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Jours d’écume (2.0)

L'écume des joursUne fenêtre à d’autres dimensions est ouverte un 21 février 2014, quand on a décidé de partager chez l’Atelier les expériences nées de la lecture du classique de Boris Vian (1947), « L’écume des jours » qui a connu aussi deux adaptations au cinéma: en 1968 par Charles Belmont, avec Jacques Perrin, Marie-France Pisier, Sami Frey, Alexandra Stewart, Annie Buron, Bernard Fresson et en 2013 par Michel Gondry, avec Romain Duris et Audrey Tautou dans les rôles de Colin et Chloé.

Le grotesque, l’impossible, la critique-métaphore des images et des situations inventées par Vian… tout est là, dans un tout petit roman, qui sous la forme d’une histoire d’amour cache aussi une vision critique des êtres humains, de la société, de la religion…

Traversons alors, comme si nous étions de nouvelles « Alices », ce passage vers l’Univers  « écumeux » de Boris Vian.

Essayer de traduire en images cet univers complexe que l’imagination et la créativité de Boris Vian a construit dans le livre est une tâche presque inaccessible car il s’agit d’un exercice de création littéraire qui tombe pleinement sur le surréalisme et que lors de cette « traduction » filmique risque de tomber dans le ridicule et de perdre l’intensité et la tonalité dramatique qui est présent dans le récit.

Boris Vian est un innovateur, un homme d’une « Renaissance de nos jours « : musicien, comique, écrivain, acteur… Un artiste qui représente, du moins par ses ouvres littéraires, un écrivain sans comparaison possible… Cela justifie que « L’écume des jours » soit considérée déjà un Classique, même dans les programmes de lectures des lycéens. Il nos faut, comme lecteurs, nous libérer aussi de nos « chaines mentales » pour bien saisir et accepter cet Univers tordu, ironique, satirique. Peut-être les lectures les plus jeunes, qui ne sont pas encore conditionnées par une très vaste expérience lectrice antérieure peuvent partager est comprendre les « Lois » de cet Univers.

Une linguistique audicieuse

Pour nous, lecteurs dont notre langue native est différente, c’est tout un défi d’essayer de déchiffrer les codes et les intentions que l’auteur a eu au moment d’écrite cette histoire singulière. En plus, le langage devient une barrière, un exercice « fleuri » qui mêle les descriptions précises de gadgets sans équivalence dans le monde réel avec des mots inventés et de « emprunts »  de l’Anglais.

Le Pianocktail, d'après l'interpretation de Michel Gondry, le directeur du fil sortie en 1913 basé dans le livre de Boris Vian. « A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral."

Le Pianocktail, d’après l’interpretation de Michel Gondry, le directeur du film paru en 1913 basé dans le livre de Boris Vian.
« A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral. »

La musique de la Nouvelle-Orléans et de Duke Ellington, un autre personnage qui va définir l’ambiance du roman.

Voici le commentaire de Carmelo sur L’Ecume des jours, qu’il a intitulé « Une interprétation du méta-universe Iittéraire de Boris Vian« :

Ce qui m’attire le plus dans ce livre c’est la création d’un univers parallèle, d’un meta­-univers transgresseur de la réalité sensible, mais aussi de la réalité morale qui nous entoure.

Borís Vian fait partie du collectif d’écrivains qui fait face á I’impossibilité d’aspirer á voir éteintes certaines conduites antisociales, autocrates, corrompues, au moyen de la création de personnages capables d’arriver á un monde situé dans une dimension ultrasensible.

II s’agit d’un univers qui change les règles du jeu; c’est un univers dénonciateur, dont le décodage est impossible pour tous ceux qui ne partagent pas cette interprétation de notre réalité; e’est un univers indemne, surréaliste, ou presque rien n’est prévu, sauf se retrancher et lutter avec le pouvoir du mot, dans l’attente des temps meilleurs.

Cependant, le lecteur, depuis le moment dans lequel il affronte la lecture du livre, commence un processus initiatique qui va l’instruire dans l’interprétation du méta-univers privilégié.

C’est la lecture donc le seul chemin pour découvrir d’abord et partager, après, la vision démolisseuse que Borís Vian a de son époque, qui finalement est la nôtre.

Mais rien n’est facile pour nous, les lecteurs, si nous ne nous approchons pas de I’oeuvre sans les préjugés qui nous ont été transmis le long du temps. Même les principes les plus adroits, comme les lois de la physique doivent être mis en question. Si non: comment serions-nous capables d’entendre que la maison de Colin s’étrécisse; ou d’imaginer les mouvements de la danse bigle moi ?

Alors, l’auteur nous soumet á une épreuve pour vérifier notre degré d’empathie. Et il emploie des ressources très variées pour nous rallier á la cause: I’ironie, le sarcasme, la parodie, même le esperpento genre Valle lnclan (c’est le cas du Religieux, par exemple).

Au fur et á mesure qu’on trouve des situations de plus en plus surréalistes, plus nous semble inconcevable le monde réel: le négatif ne peut pas envahir le positif de la photo, mais il le fait de plus en plus visible. C’est I’envers et I’endroit. Plus bizarre se montrait Chick, plus bouleversantes et pathétiques apparaissent les flics, par exemple.

Les personnages

D’ une part, Boris Vian ne protège même pas ses personnages les plus aimés. Il se montre peu indulgent avec des défauts les minimaux: Chloé devient une fille bourgeoise sans méchanceté, mais dont l’ingénuité le fait se rendre une victime de I’ignorance des clés sociales; de plus, elle est le résultat d’une personne trop dépendante des affections de les autres. Si j’ose dire, elle reste peut-être sauvée á cause de sa candeur et de sa naïveté de fille.

Écoutons quelques chapitres du livre,  avec la voix de Boris Vian, provenant du programme « Ça peut pas faire du mal: « L’écume des jours » sur France Inter, de Guillaume Gallienne

 

Jacques Prévert parle du film « L’écume des jours » (version 1959):

Pour en savoir plus

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