• Bienvenus à l’Atelier de Littérature d’Expression Française

    Bienvenues à l'Atelier de Littérature française
    Si vous, internaute, d’où que vous veniez, vous êtes arrivé sur ce blog emporté par l'espoir de trouver un lieu où partager votre intérêt pour la littérature en langue française, vous êtes les bienvenus. Veuillez bien participer avec vos inquiétudes et vos idées en répondant aux posts affichés. Merci de votre visite et de vos opinions..

    Les membres de l'atelier de littérature.

    Tous à vos tâches
  • Pour nous trouver...

    Vendredi de 17h-19h (Consultez le calendrier sur la marge droite)
  • J’aime lire

  • Lisez le Bulletin de l’Atelier

    Lisez le Bulletin de l'Atelier
  • Version iPad-iPhone

    Version iPad-iPhone

    Cliquez sur l'image, téléchargez Flipboard et regardez le magazine de l'Atelier sur ton iPhone, ipad

  • Contributions

    Contributions
  • Chercher para catégories

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

    Rejoignez 330 autres abonnés

  • Follow Atelier de littérature d'expression française on WordPress.com
  • Vidéothèque

  • RSS Vidéothèque sur l’Islam (en espagnol)

  • Phonothèque

    Phonothèque
  • RSS Audiolivres

  • Fiches de lecture
  • Échos littéraires

    Échos littéraires
  • Ecos literarios

  • La bibliothèque de l'Atelier

    La bibliothèque de l'Atelier

  • Mon livre préféré

    Mon livre préféré
  • Articles les plus consultés

  • Archives

  • Commentaires récents

    2016-2017: Une année… sur Noël multicouleur
    2016-2017: Une année… sur Chagrin en temps de jeune…
    Témoignage sur l… sur Rentrée
    Re-vivre la vie | At… sur Peindre pour survivre
    Leticia Hernández Ló… sur Le crépuscule des coeurs
  • Nous avons eu...

    • 127,528 visiteurs
  • Visiteur
  • Administration

Lettres indignées

Indignez vous!

Indignez vous! À la rencontre d'une nouvelle société

L’invitation à « l’indignation » de Stéphane Hessel lors de son manifeste représente une incision morale dans notre conscience collective qui n’arrive pas à être une vraie chirurgie mais qui, du moins, a la valeur d’avoir été « thérapeutique ».  En effet, le texte présenté sous ce titre  reflet un profond sentiment d’une grande partie de la population mondiale.

Comment peut-on expliquer, sinon, le succès d’une si petite oeuvre qui n’ajoute presque rien de nouveau à la pensée humaine, qui n’ouvre pas de nouveaux chemins à l’action?

C’est justement ça, la brièveté du livre exprime, avec les mots justes, un cri partagé de tous pour exiger aux pouvoirs publics un comportement « digne », à la hauteur des avances espérés d’une ‘Humanité qui marche vers son XXIIème siècle d’histoire.

Mais ce cri silencieux nous rappelle aussi que nous, citoyens, nous avons la possibilité de dessiner notre futur comme société. Nous qui restions confortablement assis sur le fauteuil de notre inactivité, de notre pensée unique, de notre action déléguée, nous pouvons -nous devons- faire face aux problèmes politiques et sociaux et, suivant les anciens slogans du Mai68, « prendre la rue ».  C’est cela ou devenir complices des malheurs de notre sociéte´.

Image de l'entête du blog "Le Temps du Printemps Arabe" qui recueille les impressions de  quinze journalistes envoyés par tous les "hot spots" des protestations.
Image de l’entête du blog « Le Temps du Printemps Arabe » qui recueille les impressions de quinze journalistes envoyés par tous les « hot spots » des protestations.

Le Printemps Arabe, le mouvement 15M à Madrid ou les récents évènements et manifestations en Russie ne représentent que des différents aspects d’une même pulsion, d’une nécessité de soigner une vie publique malade de corruption et de capitalisme.

Le nouveau panorama mondial a besoin aussi d’une nouvelle espèce de leaders, plus concernés et plus  proches, mais aussi un besoin de récupérer le mot « citoyen » en tout ce qui a de compromis personnel, de respect pour l’autre et pour les décisions collectives.

Le parcours de l’Humanité vers une paradoxale poursuite  des droits de l’homme et la surmonté des inégalités nous fait rappeller un peu la démarche d’une personne abîmée par l’ivresse, en ce cas produite par l’égoïsme, par le manque de solidarité.

Mais notre futur y reste, l’espoir d’une société plus juste dépend du  profit de ces « séismes sociaux », de ces révolutions pacifiques, de faire de l’indignation une porte pour la construction d’un modèle plus positif et soutenable  de vivre en communauté.

Les élèves de l’École Officielle de Langues d’Aranjuez l’ont bien compris et ils ont écrit des lettres adressées à M. Hessel pour lui faire savoir leurs pensées à propos de son livre. Nous, tous, nous nous appelons désormai indignés, un mot élevé à une catégorie supérieure dans  ce petit grand  livre.

Voici quelques idées, rassemblées à la manière d’une lettre chorale:

Monsieur Hessel,

            Je m’adresse à vous en tant qu’indignée, femme, homme, retraité(e) ou jeune sans futur d’une société dont je ne me sens pas fière.

 On préconise des valeurs idéales et utopiques que personne n’en suit,  et encore moins les politiciens, et qui ne se correspondent pas avec une société du bien-être qui n’est pas en accord avec la situation actuelle de notre pays, l’Espagne, et le reste du monde.

            Ayant lu votre manifeste d´’indignation, je suis tellement d’accord avec vous ! je crois de tout mon cœur que tout le monde a son motif d’indignation, et que nous tous, nous devons en avoir un. Vous savez, « cherchez et trouverez ».

            Je voudrais constater votre phrase « Je n’y peux rien, je me débrouille ». Cette sentence a son lieu au cœur de plusieurs personnes, et c’est hors de propos. On ne peut pas se contenter, de se résigner à ce qui impose la société et surtout les politiciens.

Il est nécessaire que tout le monde réagisse ! On ne peut pas permettre que nos fils n’aient pas un futur digne car nous n’avons rien fait de mauvais.

Votre écrit a été basé en tous les indignés comme moi. J’espère avec tous mes espoirs que votre esprit arrive à toutes les personnes qui tournent leur dos aux problèmes sociaux

Julia

 Ayant lu, avec beaucoup d´intérêt, les moins de vingt lignes écrites par vous, je suis certaine que toutes ces idées dont vous parlez, vous les avez fortement pratiquées, et qu´elles ont, maintenant la même valeur qu´autrefois.

Je voudrais constater qu´il serait souhaitable que nous nous engagions avec la société pour qu´elle devienne une société dont nous soyons fiers, en même temps que nous prenions conscience de l´importance de l’intérêt général sur les intérêts individuels, comme vous bien dites, et c´est en agissant de cette façon qu´on fera disparaître l´écart entre les pauvres et les riches, lequel est si grand actuellement.

Il est nécessaire un appel à la société à partir de certains valeurs, aussi bien qu’un appel à l’indignation, mais, d´après moi, il faudrait le faire avec réflexion, en n´oubliant pas la raison, car si on agit sans y réfléchir, les belles idées pourraient devenir un chaos.

Mar Espinosa

Ayant lu celui-ci avec les camarades, nous avons discuté la possible relation entre votre  livre et le  mouvement 15-M et d´autres qui se sont ensuite succedé. La majorité a manifesté que le livre exprime les  mêmes pensée qui ont  beaucoup de personnes.

Je voudrais constater que les objectifs de ce millénaire pour le développement des pays sous-développés  seront atteints. Je crois que jusqu’à présent  la société est continuellement en train de changer, cependant, je me demande si ce changement a été fait sur le chemin correct et en plus, s´il répond réellement  aux nécessités de tous les habitants de la planète .

Les différences entre les pauvres et les riches sont de plus en plus  grandes. Les conquêtes sociales du siècle dernier ont été remises en question par les politiques libérales. En ce moment, des valeurs comme la solidarité, la dignité et le respect aux autres ont été de plus en plus oubliés.

Il est nécessaire  qu´en plus de mettre les problèmes sur la table et après avoir fait un chant à l´espoir, il que vous, Monsieur Stéphane Hessel nous dites  comment canaliser et diriger cette force qui spontanément  a surgi chez les secteurs les plus importants de la population, qui croient encore  dans les partis politiques, qui se sentent déçus et qui décident de s´indigner.

Jesús Sanz

Ayant lu cet écrit universel d’indignation, je vous confirme, M. Hessel, mon adhésion totale à votre forme de penser et d´exprimer des idées d’une manière si résumée, et avec autant de vérité.

Je voudrais constater un paragraphe relatif à l’engagement des Nations Unies avec les 191 pays membres et intitulé « Huit objectifs du millénaire pour le développement » entre eux, nous pouvons trouver, comme vous dites l´objectif de réduire à la moitié la pauvreté dans le monde, mais il y a aussi de buts qui seront très importants à faire connaître.

Les huit objectifs ont été un bon travail du bénévolat que j’ai fait avec la croix rouge. Il s´agissait de petites conversations avec les étudiants du lycée pour qu´ils prennent conscience de la réalité qui existe en dehors de chez nous.

Il est nécessaire que nous soyons capables de dire très haut et fort les choses qui nous indignent  et de ne jamais fermer les yeux en disant : je n´y peux  rien, je me débrouille. 

Pilar Peñalvo

Ayant lu votre livre « Indignez-vous », j’aimerais  vous faire quelques observations à ce propos.

Pour commencer, effectivement la différence entre pauvres et riches n’a jamais été si importante, pour ce motif je suis conforme à votre appréciation dont « il nous appartient de veiller pour que notre société reste une société dont nous soyons fiers ».

Mais j’observe  hélàs, que malgré votre expérience vous n’apportez aucune solution à ces problèmes.

Je voudrais constater  qu’il est nécessaire la défense de la « démocratie réelle » devant le pouvoir économique, mais je sais que le chemin ne sera pas facile.  Pour parcourir ce chemin, il sera nécessaire de la confiance et de la persévérance, et pour cela rien de mieux  que votre phrase “créer c’est résister, résister c’est  créer”

Enfin, il ne faut pas oublier que pour obtenir un monde viable, une « insurrection pacifique » il est nécessaire la mise en action par l’indignation et l’engagement.

Pour terminer, il est nécessaire que ce cri d’indignation serve à inviter nos citoyens et les amis de tout le monde à se  compromettre  et à suivre le chemin que vous nous avez marqué et ainsi « inventer une nouvelle démocratie ».

Aurelio Medina

Ayant lu des verités comme “ l’écart entre les pauvres et les riches n’a jamais été aussi important” ou “ Il faut s’engager  au nom de sa  responsabilité”, je voudrais constater que vous avez réussi votre objectif, vous avez fait réveiller mon sentiment d’indignation et le besoin d’engagement avec les injustices sociales qui nous entourent.

Votre écrit a été lu par tous mes collègues et personne n’est resté indifférent.

Il est nécessaire qu’on crie par-dessus les toits que nous sommes tous ensemble avec un même but: vivre en justice, paix et égalité.

Pilar Martín

           Recevez, Monsieur Hessel, les salutations les plus distinguées de la part de quelques indignés qui rêvent d’un futur meilleur, appartenant à tous, fait à la mesure de tous.

Pour en lire plus

Publicités

Une Réponse

  1. je partage cette indignation et je vous envoie un texte que j’aime beaucoup et qui me rappelle qu’il ne faut pas se taire
    le texte est du Dr Raissi Rachid, c’est mon professeur
    Murmures !
    Par Raïssi Rachid

    C’est ainsi qu’elle me parle, encore et toujours, d’un pays étrange et plein d’injustices où la femme a constamment peur…
    Parole:
    « En écho au souhait d’Assia Djebar de tout débloquer par la parole, répondent ces lignes de Maïssa Bey : il suffit de parler. Mais aujourd’hui la mort fait partie de la vie. Elle est partout présente, toujours imprévisible. Et toujours la parole, toujours le souvenir! »
    Elle pense aujourd’hui à cette parole et à son revers, le silence et ce, au-delà de l’opposition de la langue et de la parole et de celle de l’énoncé et de l’énonciation.
    Elle pense continuellement à toute cette parole qui véhicule inévitablement ses blancs ses béances et ses silences parfois involontaires puisqu’il n’existe pas de locuteur idéal.
    Elle pense également au mouvement particulier de toute parole qui, en tentant de réunir, creuse, le plus souvent et tout en même temps, un fossé, un abîme insondable entre ceux-là mêmes qui tentent désespérément de s’atteindre et de se rejoindre par le verbe tendu vers l’autre comme une prière.
    Elle pense aussi à cette parole , seul pond jeté entre les êtres, qui au lieu de réunir se met à saccager, à meurtrir et à désunir pour atteindre pour atteindre ses propres limites qui tendent à la métamorphoser le plus souvent, en silence apparent qui trahit une parole intérieure vive et intense qui conduit, celui ou celle qui la porte, tragiquement vers l’écriture de la démolition.
    Elle pense profondément à cette société, qui toute entière, tombe pour des raisons multiples, dans l’incommunicabilité, et qui opte pour le passage de l’oralité à l’écriture pour séparer les interlocuteurs, seule issue possible. Elle pense intensément à ce passage qui vient dévoiler, entre autres, l’impossibilité même de la parole qui, pour survivre, se métamorphose en écriture pour séparer les interlocuteurs, en mal de communication, et leur permettre tout en même temps, de se rejoindre encore mais différemment.
    Elle pense tendrement à ce lecteur qui lit en silence une parole de l’absence multiple et ce, tout en étant profondément séparé de celui ou celle qui la profère. Elle pense au regard, à la voix, à la gestuelle, à la mimique et au corps qui viennent généralement pour parfaire l’acte de parole et qui disparaissent pour laisser place à un « dialogue » froid, impersonnel au seul profit de la solitude du lecteur qui peut l’investir, l’interrompre ou le reprendre à souhait.
    Elle pense souvent à cette communication singulière, qui dit d’abord et avant tout l’absence effective du contact et elle pense douloureusement à ce penchant pour l’écriture autobiographique, celle qui met au jour l’intimité déviante de l’être en écrivant la pédophilie, l’inceste ou l’homosexualité; écriture qui dit que certains entre nous ont atteint un point de non-retour dans ce silence atroce qu’on ose écrire.
    Elle pense continuellement à toutes ces communications différées qui empêchent le contact et la confrontation. Elle pense en silence à cette société, dite moderne, qui fonctionne à l’isolement, à l’individualité et à la séparation fondamentale des êtres. Elle pense à l’oralité qui implique le contact, la chaleur humaine et tous les maux qui accompagnent la parole. Elle pense aussi à que toute société se dirige, c’est une question de temps, vers la communication écrite qui sépare inévitablement.
    Elle pense que la parole, aujourd’hui, est ce qui permet souvent à l’homme de « grandir » faussement dans la conscience de l’autre et dans la sienne propre; et ce, en s’efforçant continuellement de cacher la vérité de la pensée qui devient , de ce fait, un silence qui se met subitement à hurler si fort qu’il finit par faire cette parole qui se veut tendue vers l’autre comme une douceur trempée dans du fiel.
    Elle pense et elle continue de penser que toue parole ne peut déboucher que sur l’impasse du silence et elle évoque pertinemment la déchéance de l’être dite dans des poèmes de Brel qui œuvre constamment à la mise en évidence de l’incommunicabilité et de l’échec constant de la parole au point où l’auteur dans Ne me quitte pas, décide de ne plus parler, de ne plus chanter et de rester là à la contempler pour devenir l’ombre de son ombre, l’ombre de sa main, l’ombre de son chien. Elle pense frénétiquement à Baudelaire qui, pendant toute sa vie, n’a jamais cessé de poser et de reposer, d’une autre manière certes, ce problème de la communication impossible et dont le problème de la parole et de son revers, le silence. Elle pense très justement à L’Albatros qui vient pour nous dévoiler l’envol qui produit la beauté sublime et pour nous désigner ce langage réducteur et provocateur face au silence éloquent et significatif du poète.
    Elle pense à Élévation qui nous donne à voir l’éternel incompris, le poète à l’affût permanent du « décollage » et de la fuite pour planer sur la vie et comprendre sans efforts le langage des fleurs et des choses muettes. Elle pense à l’auteur qui vient nous révéler tout simplement que dans ce cosmos muet, dont le silence atteint et dépasse incontestablement et largement la perfection de toute parole, seul l’homme parle et œuvre à faire de son verbe une arme redoutable – un acte de parole ou une proposition contenant une force illocutoire, di-on fièrement comme si on exhibait un pistolet tendu vers l’autre. Elle pense, à la suite de Charles Baudelaire, que les bienfaits nourriciers de la nature, accompagnés du silence désintéressé du monde, s’opposent à la parole meurtrière de l’homme ; elle pense à cette opposition qui produit d’emblée la grandeur incontestée de la nature et la petitesse de l’être qui fait de la parole même un moyen qui aurait dû rassembler au lieu de désunir, une arme pour abattre son prochain.
    Elle pense fortement que le silence, comme parole digne le plus souvent de respect et parfois de vénération, ne doit pas être considéré comme un non-né, un mort-né, un non-sens ou comme un vide absolu.
    Elle pense fortement que le silence n’est pas non plus l’incommunicable, l’indicible ; il est expression significative et donc parole permanente et mémorable puisque le silence articule la parole pour la rendre possible et article du même coup le temps du désir et du communicable.
    Elle pense durement que le silence, invoqué constamment par la parole, est le présent le plus obscur qui lui est donné et qui dit différemment une espèce d’oracle. Elle pense que le silence introduit la syncope même au sein de cette parole de la bassesse, de la lâcheté et de la soumission qui surgit au détour de ce creusement d’être qui se manifeste au sein même de l’être diabolisé.
    Elle pense constamment que la non-représentation du silence par des signes et le fait qu’il vienne, entre autres, pour effacer les pôles de la parole et le véhicule du sens, les met dans l’impossibilité de la matérialiser et produit l’incompréhension et le mutisme de celui qui ne peut comprendre que la parole de la déchéance et l’étonnement de l’impermanence et de la disparité de ceux-là mêmes qui ne parlent souvent que pour séparer.
    Elle pense, à la suite d Wittgenstein, que ce dont on ne peut parler, il faut le taire. Elle pense que ces propos, tout en introduisant l’envers de la parole, montrent que le silence est présence absolue puisqu’il est invoqué par le verbe et accompagne constamment la parole. Elle pense que cette citation tente, entre autres, d’affranchir le silence pensé comme étant l’absence par excellence et l’abolition de toute parole.
    Elle pense maintenant que le silence, habité te plein de choses cachées, ne doit pas être conçu comme l’inabordable et l’objet de la connaissance puisque le silence permet à l’être le franchissement de la limite et le dévoilement de l’envers inconnaissable du langage.
    Silence :
    « Conteur, tu mens! Ne comprends-tu pas que l’enfant ne sait plus l’Andalousie et les Mille et Une Nuits. Shérazade n’est qu’une sœur parmi tant d’autres qu’on aurait violée, éventrée, égorgée puis décapitée sur une route odorante et chaude de campagne. Vieux fou, mais tais-toi donc. Non, surtout ne lui dis pas qu’il y a des siècles de cela les hommes parlaient de miel et d’amour et que les femmes se paraient de leur plus beaux atours, d’intelligence et de satin. »
    Raïssi Rachid
    Article déjà publié in Algérie Littérature Action n° 71-72, Marsa Editions, 2003.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :