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« J’y étais… »

13-XI-2015 Paris, brûle-t-il? Le monde entier, la raison brûle aussi à Paris

13-XI-2015
Paris, brûle-t-il?
Le monde entier, la raison brûle aussi à Paris

De la joie à la tristesse en moins de 24h.

On s’apprêtait à verser quelques mots dans une autre page du blog pour rendre compte de notre présence à la séance de David Foenkinos à l’Institut Français de Madrid, jeudi 12 novembre, lorsque nous nous sommes retrouvés avec la nouvelle qui a malheureusement éclipsé «notre joie» de dire combien nous avons aimé d’être là…

Encore une fois, encore une autre fois la vie de beaucoup de Français a été «volée» ce vendredi dernier, 13 novembre… (le treize du onze novembre) les chiffres seraient-elles une prémonition à remarquer comme dans une page de «Charlotte», la protagoniste initiale de cette chronique,  où elle calcule sa prédestination vers sa «mort»… ?

Nous voulons pour nous soulager un peu et pour faire un petit hommage aux victimes de ces attentats contre l’Humanité entière, partager cette réflexion de notre admiré Andrés Aberasturi, journaliste et écrivain qui chaque week-end nous régale sa « Poésie de la vie » chez le programme de RNE (Radio Nationale d’Espagne) « No es un día cualquiera » (« Ce n’est pas un jour quelconque ») :

Malgré tout, mon fils, ce monde est beau et les gens sont honnêtes. Je sais qu’il ne va pas être facile de te convaincre. Tout ce que tu vois chaque jour sur les journaux c’est encore pire que le plus affreux des  films de terreur.

Mais pense à tout ce qui n’y est pas; pense à tout ce qui ne fait pas la une des journaux et qui comble vraiment la vie…

Penser que pour un seul terroriste il y a des centaines, des milliards d’hommes et de femmes pacifiques, qui essaient de vivre en demandant et en offrant la paix. Tout n’est pas affreux, tout n’est pas injuste… Tout n’est pas terrible, tout n’est pas injuste.

Mais si je t’avoue tout cela, si je t’assure que ce monde est beau et que les gens sont honnêtes ce n’est pas pour apaiser ta douleur ni pour enterrer la rage qui te ronge à l’intérieur.

Tu ne dois pas te contenter de tout ce qui nous entoure, ni hausser les épaules tandis que d’autres prennent la tâche d’améliorer le monde. C’est une tache qui nous concerne à tous. Ce serait une tache qui devrait nous concerner à tous.  Et pas seulement quand le sang teint en rouge les wagons d’un train de banlieue, la rédaction d’un magazine ou une salle de fêtes.

Tu ne dois pas croire non plus que seulement les fanatiques sont les coupables. Bien sûr qu’ils le sont. Mais il y a des complices qui trafiquent avec leur foi moquée, avec leur pauvreté, qui leur vendent des armes, qui leur promettent des paradis qui n’existent pas.

 Ceux qui, de leurs bureaux étincelants  dessinent des frontières entre peuples spoliés

Ceux qui pour maintenir l’équilibre des marchés ne doutent pas de soutenir des gouvernements qui exhibent impudiques leur richesse mal distribuée. Pendant que nous tous, nous regardons d’un autre côté.

Et malgré tout, il faut se convaincre que ce monde est le plus beau et que la plupart des hommes et des femmes et de ces êtres qui l’habitent, ne veulent que leur bout de pain de chaque jour et la paix bénie que d’autres ne connaissent même pas.

Tu dois me croire, mon fils, car, si ce n’était pas comme ça, tu ne souffrirais pas d’injustice et te contenterais de ton confort et tu abandonnerais la rage que tu ressens maintenant.

 Et si c’était le cas, tu donnerais la raison aux tueurs.

Et puisqu’ils ont tort, prends en charge ta rage, rejoins ces hommes et ces femmes qui ne veulent pas de la vengeance mais qui clament la justice. »

Charla con InmortalesEn ce moment nous nous accrochons aux belles phrases de David Foenkinos au moment de son intervention dans la grande salle de l’Institut Français . Un auteur parisien qui s’est épris d’une jeune peintre allemande et avec qui « il a vécu » dix ans, dans le sens littéraire du terme. Parcourons avec lui cette passion, cette dévotion, cette quête merveilleuse. Tout cela lui donne le droit de dire :

  • J’étais déprimé de voir que les gens ne connaissaient pas Charlotte Salomon et qu’ils l’oubliaient de plus en plus. […] (Sa découverte) a été un bouleversement de toute ma vie. […] Dix ans de travail interrompu sur elle. 

  • Foenkinos analyse les conditions terribles où l’œuvre magnifique de Charlotte Salomon est conçue: « Elle a traversé la douleur pour trouver la beauté au fond de soi-même ».

  • Je suis allé très souvent sur cette chambre d’hôtel où Charlotte Salomon a peint. […] J’ai fait une biographie émotionnelle. […] J’ai eu envie de prendre les lecteurs par la main et les emmener avec moi sur les traces de Charlotte.[…] La réceptionniste de cet hôtel me prenait par un psychopathe… [… Pour moi chaque personne qui lit ce livre sur Charlotte c’est une façon de lui faire revenir avec nous…

  • Est-ce une autobiographie? Charlotte c’est mon premier livre où j’existe réellement… 

  • J’ai écrit ce livre par une demande physique. […] Elle m’a attrapé le cœur et elle m’a attrapé l’ esprit.. Dans cette manière d’écrire j’ai trouvé un rhytme…

  • Une obsession sur la mémoire de faire vivre qui n’existe plus. Je la trouve divine, sublime… 

  • Son oeuvre va lui permettre de sauver sa vie, d’échapper de sa malédiction… Elle parvient à se sauver du désastre, à être une femme, à aimer, à se marier, à porter la vie sur elle… L’art permet de rendre supportable la vie Les témoins qu’il a eu pour l’aider à écrire ce roman

  • Les parallélismes entre les cas d’Anne Frank et Charlotte Salomon

  • Une personne débordante de sensibilité et d’intelligence artistique…  Une exposition à Madrid, serait-il possible?

  • C’est une historie que les jeunes gens comprennent et lisent très bien… C’est très didactique cette vision de Charlotte… Ils s’identifient avec Charlotte…

  • J’y étais… Ce n’est pas un travail de journaliste, c’est une biographie émotionnelle… Je connaissais son oeuvre par coeur… Mais je n’oserai jamais dire que c’est de la vérité… Tous les faits du livre son vrais… La manière de raconter c’est romanesque…  

  • C’est une histoire qui permet d’être vécue au présent… Je ne pouvais pas l’écrire si je n’étais pas présent… C’est aussi l’histoire d’un homme qui part à la recherche de Charlotte… 

  • Des moments pour l’ironie et pour l’humour… J’ai mis beaucoup de mon énergie dans ce livre… J’ai commencé à vivre autrement après ce livre…

  • J’ai écrit le livre que je voulais… Il n’ y a rien de plus beau que d’admirer quelqu’un… 

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Les mots de Foenkinos et du modérateur étaient décorés par les toiles de Charlotte Salomon, leur discours coulait agréablement, Foenkinos très décontracté, tenue sportive, gilet et jeans, sa voix presque douce .. il se montrait à l’aise, content de savoir que « charlotte » éveille une telle expectation, qu’elle n’est pas oubliée, que son immense culture picturale et musicale, que son intelligence va parcourir encore de beaux chemins . Il fait une référence très spéciale au style d’écriture qu’il a adopté, les phrases courtes les plus difficiles jamais écrites… et laisse entendre que son obsession pour Charlotte n’est plus une maladie, qu’il va bientôt publier un autre livre.

David Foenkinos a été présenté comme le dernier écrivain pour ce cycle des « charlas con inmortales » que l’Institut Français de Madrid va de nouveau proposer l’année prochaine.. la présentatrice a dit : « le meilleur c’est pour la fin »

« Faire vivre ce qui n’existe plus », voilà une autre belle phrase de l’auteur et voici le lien qui pourrait calmer notre tristesse, une petite note de musique, celle qui aimait Charlotte : « la jeune fille et la mort » de Shubert

Voici ces mots à propos d’Alfred, l’amour éternel de Charlotte:

Une séance mémorable, une rencontre profonde, personnelle avec un auteur qui nous a transmis sa passion, sa nécessité d’écrire, sa façon de vivre à travers la littérature… Par quelques moments, nous avons fait partie de la quête romanesque de Foenkinos à la recherche d’une raison pour vivre, celle que Charlotte Salomon a trouvé à travers la peinture.

David Foenkinos nous a annoncé sa prochaine histoire qui sortira l’année 2016.., On l’attend déjà avec intensité, presque avec nécessité…

Merci.

PHoto avec Foenkinos

David Foenkinos aves des élèves d’Avanzado 1 de l’EOI de Villaverde

Finissons, maintenant, avec un autre souvenir aux victimes des attentats à Paris. Prenons à ce propos, les mots de l’écrivain Abdellatif Laâbi publiés à son Facebook:

Devant l’horreur d’hier, que puis-je dire ou faire ? Au plus profond du désarroi qui meurtrit la chair et l’âme de tout être humain digne de ce nom, je ne peux que prier à ma façon, avec les mêmes mots qui me sont montés à la bouche le 10 janvier dernier , et que voici :

B.D, de Forges, publiée sur « El País »

J’atteste qu’il n’y a d’Être humain

que Celui dont le cœur tremble d’amour

pour tous ses frères en humanité

Celui qui désire ardemment

plus pour eux que pour lui-même

liberté, paix, dignité

Celui qui considère que la Vie

est encore plus sacrée

que ses croyances et ses divinités

J’atteste qu’il n’y a d’Être humain

que Celui qui combat sans relâche la Haine

en lui et autour de lui

Celui qui dès qu’il ouvre les yeux au matin

se pose la question :

Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre

ma qualité et ma fierté

d’être homme ?

Abdellatif Laâbi

14 novembre 2015

(« Quand on n’a que l’amour » de Jacques Brel)

 

Et voici les mots que les étudiants de Français de l’EOI de Villaverde et les membres de l’Atelier ont voulu renvoyer aux vents à la manière d’hommage aux victimes des attentats de Paris en souhaitant que la force de l’amour puisse s’imposer sur l’irrationnalité.

Plus d’hommages aux victimes de la barbarie

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