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Montaigne, Un et Multiple

"Un été avec Montaigne" d'Antoine Compagnon

« Un été avec Montaigne »
d’Antoine Compagnon

Nous avons choisi pour cette séance le livre d’Antoine Compagnon, « Un été avec Montaigne ».  Nous sommes convaincus que le livre de Compagnon va nous accompagner cette année et les suivants… Nous serons volontairement obligés à le mentionner dans beaucoup de nos futures lectures… Voilà pourquoi ce n’était pas un livre « d’une séance » mais un livre pour nos futures séances… proches et lointaines… Ce ne sera pas du tout un livre délaissé.

Il y tout un univers en Montaigne à découvrir à travers l’approche faite par Compagnon.

Parmi nous, c’était Francisco Javier qui a mieux su trouver les mots pour montrer notre admiration, devenue passion dans son cas, pour cet auteur « oublié » de la Renaissance. Voilà ses pensées partagées avec nous tous:

« J’ai fini le livre de Compagnon et, plus qu’une lecture, le parcours de ses pages m’a semblé le « toucher du ciel littéraire ». J’ai dévoré les mots et les pensées de cet écrivain qui a su si bien pénétrer l’âme de Montaigne. Je laisse tomber ici alors quelques réflexions sorties de mon « coffre littéraire » au fur et à mesure que ce bijou de la nature m’attrapait. C’est un maigre hommage à Montaigne. J’espère que tu pourras l’ouvrir et lire son format. 

Qui es-tu Montaigne? Est-ce que je te connais? J’ai mis au plus profond de mon être ton message, l’essence de toi-même? Suis-je capable de jouir de la sagesse d’un homme qui s’interroge sur l’insoutenable légèreté de la condition humaine?

Une pléiade d’auteurs qui te présentent avec une ampleur érudite, chantent tes louanges d’une façon impeccable, te décrivent tout en montrant une connaissance sans bornes ni horizon. La mienne, au contraire, est une approche dépourvue de tout le lyrisme académicien des spécialistes qui te prennent dans leurs bras sachant qu’ils sont  tes disciples, tes “enfants uniques”; j’ose plutôt percer insensiblement ta figure, arriver à ton port avec mon petit bateau. Tu vois? “J’essaie” de suivre ton chemin; un sentier dressé par ta volonté de maintenir un dialogue timide avec toi-même (te parler c’est comme me parler à moi-même).

Mais je te repose ma question initiale. Qui es-tu? Es-tu ton seul présent? Y a- t- il d’autres passés et futurs qui t’entourent? Une multitude de cogitations nées de la peau de grand nombre d’étoiles de l’Olympe littéraire, passées et contemporaines, t’appartiennent, fusionnent avec toi jusqu’au fait de pouvoir soutenir sans crainte que tu es le prince des réflexions humaines. Te lire c’est prendre connaissance des portraits philanthropes peints par les grecs ou les latins; s’emparer des leçons magistrales que j’ai butinées avec délectation; des enseignements venant d’André Gide, Stendhal, Pascal, Beaumarchais, Michel Foucault, Samuel Johnson, Fernando Savater, André Sponville, Marcel Proust, Félix Martín, Cándido Pérez-Gállego, Jorge Edwards, Lord Corwallis, Francis Bacon, Allan Bulock ou Bertrand Russell. Ah, Bertrand Russell! François Mitterrand avait “ses Essais de Montaigne” comme sa Bible de chevet; Hemingway aussi; moi, j’accorde le même privilège au livre du grand philosophe anglais “Praise of Ildeness” (“Éloge de l’oisiveté”). Il s’agit peut- être du livre jumeau de tes Essais. J’y ai trouvé un traité sur le calme face aux contraintes de la vie; Rusell y projette son idéal de vie contre tout obstacle sous forme d’amour, de mort, de religion ou d’injustice née du déséquilibre du colonialisme… Ton livre est “Le livre”, un de ces incontournables à porter de main à présider à jamais chaque bibliothèque, tel un refuge ou une fenêtre ouverte au monde.

Le fruit de tes réflexions est devenu pour moi une source inépuisable de sapientia, de silence solennel, d’arrêt garant de “souci de soi”; une ataraxie épicurienne (usage mesuré des plaisirs).

Ton écrire errant et fuyant, tes mots “à sauts et à gambades”, m’offrent paradoxalement un repos, la connaissance de moi-même (chacun de nous est le témoin de l’humaine condition). Ce bouquin du XVIe siècle est universel; c’est un ami.

Montaigne, mon ami, tes Essais, même s’ils se situent dans une époque révolue pour moi, sont la quintessence de la lutte contre toute barbarie, contre le manque de culture naissant de la non-expérience de soi, contre le concept utilitariste de la connaissance. Je les considère comme un moi-profond, l’arrière-boutique de mes pensées.

Mais pourquoi je m’adresse à toi comme si j’étais un de ces auteurs si proches de ton oeuvre? Qu’est-ce que peux écrire de quelqu’un dont les volontés individuelles et collectives se côtoient à merveille lorsqu’il faut contempler l’être humain, un et multiple? Que sais-je?

Carmelo nous a aussi rappelé que Montaigne protestait déjà contre le bourrage de crâne scolaire dans les chapitres : « Du pédantisme » et « De l’institution des enfants », au premier livre des Essais.

(…) Montaigne fait le processus de l’enseignement de son époque. La Renaissance prétend avoir rompu l’obscurité du Moyen Âge et avoir retrouvé les lettres anciennes, mais l’on continue de privilégier la quantité de l’instruction au détriment de la qualité de son assimilation.

(…) L’éducation selon Montaigne, vise l’appropriation des savoirs : l’enfant doit les faire siens, les transformer en son jugement.

(…) La conscience, c’est-à-dire l’honnêteté, la moralité, est bien le but dernier de tout enseignement. C’est ce qui reste quand on a digéré, quand on a presque tout oublié.

Nous espérons et souhaitons que les mots lus et dits dans cette séance auront fait un effet de calme et de paix avec nous-mêmes et que nous aurons su transmettre cette sensation à vous, amis lecteurs de ces chroniques…

Pour en savoir plus

Une Réponse

  1. […] les sentiers de la Philosophie. Nous connaissons (et aimons) déjà un peu les pensées de Montaigne et maintentant c’étaite le tour du « Traité sur la Tolérance » de […]

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