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Dans le sillage du Printemps Arabe

Échos du Printemps Arabe dans la littérature

Échos du Printemps Arabe dans la littérature, une conférence?

L’Atelier de Littérature nous avait convoqués pour un évènement heureux, celui d’accueillir et d’écouter une fois de plus notre ami Abdellah Baïda, professeur à l’Université Mohamed V de Rabat et critique littéraire qui a si bien allumé tant des séances de lecture de notre groupe de ses points de vue personnels.

Compter sur sa présence et non seulement avec ses mots écrits était une occasion à ne pas manquer.

Une trentaine de personnes environ, assistait ce ce jeudi-là, le 12 Avril 2012, pour écouter une conférence que l’auteur avait décidé d’intituler « Les échos littéraires du Printemps Arabe dans la littérature », un sujet attirant car il s’agissait d’un évènement historique qui, sans doute, remplirait les pages des livres de textes d’un futur proche et qui nous exigeait à en tenir compte pour comprendre notre histoire contemporaine et surtout le devenir des pays d’influence arabe.

Tout d’abord, Abdellah Baïda nous a annoncé la structure de la séance : après une brève présentation faite par Inma, notre prof de l’Atelier, l’auteur a pris la parole et nous a proposé d’écouter la lecture d’un chapitre de son dernier roman et d’échanger des opinions entre nous pour les exposer après et,  à la fin, lui, il nous a écoutés sagement en prenant des notes pour nous répondre et mener le débat.

Les assistants à la séance écoutaient avec plaisir la lecture faite par Abdellah Baïda

Les assistants à la séance écoutaient avec plaisir la lecture faite par Abdellah Baïda

On ne pourrait pas se sentir plus à l’aise : l’auteur même allait lire et commenter avec nous un texte qui est encore en état de brouillon pas définitif. Quelle chance pour ceux qui aimons analyser les textes et arriver à comprendre « l’histoire après l’histoire » cachée dans tous les livres et que, la plupart du temps, elle reste inconnue étant donné la distance entre le créateur et les lecteurs.

Et l’histoire a commencé à jaillir peu à peu. On devra attendre à la publication de son livre, qu’Abdellah Baïda a annoncé pour la fin de cette année et ainsi pouvoir dévoiler le contenu de ce récit.

On dirait seulement qu’il s’agit d’une délicieuse histoire liée au devenir du protagoniste, Alim qui, privé des moyens économiques pour gagner sa vie, après avoir fini ses études il est devenu « diplômé chômeur », et il ne possède qu’une obsession: « prendre en main son destin » et saisir la gloire pour arriver à être « l’aigle porteur du feu », celui qui apportera la lumière qui éclairera le chemin pour ses concitoyens.  Le prix à payer… sa propre vie..

L’empereur Justinien, une histoire d’amour pré-islamique imaginée par le poète Imrul Qays (fr, an,esp), le plus connu des poètes pré-islamiques, qui servira de modèle à imiter, la comparaison entre deux styles de mourir, les échos des médias frappant le cerveau du protagoniste et, au fond, les sons des protestations du Printemps Arabe font les « condiments » savoureux de cette histoire à ne pas manquer dès sa publication.

Le poète Imrul Qays, une vie de légende

Imru` al-Qais bin Hujr al-Kindi

Imru` al-Qais bin Hujr al-Kindi

Imrul Qays est un aventurier mais aussi le plus célèbre des poêtes arabes. Sa mort a donné naissance à une légende, très proche de celle de la mort d’Héraclès.

Sa biographie est sans doute  un agrégat de légendes et d’histoires.

Quelque temps après, un homme de la tribu d’Asad, nommé Tammah, dont un des frères avait été tué par Imrul Qays se rendit secrètement dans le pays des Grecs, et s’y tint caché. L’empereur ayant ensuite donné à Imrul Qays une armée nombreuse, dans laquelle il se trouvait plusieurs fils de rois, celui-ci partit pour sa destination quand quelques personnes de la cour dirent au roi :

– Les Arabes sont des gens sans foi, et nous avons à craindre que cet homme, s’il atteint le but qu’il se propose, n’emploie contre toi les troupes que tu.viens de faire partir sous ses ordres.

ibn al Kalbi, après avoir traité comme peu exact le récit précédent, raconte que Tammah dit à l’empereur :

– Imrul Qays est un homme perdu de réputation, un débauché, qui, après son départ avec les troupes que tu lui as confiées, dit qu’il avait entretenu une correspondance avec ta fille et avait eu des liaisons avec elle ; il a même composé des vers sur ce sujet, dans lesquels il cherche à te déshonorer ainsi que ta fille

L’empereur lui envoya donc un manteau empoisonné, peint et brodé d’or, et il lui manda ce qui suit :

– Je t’envoie comme une marque d’honneur le manteau que j’ai porté ; ainsi, lorsque tu le recevras, revets-le, et puisse t-il porter bonheur et prospérité ! Donne-moi de tes nouvelles à chaque station où tu t’arrèteras.

Imrul Qays ayant reçu le manteau, le revêtit avec une grande joie. Mais le poison pénétra rapidement dans son corps, et sa peau se détacha.C’est pourquoi on l’a nommé Zulkurhu, « l’Homme couvert d’ulcères ».

Lui-même a fait allusion à cela dans ces vers :

Tammah a conçu 1’espoir, du fond de son pays,

de me revêtir d’un manteau plus mauvais que celui qu’il porte lui-même ;

Oh ! si ma douleur était celle d’une vie qui s’éteint d’un seul coup !

Mais hélas ! c’est une vie dont une portion s’en va, et ensuit une autre !

Étant parvenu à une des villes du pays des Grecs, nommée Ancyre, il y séjourna en disant :

Un homme aux discours étendus, aux coups de lance qui font jaillir le sang,

Aux plats servis avec profusion, vient d’arriver dans le pays d’Ancyre.

Il vit alors le tombeau d’une princesse dans cette ville qu’on avait enterrée au pied d’une montagne nommée Asib.

Ayant appris cette circonstance de son histoire, il prononça ces vers :

Ô ma voisine ! Le temps d’aller te visiter est proche, je vais me fixer dans une demeure que je quiterrai pas tant qu’Asib restera debout.

Ô ma voisine ! Nous sommes tous deux étrangers à ce lieu, et l’étranger est toujours le parent de l’étranger.

Il mourut ensuite et il fut enterré à côté de cette femme, et son tombeau y est encore.(Islam-documents.org)

Epitaph d'Imru-l-Qays (Musée du Louvre)

Épitaphe en langue arabe et en caractère nabatéens d'« Imru-l-Qays, fils de 'Amr, roi de tous les Arabes ». Basalte, daté du 7e jour du mois de Kaslûl (7 décembre 328 ao. J.-C.) Provenance : Nemara, Hauran (Syrie du Sud).

(Une vidéo terrible qui changera la vie du protagoniste de l’histoire, lui décidant à prendre son destin à sa main)

Et surtout, un sens de l’humour très acide  qui caractérise, en quelque manière, le style littéraire des romans  d’Abdellah Baïda. Une petite « dose » de cette acidité nous l’avons déjà goûtée lors de la lecture de son récit « La cravate rouge ».

Abdella Baïda lit un chapitre de son dernier roman

Abdella Baïda lit un chapitre de son dernier roman

Dans ces deux cas, la mort était la protagoniste, l’ombre qui planait au dessus de tout et de tous. Et l’humour finira par s’imposer à la tragédie, nous permettant aussi aux lecteurs de respirer un peu tranquilles à la fin d’une histoire qui sentait cette tragédie depuis le début.

En effet, un « baptême de pisse» au lieu d’essence fera renaître le protagoniste et changer sa manière de voir sa vie, d’affronter la réalité.

À peine la lecture terminée, un débat intense s’est déclenché.

Les personnes qui décident de se suicider sont-elles des gens courageux ou plutôt des personnes qui n’osent pas faire face à la vie? Est-ce l’immolation un acte de courage? Est-t-il comparable à la lutte dans les rues contre les forces armées aux services des dictateurs? Quel est le vrai pouvoir des médias? Doivent-ils avoir une responsabilité tenant compte des répercussions de leurs images, de leurs vidéos sur les gens, des téléspectateurs?

Mais le plus intéressant de la séance, en plus d’avoir eu l’opportunité d’écouter pour la première fois la lecture d’un chapitre du dernier livre d’Abdellah Baïda, c’était les « clés » que l’auteur nous a transmises sur le processus de création littéraire.

D’abord il se manifeste contre l’abondance de détails dans les romans. Il faut appeler à l’intelligence du lecteur, sans lui voler le plaisir de la découverte qui est dans toutes les lectures, laisser les lecteurs devenir les protagonistes et trouver les propres solutions aux mystères inventés par l’écrivain.

Il nous a parlé du récit spéculaire ou mise en abyme (Gide, 1893) comme ressource littéraire: une histoire parallèle à l’histoire principale qui apporte au protagoniste les réflexions nécessaires pour prendre des décisions. (Dans ce cas cette histoire du poète qui tombe amoureux d’une fée et qui, la suivant jusqu’au Ciel, pourra vivre dans le Paradis avec la seule interdiction de regarder par une  fenêtre. La tentation étant plus forte que la force de volonté déclenchera la tragédie : le poète arrivera à voir à travers cette fenêtre sa vieille mère incapable d’égorger le mouton pour la fête de l’Aid et il finira par se lancer dans le vide. Le destin dira le dernier mot et un poil de son corps égorgera le mouton et  apportera de la joie à la mère «orpheline de son enfant» .

Une autre ressource utilisée par l’auteur dans l’histoire était le jeux de mots, dans ce cas, un jeu sonore car le nom du protagoniste  « Alim » selon sa prononciation en Arabe signifie une chose bien différente: si on allonge le «A» initiale, signifie «savant» (dérivant en ouléma ou uléma en Français)  mais si on allonge le «i» le protagoniste deviendra « celui qui souffre ». Encore des connexions entre les langues et l’importance de la langue française pour nous servir d’interlocuteur avec les peuples qui parlent l’Arabe et qui sont, à la fois, francophones.

Pirouette

Salto, la pirouette d'Abdellah Baïda vers les origines dans son dernier roman

Demandé par le titre de son livre, Abdellah Baïda se montre dubitatif. Il reconnaît que depuis le début l’a caché exprès. Superstitieux ? On ne sait pas, mais, dans un geste de remerciement envers les assistants, il finit par le montrer : « Salto ». Un mot qui a une signification semblable en Espagnol et en Français. L’action de sauter. Mais, en Français, selon l’explication de l’auteur pour l’avoir choisi comme titre, « salto » signifie une pirouette, un saut à l’envers, représentant le saut du personnage vers son passé car le livre va décrire la vie d’Alim à la manière d’un « flashback ».

Une expérience touchante, celle d’avoir partagé avec l’auteur ses points de vue, ses idées, des réflexions et d’avoir contribué, en quelque manière selon le propre auteur, au procès de création et de naissance d’une œuvre littéraire en apportant ces premières impressions qui feront, peut-être, ajouter quelques nuances à l’histoire.

On attendra avec impatience la publication de ce nouveau roman, nous nous considérons d’ores et déjà bien privilégiés d’avoir été récepteurs de la générosité d’Abdellah Baïda à la manière d’un cadeau de cette « première » de son œuvre pour l’Atelier.

Et, entretemps , on fera notre chemin en nous souvenant de cette belle phrase atribué à Che Guevara:

On pourra bien couper toutes les fleurs, mais on ne réuissira pas à couper le Printemps

Podrán cortar todas las flores, pero nunca terminarán con la Primavera.
Ernesto Ché Guevara.

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3 Réponses

  1. […] avons eu la chance d’avoir à la fin de notre parcours, une autre conférence, tout à fait inattendue, de notre cher ami, Abdellah Baïda. Il est venu  partager quelques […]

  2. […] d’expression… Nous avons été aussi à la page des évènements culturels et sociaux: “Le Printemps Arabe”, “Le 15M”, “La Journée de la Francophonie”, “Le XIIIème Congrès de la FIPF […]

  3. […] les avait publiées chez plusieurs magazines littéraires et que nous avons déjà comentées dans d’autres entrées du blog,  et d’autres toute à fait […]

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