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Une belle « Tarde de Perros »

 

Qui a dit qu’il fait un temps de chien… ?

Il faisait très beau vendredi 8 avril à Aranjuez et l’Atelier a, une fois de plus, eu la chance de très bien accueillir et de recevoir M. A . Baïda, notre auteur « à nous », qui est venu nous visiter pour la 4ème fois. Et cette fois pour sa 2ème publication. Nous étions ravis de lui dire combien son livre nous a fait réfléchir, nous a fait méditer autour des sujets de la vie, autour des mondes parallèles et méconnus…

Un livre simple et beau… Nous qui venions de sortir ou de « nous en sortir » de l’encyclopédisme de « Boussole » de Mathias Enard, que nous avons un peu délaissé pour l’instant, faute de temps pour pouvoir admirer comme il faut, cette œuvre.

Nom d’un chien nous a rassurés, la littérature est une autre affaire, on peut y mélanger l’ironie, l’humour, la délicatesse, la force individuelle et collective, l’émotion sans limites et l’érudition sans frontières… Voilà pourquoi nous aimons l’écriture de cet auteur, parce que nous sommes des lecteurs « sans frontières », parce que les sujets exposés dans ses livres nous interpellent, nous rendent « intelligents », il faut savoir lire entre lignes, l’histoire n’est pas faite pour « le » lecteur mais « en tenant compte » un lecteur qui va bien travailler sur le message… émis par l’écrivain.

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Rencontre littéraire autour du livre « Nom d’un chien » d’Abdellah Baïda.

Pour A. Baïda il y a avant tout et par-dessus tout « les mots » (en grandes lettres), ses mots sont recréés, bien (re) travaillés, bien transmis, un éloge à l’abstraction des mots, qu’il utilise comme un artiste sa palette de couleurs. Sa prose est musicale et picturale.. et à partir d’elle il construit ses univers.

Nous nous sommes laissés emporter par ses mots, ses paroles, ses gestes et ses opinions sur nos opinions très diverses, très variées… très « mot à mot »… On peut dire que nous aussi, nous aimons les mots…

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Le tableau de Goya au Musée de El Prado face à face avec la couverture du livre.

En même temps que nous écoutions avec attention ses paroles, nous étions absorbés par ces passages que nous venions de lire et qui passaient comme un film par les écrans de nos pensées : tout d’abord la couverture du livre dont le tableau de Goya nous approche d’un de nos peintres les plus reconnus dans le monde entier, la légende de l’origine de la ville de Tiznit, les sombres couloirs de l’Administration (de n’importe quel pays), la rencontre du protagoniste et son cousin qui promène un chien à Paris, les tableaux de l’exposition qui a lieu dans l’histoire : « le chien dans l’art », le dernier paragraphe du livre plein de poésie…

Mais ce qui pourrait vraiment nous émouvoir de toute cette histoire c’est la mise en réflexion de la part de l’auteur de cette remise en question de toute identité, de tout ce qui peut faire les composants des identités et de « nos cultures »… De là peut-être la quête et l’obsession de cet auteur qui ne défend pas une seule identité mais plusieurs et plurielles, et qui nous met sur le chemin de la recherche de l’âme humaine…

Merci M. Baïda, pour ces beaux moments de littérature sans frontières, pour quand une troisième publication… ? Nous vous attendons avec impatience…

————————–

L’importance des mots

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Comme à chaque rencontre avec ce magnifique écrivain, Abdellah Baïda se montre comme « un communicateur sans frontières » toujours proche de ses lecteurs, prêt à répondre à toute sorte de questions dans le moindre détail et à nous faire part de son univers d’écrivain, une fois de plus avec l’élégance et la simplicité dont il fait preuve.

« Quand la littérature transmet directement avec un seul mot quelque chose de fort, c’est la vraie littérature ».

L’écrivain a exposé trois idées qui sont derrière ses créations littéraires:

Pour Baïda, les romans habitent un autre espace différent de la réalité, dominé par les règles de l’art, de la création et de l’invention.  D’après A. Baïda, le projet de l’écrivain n’est pas dénoncer la réalité mais créer une oeuvre artistique, même si cela implique que la réalité arrive à être critiquée dans l’œuvre ou qu’elle soit susceptible d’être critiquée.

« Le défi pour l’écrivain : exprimer des mots suggestifs pour découvrir un autre univers différent de la réalité »

« Je n’écris pas pour défendre une thèse mais pour créer une œuvre. J’interroge la réalité comme mon personnage. »

Toujours accompagné d’un aigu sens de l’humour et de l’ironie:

« Pour devenir un bon écrivain, il faut des fesses solides »

En plus, c’est seulement une moitié de l’oeuvre littéraire qui, à son avis, appartient à l’auteur restant aux lecteurs la tache de compléter le tableau: « J’ai besoin d’un lecteur actif ». C’est pour cela qu’il se défini presque minimaliste par rapport à l’utilisation des mots qui ne doivent pas être que des déclencheurs d’idées et de sentiments dans les lecteurs.

Pour finir, il ne croit pas à l’objectivité quand il se met à la tache d’écrire. Il adopte ses propres points de vues, tout à fait subjectifs, oubliant la tentation d’une écriture réaliste. Un travail qui nait et se développe en solitude pour finir par abandonner l’auteur dès qu’il est publié.

« Quand on lit ou on écrit, on crée un univers autour de nous-mêmes et il faut le faire en solitude pour pouvoir bien s’y immerger »

Un discours en mutation

Il y a toute une évolution de la narration: La première partie du roman est racontée par un narrateur.

Dans la deuxième partie, il n’y a plus de narrateur et c’est Driss qui prend la parole : JE comme un signe de liberté d’expression.

La troisième partie nous montre l’univers interne de Driss. Il s’interroge, il observe, il est préoccupé par la relation avec ce nom. On dévoile l’univers interne de Driss pour approcher le lecteur du personnage.

 

Une couverture qui parle 

La question du titre du livre c’est un affaire important pour lui . De même qu’avec le « Dernier Salto » ce titre permettra de construire tout un monde autour de lui.  Le projet de ce livre sert de couverture à d’autres idées pas présentes dès le début du procès créateur devenues les « fantômes » de Driss: les contradictions de sa société, le rôle de la femme toujours en question, la liberté d’expression …

Il fallait trouver une idée inspiratrice qui stimule la lecture. C’est le patron de la Maison d’Edition qui a suggéré le tableau de Goya : le chien petite tête, quasiment au centre…  C’est un chien qui essaye de sortir d’une lutte contre le vide du reste du livre. » voilà l’interprétation que l’auteur fait du tableau.

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L’auteur montre la publication « Los animales de El Prado » qui a aussi sur sa couverture une partie du tableau de Goya qui a inspiré celle de son livre.

« Le chien » est à l’origine du roman sans rapport avec l’animal, ce n’est qu’une notion, qu’un nom. Construire un univers… un monde romanesque autour de ce mot : « Qu’est-ce que ça évoque ? ».

« Il y a un monde romanesque à partager »

Dans le roman, le chien à travers l’art, la réalité… s’est métamorphosé dans une musique, d’où le nom de « Jazz » pour lui.

À la fin de la séance on a partagé un petit repas qui a bien accompagné les signatures des exemplaires et qui nous a permis de rester en famille un séance qui restera pour toujours dans nos vives mémoires des expériences uniques.

 

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