• Bienvenus à l’Atelier de Littérature d’Expression Française

    Bienvenues à l'Atelier de Littérature française
    Si vous, internaute, d’où que vous veniez, vous êtes arrivé sur ce blog emporté par l'espoir de trouver un lieu où partager votre intérêt pour la littérature en langue française, vous êtes les bienvenus. Veuillez bien participer avec vos inquiétudes et vos idées en répondant aux posts affichés. Merci de votre visite et de vos opinions..

    Les membres de l'atelier de littérature.

    Tous à vos tâches
  • Pour nous trouver...

    Vendredi de 17h-19h (Consultez le calendrier sur la marge droite)
  • J’aime lire

  • Lisez le Bulletin de l’Atelier

    Lisez le Bulletin de l'Atelier
  • Version iPad-iPhone

    Version iPad-iPhone

    Cliquez sur l'image, téléchargez Flipboard et regardez le magazine de l'Atelier sur ton iPhone, ipad

  • Contributions

    Contributions
  • Chercher para catégories

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

    Rejoignez 318 autres abonnés

  • Follow Atelier de littérature d'expression française on WordPress.com
  • Vidéothèque

  • RSS Vidéothèque sur l’Islam (en espagnol)

    • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.
  • Phonothèque

    Phonothèque
  • RSS Audiolivres

  • Fiches de lecture
  • Échos littéraires

    Échos littéraires
  • Ecos literarios

  • La bibliothèque de l'Atelier

    La bibliothèque de l'Atelier

  • Mon livre préféré

    Mon livre préféré
  • Articles les plus consultés

  • Archives

  • Commentaires récents

    Re-vivre la vie | At… sur Peindre pour survivre
    Leticia Hernández Ló… sur Le crépuscule des coeurs
    Symétrie meurtrière… sur Camus-Sansal, Sansal-Camus:…
    Symétrie meurtrière… sur Retour à la vie
    Symétrie meurtrière… sur Le crépuscule des coeurs
  • Nous avons eu...

    • 122,503 visiteurs
  • Visiteur
  • Administration

Le carnet noir

Modiano-HerbeCette séance a été consacrée au livre de Patrick Modiano, « L’herbe des nuits », un titre mystérieux, comme le propre auteur avoue lors d’un entretien après être lauréat du Prix Nobel de Littérature 2014.

 

Voici la présentation que Paqui a fait pour tous de ce livre:

Jean, un écrivain, un type calme et amoureux, réalise un va et vient rêveur où il voyage du présent au passé à son époque universitaire . Il fait une enquête à travers les notes de son carnet noir, qu´il avait prises quand il était jeune, et le dossier qui lui donne Langlais.

Le protagoniste, Jean, retourne vers son passé dans les années soixante, et remémore Dannie , le marocain Aghamouri et les autres (Paul Chastagnier, Duwelz, Georges Rochard, Gérar Marciano…), L´Unic Hotel, un lieu de rencontres et de réunions ,où il y avait beaucoup de mystère autour de ces gens-là et de leurs activités .

Jean confesse  » j´avais le sentiment de mener une vie clandestine » C´est à cause de la relation personnelle, amoureuse, rêveuse, poétique, excitante, dangereuse..qui maintient avec Dannie

Il visite les quartiers de Paris en évoquant les promenades qu´il faisait avec Dannie, dans les ruelles et  les cafés de Paris la nuit, l´Unic Hotel, l université Censier etc……

Un jour Aghamouri demande à Jean de l´aide pour récupérer la carte d´identité fausse de son épouse qu´il avait donnée à Dannie. Et il lui dit « Nous sommes des pestiférés. Avec  nous, vous risquez d´attraper la lèpre » . « Vous avez de la chance.. Vous n´êtes pas obligé comme nous de mettre la main dans le cambouis…Vous gardez les mains propres… »

Ce sera au moment présent qu´il pourra comprendre les événements qui se sont produits alors avec Dannie, Aghamouri et tout ce qui s´est passé autour d´eux.

Une autre vision plus obscure et pleine de mystère de Paris

Une autre vision plus obscure et pleine de mystère de Paris

Le livre est un voyage littéraire qui sert à découvrir intimement. C´est à travers les souvenirs, la mémoire et l´oubli qu´on peut arriver à se connaître un peu plus…..

 

 

 

 

« Mais, chaque jour, le temps presse et, chaque jour, je me dis que ce sera pour une autre fois.

Le livre nous a un peu deçu. Carmelo résume l’opinion la plus prédominante dans le débat:

On a essayé plus ou moins d’imaginer l’ambiance des endroits de Paris que l’auteur a parcouru pour écrire le roman, on a réfléchi sur les situations qui ont accompagné l’action humaine des personnages, et même on a lu et on a écouté des documents sur la personnalité de l’auteur, mais on n’a pas encore approfondi sur l’étude de l’argument du roman.

Nous nous sommes laisser aller à Paris jusqu’au point de nous affairer, presque à tort et à travers. De sorte que cela a pu créer dans l’esprit du lecteur une espèce de sensation de frustration, à cause des chemins de confusion, le long desquels nous avons été entraînés par l’auteur, de la même manière que les marins d’Ulysse se sont fait tromper par les chants de sirène.

On sait que le caractère du roman noir permet à l’auteur une variété diverse de mouvements dans un labyrinthe complexe. Et c’est vrai aussi que dans la réalité les événements sont parfois insolubles. De plus, il semble que Modiano a prétendu jusqu’à un certain point établir un parallélisme entre certains personnages de son roman et ceux du monde de la pègre. Cependant, à mon avis, il y a finalement beaucoup de détails à régler dans le roman. Car le mélange d’ingénie, de mystère et de passion doit toujours essayer d’être plus grand dans la fiction du roman noir que dans la réalité.

On a l’impression que l’auteur a décidé d’entreprendre la recherche de soi même. Raison pour laquelle il ressent le besoin de faire un voyage en arrière afin de découvrir surtout le profond sens moral de sa personnalité, étant donné qu’il semble avoir un certain sentiment de culpabilité d’avoir fait part par action ou omission à la commission d’un délit ou de soutenir certains malfaiteurs suspects. Mais ce voyage se développe un peu à la dérive.

pajarosloop3Jean a plusieurs raisons pour soupçonner que Dannie est une personne ambiguë, sombre. Néanmoins, il ne refuse pas le contact, il y persiste même. D’où justifie-t-il la relation personnelle avec Dannie ? :

« Mais, après tout, les vraies rencontres sont celles de deux personnes qui ne savent rien l’une de l’autre, même la nuit, dans une chambre d’hôtel. » (p. 53, version numérique)

ou à la page 285 :

« Est-ce que nous avons le droit de juger ceux que nous aimons ? ».

Et d’après ce qu’on peut apprendre à partir des dialogues des pages 186-188, on pourrait en tirer qu’ au fond, Jean ne voulait pas avouer que Dannie était impliquée dans quelque chose « de très sale ».

Mais il y a d’autres questions sans réponse : Pourquoi Aghamouri met en alerte Jean sur le risque de contacter Paul Chastagnier, par exemple ? Quel en pourrait être son intérêt ? (Cela n’a apparemment aucune répercussion sur le développement postérieur du roman).

Et de la même manière, pourquoi Aghamouri, essaie-t-il de dissuader Jean fréquenter Dannie ?  :

« Faites attention à vous… Dannie et moi, nous sommes un peu des pestiférés… Avec nous, vous risquez d’attraper la lèpre… » (p. 181)

De plus, la Barberie, quel rôle joue-t-elle dans cette histoire?

Quel motif incite-t-il Dannie à s’approprier toujours des clefs des maisons d’autrui, sans permission de ses propriétaires ?

Sont les lampes allumées un autre personnage du livre?

Sont les lampes allumées un autre personnage du livre?

Est-il possible que les lampes toujours restées allumées, par oubli, aient-elles un symbolisme, dans la vie de l’auteur ? Serait-ce le reflet d’un permanent sentiment d’insécurité personnelle ? (C’est-à-dire, avoir le pressentiment de laisser toujours des traces qui pourraient le trahir ; ou bien, avoir toujours la sensation de ne jamais finir ce qu’on a un jour commencé).

S’agit-il peut-être de la perception du « MOI » constamment menacé ? Mais menacé par qui, et pourquoi ?

Mais la chose réellement surprenante du livre, c’est que même le plus grave fait qu’il arrive dans le roman (la mort d’un homme), et que cette mort reste finalement sans résoudre. Lui, le mort, qui était-il ? Peut-être que les services secrets marocains on y été impliqués? Et pourquoi ?

Finalement, l’inspecteur, semble-t-il ne pas dire tout ce qu’il connait des affaires vraiment troubles de cette époque-là. Donc qu’est-ce qu’il se réserve et pourquoi ?

Ce sont trop de questions sans réponse. Alors, le lecteur finit la lecture avec l’idée que presque tout reste un peu indéfini, flou et inachevé.

À la fin, il semble simplement qu’une petite poussière de mystère survole le ciel de Paris. Le reste manque d’intérêt.

gabbiani.gif_2012111222638_gabbianiNous voudrions finir avec cette réflexion faite par Paqui lors de la lecture d’un livre de Paul Auster (L’Invention de la solitude, 1982) qui parlait de l´importance de la mémoire et qui nous semble très approprié avec cet exercice de la mémoire qui est aussi dans l’âme de ce roman raté:

« Il est obsédé et moi aussi. Comme je partageais cette obsession de la mémoire et que j´étais inspirée, j´avais écrit ces mots. Pour moi, la mémoire est une chose très importante dans la vie. La vie c´est notre mémoire et la mémoire des autres. Sans mémoire il y aurait un grand vide dans notre vie et dans notre esprit.

L´âme, l´esprit, la mémoire…….je ne sais pas …
Voici ces mots
        « La mémoire habite en moi, plongée dans des eaux troubles et profondes , au fond de l’abîme. Si j’y plonge et je retiens mon souffle, je pourrais peut-être arriver à la trouver, à l’embrasser et à la tenir dans une longue danse des mots.. »

Aves_volando_9hu7Pour en savoir plus

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s