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Jours d’écume

poumons-fleuris-1

Couverture du livre « Poumons fleuris » de Pascal Breyse

On va aborder le livre « L’écume des jours », de Boris Vian. Chez l’Atelier de Littérature on aime changer de sujet, de style et les auteurs des livres que nous lisons. C’est comme ça que nous croyons faire élargir nos horizons des lecteurs et notre connaissance de la langue française.

Celui-ci est un livre très connu qui était publié en 1947 par Boris Vian et qui est classé  à la dixième place des cent meilleurs livres du XXe siècle et à partir duquel on a fait deux films (1968 dirigé par Charles Belmont, et en  2013 par Michel Gondry), des bandes dessinées, des spectacles de théâtre  et même un opéra (écrit par le compositeur russe Edison Denisov).

C’est un roman qui invente un monde tout à fait différent, avec ses propres règles et lois. Plongeons donc dans l’Univers de Boris Vian.

Il n’y en a pas un écrivain pareil à Boris Vian ni par sa biographie, ni par la diversité de ses activités artistiques (musicien, comique, acteur, écrivain, chanteur…) ni par sa manière d’écrire. Boris Vian est un innovateur qui construit son univers avec sa propre logique et ses codes qui seulement y servent, le surréalisme, la parodie, le sarcasme… ses signes d’identité. Il faut une mentalité très ouverte pour pouvoir se déplacer à travers cette « écume », une complicité spéciale pour que le truc marche . La complexité de cet univers est aussi un défi pour essayer de déchiffrer ce que l’auteur a voulu nous dire, une complexité qui casse tous le schémas mentaux.

On dirait qu’il arrive à faire dans le livre un «négatif de la réalité» au lieu de la décrire: les fleurs tuent, les ingénieurs sont les plus mal payés, les gens vont écouter parler les philosophes comme s’ils s’agissaient des «rock star» et on fait mûrir les balles de canon avec de la chaleur des corps humains.

Tout le long du livre, l’auteur fabrique cet univers et lui concède des propriétés sensorielles: on dirait même que l’on ressent la musique de Duke Ellington et on voyage vers le berceau du jazz quand on saute d’une page à l’autre et que l’on sent partout l’odeur des fleurs, des rues…

C’est une audace langagière, un exercice de préciosité, arrivant à inventer les mots quand il est nécessaire, loin du conventionnalisme.

On parvient à apercevoir une relation aussi obscure avec l’eau et l’humidité… La technologie est décrite très bien et on souligne l’importance de connaître le développement technologique pour se situer dans un contexte précis. On dirait même que les sociétés et les cultures sont caractérisées et même définies par leur technologie.

"Lunettes-périscope" pour aller au cinéma sans problèmes si on est une personne petite.

« Lunettes-périscope » pour aller au cinéma sans problèmes si on est une personne petite.

Quelques uns de ces développements, comme le pianocktail nous rappellent de ces anciens comics connus en Espagne comme «Los inventos del TBO» qui nous montraient des inventions impossibles et absurdes, très « vianesques ». En fait, vue les échecs des essais pour recréer le monde inventé par Vian dans un film, on arrive à croire que le langage le plus proche et plus croyable, sans risque de tomber dans le ridicule, serait celui des bandes dessinées plus que celui des images en mouvement. Il faut respecter et considérer l’imagination du lecteur-complice comme constructeur aussi de ce monde bizarre.

D’ailleurs ces « explorateurs de l’imagination » ont offert des idées pour que d’autres les mènent en pratique. C’est le cas de Jules Verne, Philipp K. Dick et pourquoi pas, Boris Vian. Voici l’interprétation « réelle » d’un pianocktail faite par le comédien Voel Martin, de la Compagnie marseillaise La Rumeur,

 Les personnages principaux -des bobos,«bourgeois-bohèmes»- sont bien dessinés, chacun d’eux étant un stéréotype dans ce monde artificiel et froid, avec des relations difficiles et parfois impossibles, entre l’individu et une collectivité et des normes sociales apparemment inexistantes mais qui s’imposeront à la fin d’un manière brutale, féroce, inhumaine. Peut-être une métaphore de l’angoisse pour la perte de l’identité personnelle chez les régimes autoritaires. La plus réelle et intense de tous, Alise, représentant le côté souffrance de l’histoire.

Un livre qui caractérise les humains comme des êtres obsédés: par le travail, le personnage de Chic avec une passion destructrice pour les livres et qui deviendra fatale à la fin…

Écoutons maintenant un interview d’Arthur H sur sa lecture du livre audio « L’Écume des jours » de Boris Vian.

 

Le "bigle-moi", une danse pour briser les os.

Le « bigle-moi », une danse pour briser les os.

Un personnage à remarquer par dessus les autres: celui de la souris de Colin, une espèce de conscience extérieure, et aussi l’ami toujours présent et le plus visible dans les difficultés. Le reste des personnages, par contre, sont un peu dégoûtants. La gastronomie est un sujet très important dans le roman et Nicolas, le chef, un des personnages le plus touchants et le plus proches du lecteur.

Un autre sujet qui s’imposera sur l’ambiance un peu bucolique et rêveuse de la première partie de l’œuvre est la violence: nous sommes au milieu d’une société violente, cruelle, impassible devant une catastrophe comme celle arrivée aux patineurs qui tombent et qui mourront dans la piste de patinage, où la vie des personnes ordinaires n’est pas importante et où les personnages s’enferment dans le cocon de son microcosme égoïste construit par le groupe d’amis.

De nos avis ce style qui tourne la réalité presque à l’envers sert curieusement à dénoncer quelques aspects plutôt contradictoires de notre monde réel et fuit d’eux en élaborant une autre réalité encore plus choquante.

De cette écume déconcertante nous avons tiré alors des moments pour réfléchir sur nos vies quotidiennes et sur la fragilité des règles de la vie en commun entre les êtres humains en permanent conflit entre la liberté individuelle et la vie en société. La vision de l’amitié, de l’amour, de la mort comme une partie de la vie…

Boris Vian ne nous a pas déçus. Son imagination débordante et déferlante nous a couvert d’une écume à en revenir de temps à autre.

 

 

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