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Les rêves orientaux d’André Elbaz

Les visiteurs-rêveurs de ces "villes orientales"

Les visiteurs-rêveurs de ces « villes orientales »

Nous vous conseillons de faire la lecture de cet article, à la manière d’une visite sensorielle, laissant glisser doucement les mots par l’écran pendant que l’on écoute cette sélection musicale qui remplira votre salon de lecture des sons pleinement orientaux.

Une visite « symtomale » pour une exposition

motsVoilà les mots qui nous ont inspirés cette visite-admiration des tableaux « orientaux » du peintre marocain A. Elbaz. Ses «VILLES ORIENTALES» lumineuses resteront à toujours dans notre esprit et nos regards profanes. Le groupe de l’EOI d’Aranjuez s’y est rendu avec l’espoir de rencontrer l’inattendu et l’inconnu et la récompense a été bien comblée.

Fès, Marrakech, Casablanca, El Jadida (la ville natale du peintre), Essaouira nous ont été offertes d’une couleur bleu très lumineuse… et nous nous sommes présentés pour participer à ce type d’enchantement qui est toujours la contemplation d’un tableau.

Comment pouvoir relayer en quelques lignes tout ce que nous avons ressenti ? Difficile tâche quand il s’agit d’un peintre discret, citoyen du monde et qui aime profondément son pays, le Maroc, et ses gens  et qui pour un moment et pendant dix ans a laissé de côté la noirceur exprimée dans ses tableaux de l’étape « war artist » pour s’oxygéner et peindre ces villes de rêves, de beauté, parfaitement dessinées et dont la géometrie de ses losanges nous rappellent d’autres peintres contemporains, mais en étant lui-même…

Profondément touchés par son courage et   sa patience dans l’art de manipuler ses matériaux créés à partir des fibres végétaux, nous le rendons ici hommage et lui remercions de sa contribution pour l’humanité, pour avoir su lutter contre la violence d’un regard visiblement profond. Merci M. Elbaz de toutes ces odeurs, de toutes ces couleurs, exposées dans cet endroit emblémathique de Casa Àrabe de Madrid

(Pour quelques reinsegnements sur sa biographie et son oeuvre lire l’article « Vernissage à Casa Arabe »)

Un jeu de rêverie

(Récit inspiré auprès de l’exposition « Villes orientales » par Carmelo)

Quand on est face au tableau de La ville de portes multiples, entouré des autres œuvres inséparables, on est capable d’imaginer un enfant assis chaque soir sous le seuil d’une porte différente de sa ville. Il demeure silencieux, le regard à scruter l’horizon lointain à la recherche d’autres villes amies, dans son Maroc natal. Peu à peu, le petit plonge dans un profond rêve qui le transporte le long  d’un envol chaud et doux, sur les villes sœurs marocaines et beaucoup d’autres, du côté de la Méditerranée. Quelques instants après  l’enfant plane sur Fez ville de Lumière, Fez la Nuit, où les étoiles tombent comme des cerfs-volants sans vent. Ensuite, au milieu de la nuit, il essaie de les attraper, mais il se précipite dans le vide et reçoit un fort coup entre rouge et jaune. Soudain, il croit s’éveiller et il fait son apparition Entre le jour et la nuit : c’est un désordre absolu d’arêtes transparentes, où Picasso semble sortir des polyèdres. Ça a été, bien sûr, un beau rêve enfantin.

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casa arabe 1Après des années, on voit un jeune homme perché sur le seuil de la porte la plus haute, la plus belle peinte sur la ville. Il demeure apparemment en repos, mais son cerveau est en pleine agitation. Il a soif de couleur. Donc, il regarde de nouveau sur l’horizon ; cette fois il entreprend le vol à la recherche des teintes comme ceux de son cœur, comme ceux de sa chére El Jadida. Peu après il prend fuite, il contemple Fez à vol d’oiseau ; le chromatisme effervescente du paysage l’a bouleversé… Il tombe dans un rêve presque sans retour. Des colombes bleuâtres lui conduisent vers l’ouest où les belles villes atlantiques comblent ses désires de tentures : Essaouira, qui semble avoir été construite en papier ; au lever du soleil,  il peut aviser à peu d’hauteur la vraie couleur bleu-azur d’Un matin tôt à Casablanca où il a l’occasion d’en profiter survolant La médina de Casablanca, toute en ordre, toute bien rangée; Les oui daïas de Rabat, un puzzle impossible polychrome plein de coins où l’amour est capable de se perdre (oh, Rabat, ville impériale !). Le soleil était déjà assez levé quand le jeune aperçoit Tanger au loin. Mais c’est là  où notre jeune homme, sous l’effet d’une extase, s’est réveillé.

andreelbazToute une vie s’est passée. Les voyages sont devenus réalité. C’est le rêve d’André Elbaz. Il a traversé le monde et il est rentré mille et une fois.  Les portes multiples de la ville ne sont plus des portes pour son regard ni pour ses rêves. Ce sont des portes de sortie vers le monde. Il a été témoin de l’injustice, de la guerre de la misère, qu’il a représenté dans ses œuvres come l’artiste-journaliste qu’il est genre Goya. Mais il a maintenant besoin de se reposer, de prendre un temps de réflexion, pour savourer les doux instants d’avant, de se perdre entre les cerfs-volants, accompagné des colombes ; il a besoin de se cacher pendant des jours derrière les polyèdres, en jouant à cache-cache avec Picasso et de plaisanter avec Kandinsky, en se fardant mutuellement, en abstrait, les joues, avec les couleurs qu’ils aiment bien.

CASA ARABE 4Et voilà que c’est à travers ces tableaux qu’André Elbaz a su nous transmettre ses revendications qui deviennent aussi les nôtres: l’harmonie, le calme, la paix et un sentiment d’équilibre entre les peuples. Encore une fois, les rêves ont été très utiles.
Ce sont des rêves nostalgiques pour changer le monde.

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