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Les gens heureux

Liber & Co, Librairie Café littéraire, à trouver dans un endroit écarté du monde: Belle -Île en Mer, un des îles bretonnes du Ponant située près de la côte occidentale de la France, à 14 km au sud de Quiberon...

Liber & Co, Librairie Café littéraire, à trouver dans un endroit écarté du monde: Belle -Île en Mer, un des îles bretonnes du Ponant située près de la côte occidentale de la France, à 14 km au sud de Quiberon…

Par un après-midi d’hiver prématuré, nous avons parlé d’un livre qui nous a fait commencer par prendre la décision de si nous étions face à un livre « à l’eau de rose » ou plutôt il s’agissait d’un roman au sujet profond.

Une histoire qui nous a attiré par son titre, mystérieux, atypique qui ne laisse pas deviner ce qui peut se cacher derrière.

Pourquoi ce nom pour nommer un café? Un café-littéraire que, d’autre part, nous avons très aimé et qui nous a fait revenir sur le parcours des bouquinistes qui s’allongent sur la Seine.  Un café qui aurait mérité plus de présence et que nous aurions aimé le retrouver plus fréquemment dans la lecture de cette histoire tragique-vitale.

Les Gens étaient prêts. Moi un peu moins. J’avais peu dormi, j’étais anxieuse et excitée à la fois. J’inspectai une dernière fois les lieux. Tout était nickel ; les livres rangés et mis en valeur, la nouvelle vaisselle à sa place, la pompe à pression fonctionnait à merveille, le percolateur livrait un café digne de ce nom, le bar brillait. Ça y était, l’ardoise était tournée. J’ouvris la porte pour entendre la clochette, comme avant, lorsque ça faisait si plaisir à Clara. Derrière mes paupières closes, son sourire m’apparut. Le premier client entra. La journée avait démarré. (Extrait du livre)

Voici le résumé du livre  fait par Begoña:

Lors du premier anniversaire de la perte de son mari et de sa fille, et sur un coup de tête, Diane décide de tout laisser tomber en se souvenant d’un voyage dont son mari avait toujours rêvé.

C’est ainsi qu’elle part en Irlande visant à commencer une nouvelle vie hors de celle qui l’avait entourée auparavant.

Jamais devient toujours… « Jamais je tomberai amoureux à nouveau » donne sa place à « toujours j’aimerai la vie ».

Le cœur de Diane bat de plus en plus fort rendant son esprit de plus en plus vivant.

Le défi est atteint; elle pourra désormais vivre.

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Bouquinistes auprès de la Seine

 

Nous croyions êtreDans notre Dans notre devant un de ces romans pleurnichards et nous sommes parvenus à plonger dans l’histoire et voir au-delà du romanticisme. Comme ça, et tenant en compte le profil professionnel comme psychologue de l’écrivaine Agnès Martin-Lugand, nous avons mis en valeur cet aspect. Le portrait psychologique de la protagoniste, Diane, et son « épopée » personnelle pour se remettre d’une des plus grandes tragédies: rester toute seule après la mort par accident de sa famille. L’enjeu du roman n’est pas donc l’amour du couple mais le dépassement personnel.

 

Dans notre débat nous avons souligné que l’histoire a trois « actes » comme s’il s’agissait du théâtre : la tragédie, l’histoire d’amour et le dénouement.

Nous avons beaucoup apprécié la première partie, où Diane commence son combat sur le chemin du deuil si étudié et décrit par les psys , une analyse profonde, émouvante, déchirante qui nous émeut et qui nous frappe mettant le lecteur immédiatement à côté de Diane dans son périple.

Comment peut-on s’en sortir de la perte de nos plus proches? se demande Begoña, notre copine « atelierienne ».

Le deuil appartient à qui que ce soit qui le subit. Certes, le processus est très bien décrit, personne n’arrive à aider Diane à s’en sortir de la perte de son mari et sa fille. C’est à elle d’en décider le moment précis.

On a discuté si le comportement de Diane était exagéré: garder et utiliser les vêtements de son mari, les doudous de sa fille… Pour la justifier et même pour arriver à la comprendre on a tout de suite apporté des témoignages personnels qui font croyable un tel comportement: les personnes qui souffrent une douleur pareille ne veulent pas reconnaître le fait que leur vie a vraiment changé sans solution et s’attachent à ce petit peu qui reste de leur vie antérieure.

La deuxième partie nous a semblé plus prévisible, avec des personnages-clichés, une histoire presque superficielle: l’opposition entre le « macho » Edward et l’ami inconditionnel homosexuel, Félix, est une ressource littéraire que nous avons déjà reconnu dans beaucoup de productions « hollywodiennes ». En vrai,  ce n’est pas difficile à comprendre que tout de suite ce livre deviendra un film car, au fur et à mesure, qu’on le lit il semble que nous sommes face à un scénario de cinéma.

La fin, très inattendue par rapport au déroulement de l’histoire nous réconcilie avec Diane, la protagoniste, et avec le livre et l’auteure.

L’élection d’un paysage pas français, l’Irlande, nous semble aussi symbolique, ce « paradis perdu », le « point de fuite » de ce tableau vert ou la nature domine,   la protagoniste qui veut s’y trouver pour fuir de sa propre vie, pour échapper à la douleur qui, malgré tout, a voyagé en parasite avec elle et, à la fin, pour reprendre les reins de son destin, de son âme… La relation avec Edward peut être conçue comme la catharsis de Diane pour recomposer toute son âme à l’instar de cet homme aussi troublant, fâché avec le monde, hostile contre les êtres humains sauf ses plus proches (sa sœur, Judith, et les oncles-parents adoptifs). Deux personnages « corsés », enfermés dans leurs carapaces pour ne pas affronter la vie.  Un grand contraste avec les autres personnages pleins de vie, de joie qui, de l’avis des gens qui ont visité l’Irlande, c’est une caractéristique des habitants de cette île.  Le silence des morts que la protagoniste traîne avec soi opposé au bruit des vivants qu’elle va connaitre.

Les falaises de Moher, en Irlande (Foto:

Les falaises de Moher, en Irlande (Foto: Claudia Campos/Lucía SB en « Los viajes de Claudia y Lucía » un blog avec d’images fantastiques sur Irlande et d’autres paysages à ne pas rater)

Ce sentiment d’isolement nous a fait aussi penser à nos propres moments de concentration et les trucs que chacun utilise pour se retrouver avec soi-même: choisir la solitude pendant le petit matin ou la petite nuit, des rituels qui nous permettent de saluer notre « nous » le plus profond.

 

Du point de vue  linguistique on est devant un texte très intéressant qui utilise le langage soutenu, l’argot, les expressions quotidiennes avec fluidité et qui font de ce roman une source enrichissante de vocabulaire actuel qui va nous procurer d’y revenir de temps à autre.

Alors, ce ne sera sans doute pas de la « grande littérature », ce que l’auteure même reconnait lors de quelques entretiens, mais « Les Gens…. » est un livre qui se lit d’emblée, qui ne laisse pas indifférent et qui touche chez le lecteur des « boutons » invisibles qui le fait se reconnaître dans certaines mésaventures des protagonistes.

Pour finir cette petite chronique nous avons imaginé quelle serait la musique la plus appropriée pour ce livre des sentiments, de trombes d’eau qui assourdissent la douleur, des éclats intermittents de soleil comme la vie mème… C’est « Camille » où nous avons trouvé les notes musicales pour nous accompagner pendant cette lecture et pour le moment de repos qui arrive après la dernière page… Tout avant de cette petite « trahison » que tout lecteur doit commettre et qui nous poussera à abandonner les personnages du livre à son sort pour nous plonger dans notre prochaine lecture.

Nous nous sommes réunis pour connaître ces gens « heureux » du roman  mais  ils n’y étaient pas… ou si… ??!!!!!!!! Les gens heureux habitent partout… il suffit de savoir les découvrir. Parfois dans les pages d’un roman ou en profitant d’une rencontre littéraire…  C’est là que les ondes du bonheur se propagent et que nous rendent… heureux.

Je venais d’arriver devant mon café littéraire. Félix n’était pas là, logique. Mais le ciel bleu était toujours au rendez-vous, je souris en fermant les yeux. J’étais simplement capable de profiter de petits bonheurs simples. C’était déjà ça, c’était déjà mieux. Je touchai mon alliance. Un jour, je l’enlèverai. Peut-être pour Edward. J’entendis le téléphone sonner. Il était temps de travailler. Avant d’entrer, je jetai un regard à l’enseigne. Les gens heureux…

 

Pour en savoir plus

 

 

 

 

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