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L’accent

Apollo-Atelier IX

Apollo-Atelier IX

Avant propos

La mission Apollo IX, lancée le 3 Mars 1969 et qui possédait pour la première fois tous les éléments destinés à se poser sur la Lune,  pour y préparer l’alunissage de la fusée Apollo XI, a eu un des plus grands succès de l’histoire de la conquête spatiale.

Nous voulons croire que les étoiles nous guident et nous accompagnent dans le chemin de l’Atelier… Et que « ce n’est pas rien »… que cela suppose une grande conquête pour l’humanité littéraire, du moins pour notre petit groupe de l’Atelier.

cometa

Claude Dumaine: "Mettre l'accent sur l'important"

Claude Dumaine: « Mettre l’accent sur l’important »

Nous voudrions récupérer ici pour préparer un peu l’ambiance pour la prochaine séance qui sera consacré au livre « Une langue venue d’ailleurs » d’Akira Mizubayashi et les problèmes pour maitriser une langue non maternelle malgré les envies d’y arriver, un fragment d’une lettre personnelle écrite par Claude Dumaine, un très cher ami de notre prof, Inma, qui nous a quittés en avril 2012 (lire « Papillon d’ailes égarées » dédié à sa mémoire).

Professeur d’espagnol et dessinateur, il nous a laissé en compagnie de ses dessins et des souvenirs dans la mémoire de ses amis qui, comme en cet occasion, veulent partager quelques de ses pensées, pleines de profondeur et de sagesse, pour cette occasion spéciale.

Un texte pour promouvoir le débat et pour mettre le point de vue sur le sujet de la maitrise d’une langue : qu’elle serait l’aspect le plus important ? Peut-on vraiment devenir bilingue au même niveau qu’un natif ? Est-ce si important l’accent ou doit-on se concentrer sur la communication ?

Voilà le point de vue de Claude Dumaine.

Tu me demandes mon avis sur cette collègue soucieuse de veiller à l’accent parfait, privilégié sur la qualité de l’expression. C’est un luxe (un snobisme) que peuvent se permettre les natifs ou les bilingues ou ceux qui très jeunes ont eu le privilège d’un bain linguistique ou une bonne oreille.

Moi-même français qui n’a jamais vécu en Espagne, un mois de temps à autre, l`été en famille et avec des suédois j’ai conscience que mon espagnol sent (pue) le français.

Le jury d’agrégation a privilégié longtemps la culture plus que l’accent. Malheureusement depuis l’ouverture des frontières on trouve de jeunes gens pleins de talent : et l culture universitaire et la langue et l’accent.

Émigrés européens en train d’arriver à New York à la fin du XIX siècle

Émigrés européens en train d’arriver à New York à la fin du XIX siècle

Des pays de l’Est, des anciens émigrés (espagnols, portugais) sont sortis des élites bilingues : écrivains, hommes politiques, enfants d’ambassadeurs…

Les enfants d’origine modeste (toi, moi) ne font plus les poids aujourd’hui face à ces gens gâtés par la vie (des arrivées à New-York, un séjour de 2 ans au Japon, en Amérique Latine)

Que peut faire le prof face à ce snobisme et surtout, vis à vis des élèves ? Une fois un premier effort fait dans l’apprentissage pour acquérir quelques reflexes de prononciation il faut aller à l’essential : la compréhension.  Question essentielle : mon message passe-t-il ? Suis-je compris ?

Sinon on bloque l’apprenti, qui se tait, qui a honte de s’exprimer devant ses camarades. Un bilingue dans ta classe peut te gâcher ton groupe et le paralyser. Il peut même te faire chier en contestant ton expression (ça ne se dit pas… or souvent un fils d’émigré qui parle avec ses parents en France a perdu la qualité du castillan de Cervantes… que pratiquent plus souvent les enseignants.

Et de nos jours l’évolution (ou dégradation) du langage doit poser des problèmes. On parle mal ou n’importe comment à la radio, à la télé. Des gens célèbres (VIP, people) prennent la parole (des vedettes de la télé réalité) et s’expriment aux avec naturel, charme (sourire, décolleté, épaules nues et bretelle de soutien-gorge apparente très tendance) et on les écoute et on les imite. Ces sont eux les modèles qui lancent le nouveau langage « branché » et les vieux cons par jeunisme les imitent pour être « dans le coup ».

À un certain âge, celui de certain de tes élèves et le tien et qui plus est le mien, l’accent c’est trop tard. On peut compenser par autre chose.

Il faut du cran pour lutter contre cette dictature de ceux qui imitent le bon accent. À la radio, à France-Culture un chroniqueur (sud-américain) a un accent « à couper au couteau »), il fait de gros efforts pour articuler.  On le comprend et il a du charme dans la voix. Et en plus : il dit de choses intelligentes !! Un deuxième bien Français bafouille, se dépêche et il m’agace souverainement.

Il y a en France divers accents et  le pire me semble être l’intonation. Disons l’important et non le pire. Prenons para exemple le ton de la banlieue (le RAPP)  agressif, vulgaire, haché, viril… inspiré du ton beurre -de l’influence arabe- très à la mode, incontournable dans les reportages télé sur la banlieue (l’insécurité) parodié par les humoristes. Je le trouve insupportable.

On doit privilégier le message à l’accent et une fois une deuxième langue acquise (avec un bon accent) comment se payer le luxer d’en apprendre une troisième, une quatrième avec la même réussite d’accent. Le bilingue se cantonne à sa deuxième languie mais ne va pas s’aventurer à une autre qu’il connaît mal de peur d’être ridicule : anglais, allemand. Il privilégiera son amour pour le pays (dont il a le bon accent) et rejettera les autres pays étrangers où il serait moins brillant.

On pourra dire que mon plaidoyer est celui de la personne qui n’a jamais eu l’accent parfait, ni en espagnol ni en anglais ni en suédois. Mais on m’a compris.

Il faut autant de courage pour accepter cette critique (de l’accent) que pour accepter son corps, sa myopie, son handicap, son physique… aux yeux des autres.

Une mode internationale à la télé privilégie un « deje » (une intonation étrangère) comme gage d’authenticité : si c’est parfait on n’y croit pas. L’ouverture de l’Europe diffuse des spots ou une jeune femme (charmante) vient parler d’un nouveau pays : Malte, Chypre, Lettonie… avec un accent charmeur  Jane Birkin anglaise a fait sa carrière avec son bel accent anglais et sans doute la volonté expresse de glisser des « le » à la places des « la » très drôles.

et voici, pour faire la comparaison, la voix de Jane Birkin chantant « Quoi », en Français

Une Réponse

  1. Le pédagogue :

    Votre texte est l’occasion pour moi de donner à l’échange, une autre dimension.
    Savez-vous que le Maroc est une contrée où la scolarisation n’est pas basée sur la langue maternelle.
    L’enfant qui arrive à être scolarisé, l’est en d’autres langues.
    Au Maroc, les deux langues maternelles sont le berbère et l’arabe.
    La langue berbère, langue maternelle, connaît des « variantes » selon les régions.
    Il est question, en gros, de « tachlhit », de « tamazighte » et de « tarifite ».
    La langue arabe, langue maternelle, n’est pas la langue arabe dite « littéraire », mais un parler, infesté par des mots des langues du colonialisme, une sorte de « variante de la langue arabe », dite « darija », qui a plus que besoin d’être épurée.
    La langue française est répandue, avec la langue espagnole, du fait que le Maroc, comme colonie morcelée, était principalement partagé entre le colonialisme français et le colonialisme espagnol.
    Ces langues, surtout la langue française, sont renforcées par ceux et celles qui ont un intérêt à s’y attacher, mais aussi par le processus migratoire qui a permis à des personnes originaires du Maroc d’acquérir d’autres langues, comme la langue italienne par exemple.
    La langue anglaise existe et la langue allemande un peu aussi.
    Lorsque l’enfant est scolarisé, l’enseignement se fait, dès le début, dans la langue arabe « littéraire » et dans la langue française.
    L’apprentissage de la langue anglaise ou d’une autre langue est introduit beaucoup plus tard.
    Depuis peu, beaucoup de bruit est fait autour de « l’enseignement » de la langue berbère, par ceux et celles qui ne font que claironner,un tintamarre de la famille du vacarme et des pétarades dont les « États » dits « arabo-musulmans », sont coutumiers.
    Aujourd’hui au Maroc, « l’enseignement » dit « public » est tout simplement une débâcle.
    « L’enseignement » privé qui nécessite beaucoup d’argent pour que l’enfant puisse y accéder, est une entreprise commerciale plus que rentable.
    Ni l’un ni l’autre bien entendu, ne se préoccupent de la question des langues dans la scolarisation.
    Et avec le régime de l’imposture qui sévit depuis des lustres et dont le but, entres autres, est d’abrutir les populations dès l’enfance, ce n’est pas « demain l’éveil », comme dirait l’autre !

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