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Un moment excellent: PAS PLEURER

Lydie Salvayre, une écrivaine qui nous parle de très procheLydie Salvayre, une écrivaine qui nous parle de très proche

Cette petite chronique n’est pas écrite pour raconter le livre mais pour raconter le moment excellent vécu le 28 septembre 2015 à l’Institut Français de Madrid autour de la présentation du livre « Pas pleurer » qui nous a tant envoutées lors du programme « Charla con Inmortales ». Nous étions trois membres de l’Atelier (Paqui, Teresa et moi, Inma)

Deux femmes toutes vêtues en noir, l’écrivaine et sa présentatrice, une philosophe, dialoguent entre elles sur « Pas pleurer », le livre qui a reçu le Prix GONCOURT 2014. Deux grosses bagues sur les doigts de l’écrivaine apportent de l’élégance à ses mains en constante mouvement

Il y a un public nombreux ,expectant dans la grande salle, les yeux braqués sur le scénario où deux fauteuils en rouge attendent leurs invitées.

Rencontre littéraire avec Lydie Salvayre

Rencontre littéraire avec Lydie Salvayre

Le moment peut être qualifié aussi de froid car il n’y a que deux voix qui résonnent tour à tour et ce sont les phrases et les mots qui vont réchauffer l’ambiance solennelle à l’heure de parler du livre, de lire des paragraphes, d’entrelacer les phrases, de nuancer les pensées de chacune des intervenantes

Georges Bernanos, un ecrivain brisé par la confrontation entre l'ideologie et la réalité

Georges Bernanos, un ecrivain brisé par la confrontation entre l’ideologie et la réalité

L’auteure présente d’une manière douce l’atrocité d’une guerre civile survenue en Espagne en juillet 1936, et c’est le grand sujet de son roman écrit en fragnol, la langue de sa mère, Montse, protagoniste de l’histoire et elle refuse toute approche académique. Ce sont uniquement les sentiments des mots qui jaillissent, et qui font appel au public. L’écrivaine dit qu’elle a voulu faire un appel au lecteur, que la beauté du livre est dans sa langue, pleine de mots en espagnol. Le plus important pour elle c’est les mots ; les mots de sa mère qui n’a jamais appris le français académique et d’une certaine manière elle lui rend hommage, à cette femme qui a 15 ans quand elle part de son village de la Catalogne coupé du monde et va découvrir l’émerveillement de la vie et la déraison humaine. Et là dans ce mot « déraison » intervient l’écrivain qui a inspiré ce livre . « GEORGES BERNANOS », le grand écrivain français mille fois dénié, profondément chrétien et atrocement touché par cette guerre appuyée par l’église catholique . Lydie Salvaire parle de l’admiration qu’elle porte à cet homme qui refuse d’entrer à L’Académie Française. Elle mentionne le livre qui lui a aussi inspiré son histoire : « Les cimetières sous la Lune » de G. Bernanos.

D'après l'auteur, le titre du livre,

D’après l’auteur, le titre du livre, « Pas pleurer » est inspiré d’une lettre de Marina Tsvetaeva (en russe : Марина Ивановна Цветаева), une poétesse russe à à Boris Pasternak: « Elle s’arrête soudain et écrit: «Pas pleurer. » Je me suis dit que c’était tout à fait la morale de ma mère: ne pas se poser en victime larmoyante face à une situation difficile. »

Lydie, dans son intervention fait un beau petit parcours par la littérature « picaresca » espagnole pour la comparer à l’époque du classicisme français, le raffinement français et le baroque espagnol, deux grands chemins à parcourir. De la démesure de El Buscón (Quevedo) au classicisme de Pascal.

Elle déclare que même en sachant l’espagnol, sa langue est le français pour la simple raison qu’elle rêve en français. Elle fait aussi allusion aux chansons d’Antonio Molina qui chantait sa mère, aux paroles touchantes de ces chansons de l’après-guerre espagnole.

La salle était pleine et nous étions saisies d’une grande beauté littéraire, d’un moment excellent, de ceux qui ne se présentent pas facilement, de ceux qui font le parcours d’une vie… un grand évènement pour la petite histoire de cet atelier littéraire.

Je veux souligner ces deux phrases :

« le plus mort des morte est le petit garçon que je fus » G. Bernanos.

« la langue est plus généreuse que les hommes qui la parlent «  (Lydie Salvaire)

Au moment des adieux une chanson anachronique qui va nous faire penser à une autre Espagne, celle des « réfugiés espagnols » : « El emigrante (Juanito Valderrama)

Voici un entretien à propos du livre chez Éditions du Seuil:

Charla con Inmortales

Charla con Inmortales

Prochains rendez-vous à l’Institut Français :

Tout proche : Michel Serres avec Montaigne (5 novembre)

  • MICHEL SERRES CON MONTAIGNE
  • David Foenkinos qui parlera avec Charlotte, son personnage du roman. JEUDI 12 NOVEMBRE, dans la même salle de l’IF. (à Madrid)

Une bonne traduction de « Pas Pleurer » vient de paraître en espagnol cependant je conseille de lire ce livre d’abord en français pour savourer le « fragnol »

Une Réponse

  1. […] les sentiers de la Philosophie. Nous connaissons (et aimons) déjà un peu les pensées de Montaigne et maintentant c’étaite le tour du « Traité sur la Tolérance » de […]

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