…

Elle va réunir autour d’elle des philosophes, des écrivains… transformant aussi cet essai en un traité de la culture. Mais, elle laissera un lieu d’honneur à la musique dans un des moments les plus beaux du livre

Que sait-on à vingt ans de tout ce que les jours et les nuits à venir livreront de mystères, de joies, d’amertume, de déchirements et de reviviscence ?

Que sait-on de l’amour indomptable si l’on n’a entendu Nina Simone menacer de cette voix de madrépore I put a spell on you, ou, l’ayant entendue, si l’on n’a senti son cœur se dilacérer millimètre par millimètre ?

Que sait-on du chagrin d’amour et de son pouvoir magique si l’on n’a entendu Billie Holiday soupirer Don’t explain, ou, l’ayant entendue, si l’on n’a coulé dans un vertige intersidéral ?

Que sait-on de la puissance nonchalante de la réconciliation si l’on n’a entendu Ella Fitzgerald défier Cry me a river, ou, l’ayant entendue, si l’on n’a escaladé tous les naufrages ?

Que sait-on de la force dépouilleuse de la passion si l’on ne sait qu’il est « des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril », si l’on n’a fondu en titubant avec Jacques Brel suppliant Ne me quitte pas ?

Que sait-on des ailes que donne l’ivresse de l’autre si l’on n’a pris leçon de Jean Ferrat * se perdant dans La Quête jusqu’à la déchirure ?

(En vrai il s’agit de Jacques Brel, note de l’ATF)

Que sait-on de ce que la présence de l’autre peut bouleverser sauf à se fier à Oum Kalthoum qui, avant cette présence, n’avait « aucun passé à méditer ni aucun avenir à attendre » ?

Que sait-on de l’hospitalité et de la fraternité si, écoutant Brassens chantant Pour l’Auvergnat, l’on ne s’est tout entier embué ?

Que sait-on des égoïsmes du monde fatigué et du goût pour le son des canons sans Juliette Gréco qui a si finement perçu Comme une idée que la Terre est très mal embarquée ?

Que sait-on de l’arbitraire et de la brûlure de l’ostracisme si Maxime Le Forestier ne nous rappelle, justement dans son album Bataclan, qu’être « né quelque part pour celui qui est né c’est toujours un hasard » ?

Et que sait-on de la plaie béante à l’âme que fore un pays qui refuse de reconnaître pour siens certains de ses enfants, si l’on n’a sué à la voix languissante de J.B. Lenoir et au lamento de sa guitare sur Alabama blues ?

Quelle est la solution proposée par Christiane Taubira? Aucune et toutes. C’est à chacun de nous de repenser le texte et de trouver entre lignes notre « goutte d’eau » pour dissoudre cette douleur en croissance. Elle réclame l’attention des jeunes… Pas comme ce cri lancé au monde par  Stéphane Hessel dans son « Indignez-vous » mais en leur chuchotant tout doucement un message de paix, d’amour, de défense de la beauté…

Elle a décidé de leur offrir un « murmure » soutenu, presque silencieux mais aussi puissant que les plus stridents des cris. Elle converse avec eux et essai de leur apprendre les leçons et de leur donner les conseils nécessaires pour ne pas poursuivre le chemin tordu hérité de ses aïeux.

À ce sujet nous avons déclenché un débat sur la situation mondiale actuelle. Il y a eu un consensus sur les dangers qui assiègent la « vraie » démocratie, pervertie par un néolibéralisme, aveuglée par un regard qui pointe de plus en plus des terreurs et des holocaustes que l’on subit partout.

On a aussi essayé de définir ce que c’est les « populismes », un mot déjà gâché, surexploité, qui est injustement appliqué  aux positions de l’extrême droite  et à ceux qui défendent l’égalité entre les personnes.

(La chanson « Lily » de Pierre Perret, est une petite histoire de l’émigration… des dernières générations qui sont devenus maintenant Américains, Français, Allemands… Nous rappelle que nous tous avons une partie d’émigrant dans un moment où le coeur de l’Europe n’a pas lieu pour ceux qui sont exclus par la guerre, la pauvreté, la faim…)

Nos recettes pour ce monde en crise, inspirées de la lecture de ce livre, nous ont fait remarquer l’importance de l’éducation, de la philosophie, de la réflexion, de l’empathie avec les autres et de la culture de l’esprit pour sauver notre avenir.

Retournant sur le livre. Francisco Javier souligne, plus que le message, la captivante récolte des « incontournables » déployée avec une grande qualité littéraire que fait de ce opus un rare document qui n’oserait jamais devenir un livre « des masses » mais qui exige du lecteur un effort pour l’apprécier tout d’emblée.

Dans un article récent, Christiane Taubira avoue que la littérature lui a sauvée, faisant un hommage inspirateur pour ceux qui aimons la lecture:

La littérature m’a tellement protégée. Tellement sauvée. Elle m’a embelli l’âme. Elle m’a rendue généreuse. (…) Elle m’a donné le goût de la grandeur, de la splendeur, de la somptuosité. (..) J’ai commencée à lire il y a des dizaines des années, et je sais que je n’ai qu’un chose à faire: vivre pendant encore des centaines d’années pour pouvoir lire encore. (L’OBS, Nº 2710, 13/10/2016)

pour finir cet entretien avec des mots qui font toute une déclaration de sa pensée:

Un enseignement que je revendique  pour tous les jours de ma vie. L’insurrection par la beauté, par l’amour, par la résistance aussi, la capacité à rester vertical y compris quand une armée entière a décidé de vous abattre. 

Nous avons beaucoup appris après la lecture de ces « murmures délicates » adressés à tous ceux qui savent LIRE  avec intelligence et bienveillance, et savent apprécier les moments de réflexion…

Un récit qui nous permet de nous dire « à très bientôt » pour jouir de cette petite parenthèse des vacances de Noël et de souhaiter, à tous ceux qui nous suivent dans ces pages, un Joyeux Noël qui laisse PASSER une année 2017 pleine des lectures et d’un futur aimable pour tous.

Merci… (L’ALF)

felicitation

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