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Vernissage à Casa Arabe (Madrid, 24 Septembre 2013)

Exposition "Les villes oreintales" d'André Elbaz

Exposition « Les villes orientales » d’André Elbaz

« Les villes orientales » c’est le titre de la très belle exposition que Casa Arabe nous offre pour connaître l’oeuvre d’André Elbaz, ce grand peintre marocain précurseur de l’art contemporain marocain. C’est sa toute première visite comme peintre consacré en Espagne. La grande chance d’avoir pu participer au vernissage, mardi 24 septembre 2013, à Casa Arabe de Madrid, me donne l’occasion d’écrire mes toutes petites impressions sur ce peintre à l’air agréable discret et imposant d’un calife, quelqu’un de très emblématique par sa pluralité professionnelle et existentielle.

Né à El Jadida, il y a 80 ans il choisit dès l’âge de 20 ans , d’être un citoyen du monde et parcourt les grandes capitales pour s’imprégner du travail des maîtres avant de s’installer à Paris. Il y créera l’essentiel de son œuvre foisonnante. Mais cette élection d’habitat en Occident ne le fera pas oublier ses lieux originels, Jérusalem, Fès, Marrakech, El Jadida, bien sûr, où son enfance fut bercée par les accords de l’orchestre andalou qui dirigeait son père Elie
De ses racines juives et arabes A. Elbaz gardera un profond désir d’ouverture au monde, de fraternité et de communion dans les valeurs universelles  de l’humanisme.
Homme des rives de la Méditerranée il a dit :

« Je porte toujours le Maroc dans mon cœur. Je suis un Marocain et je suis fier de l’être même si je vis à l’étranger »

Il tombe amoureux des tableaux de Goya à l’âge de 26 ans et de l’expression de la destruction du peintre espagnol dans sa série « les désastres de la guerre » il fixe son regard sur la scène d’un des  tableaux les plus connus du peintre espagnol : « Los fusilamientos del 3 de Mayo »: un soldat de Napoléon tient à la main un sabre suspendu sur le point de couper en deux le corps d’un homme, et c’est ce sabre presque immobile que pour lui a éveille son attention car il pense que Goya a voulu laisser cette épée suspendue pour  que l’action terrible ne se produise pas… la petite anecdote de cet instant veut que le peintre même intervienne pour expliquer  et aider la traductrice à saisir le caractère violent mais en même temps pour mettre en relief ce sabre suspendu témoin d’une violence qui peut encore être arrêtée… il se demande lui-même si Goya dans cet eau-forte est présent dans la scène de l’épée qui ne descend pas sur le corps humain.

L'auteur parle aux visiteurs (Inma parmi eux) de l'exposition

L’auteur parle aux visiteurs (Inma parmi eux) de l’exposition

Et lui, A. Elbaz, fait le même travail métaphorique, il a, à partir de l’œuvre de Goya des moments d’inspiration  … Il se sert des matériaux de la campagne pour fabriquer son propre papier. C’est pour « ses villes orientales » qu’il s’est servi de ce matériel, ce sont des villes  « de rêves » de soulagement, de beauté, une sorte d’Edén. Sa ville natale, El Jadida, est son premier moment d’inspiration, il se récrée dans les couleurs de  marchés de la Medina: les fruits, les odeurs, les légumes, la couleur du ciel, du vent..Il crée ces beaux tableaux pour revenir à la lumière et  effacer momentanément la noirceur de ses peintures antérieures où il est visible la  suite des attentats de tours jumelles à New York..

Cette exposition fait partie d’une retrospective d’œuvres plastiques de l’artiste autour de ses  thèmes des Urnes et lacerations au Musée ABC de Madrid, des Villes Orientales à Casa Arabe de Madrid et des Iconotextes à La Alhóndiga de Segovie, dans le cadre de Hay Festival.

Inspiré par leurs oscillations entre l’ombre et la lumière, la volupté et le tragique, il tente de dire en artiste la violence des retournements de l’Histoire. C’est un peintre « citoyen du monde » il a vécu et parcouru des pays et des continents : Le Canada, les EE.UU, Le Japon…  et bien sûr Paris où il  se cultive et Rabat,

Voilà pourquoi il nous offre cette fois l’imaginaire multiple est coloriste de « ses villes » que nous allons pouvoir admirer bientôt, vendredi 25 octobre à Casa Arabe

À l’aube de ses 80 ans A. Elbaz estime qu’il n’a pas encore vraiment commencé. Faisant siennes les paroles de Flaubert à propos de Mme. Bovary il précise :

« Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style comme la terre sans être soutenue se tient en l’air (…) »

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2 Réponses

  1. […] Vernissage à Casa Arabe (Madrid, 24 Septembre 2013) […]

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