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Delacroix, un peintre littéraire

Le 2 décembre dernier, les membres de l’Atelier et des élèves de l’EOI d’Aranjuez sont allés visiter l’Exposition sur Delacroix à Caixaforum, à Madrid.  C’est une des plus complètes compilations de l’oeuvre de ce grand peintre, chroniqueur de son époque et figure principale du romantisme à  la peinture.

Autoportrait de Delacroix
Autoportrait de Delacroix

Voici l’un des plus fameux autoportraits de l’artiste “qui aimait bien les gilets” . On dirait qu’il nous fait penser à quelqu’un de connu… ou peut-être d’inconnu ?

Dans notre parcours silencieux par l’Exposition nous nous sommes bien délectés de ses très belles peintures, fraîches et somptueuses qui nous ont fait penser à ce périple biographique de l’artiste et que nous voulons bien laisser écrit dans ces pages…

Mais avant l’inventaire des mots nous savions que :

Delacroix a toujours aimé s’entourer des amis musiciens et poètes, ses amis « notables étaient du côté littéraire : Victor Hugo, Alexandre Dumas ou bien Baudelaire, du côté musicien : Paganini, Chopin et Shubert. Et malgré ses amitiés de préférence, littéraires, après sa mort des peintres contemporains lui ont rendu hommage.

Nous savons aussi qu’il aurait préféré devenir écrivain, mais il était peintre, qu’il aurait voulu être affiché dans la catégorie « Classique » mais il était un grand représentant du mouvement d’avant-garde, qu’il aurait préféré être conservateur et pourtant il est devenu un révolutionnaire, qu’il aurait bien voulu être Anglais ou Italien mais il était Français , que dans son œuvre il aurait prédominé les traces de la représentation de la violence et de la liberté des couleurs, mais il a été toujours un grand romantique.

Et pourtant nous devrons garder de lui l’image de quelqu’un de pas conformiste, toujours à la recherche de ce constant esprit anticonformiste plastique et thématique.

Et pour mieux comprendre et pour ne pas oublier nos souvenirs voici ces morceaux autobiographiques qui vont mettre en relief le souvenir de notre visite, cet après-midi-là, à Madrid, un vendredi d’un mois de décembre de l’année 2011.

La plupart des œuvres de Delacroix sont d’inspiration littéraire. Il en était déjà ainsi de sa La Barque de Dante. Il en sera de même de son Sardanapale149, inspiré d’un poème de Byron ; il en sera également ainsi de sa Barque de don Juan, tiré d’un autre poème de Byron, et il en sera encore ainsi de quantité d’autres peintures qui sortent tout droit des œuvres de Shakespeare, de Goethe150 ou d’autres écrivains, notamment Walter Scott, Dante et Victor Hugo. Les « Pirates africains enlevant une jeune femme », au Louvre, seraient vraisemblablement inspirés par une de ses Orientales (la Chanson du Pirate).

Le voyage que Delacroix a effectué en Afrique du Nord de fin janvier à juillet 1832 est primordial pour sa technique et son esthétique. Il en rapporte sept carnets constituant le journal de son voyage, dont il ne reste plus que quatre exemplaires (trois sont conservés au musée du Louvre et un, au musée Condé de Chantilly) et quelque 800 feuilles136. Ils permettent de suivre pas à pas le périple africain du peintre. Il a peint en tout plus de quatre-vingts peintures136 sur des thèmes orientaux, notamment Les Femmes d’Alger dans leur appartement (1834, musée du Louvre), La Noce juive au Maroc (1841, musée du Louvre), Le Sultan du Maroc (1845, musée des Augustins de Toulouse).

Les Femmes d’Alger dans leur appartement

Les Femmes d’Alger dans leur appartement

Le départ, prévu le lendemain vers 3 heures du matin, eut lieu rue de la Tour-des-Dames109 en berline jusqu’à Toulon où avait été appareillée une corvette-aviso de 18 canons, commandée par le capitaine de frégate Ange-François Jouglas. La Perle quitte Toulon le 11 janvier 1832111, longe les côtes de Minorque, Majorque, Malaga et celles du royaume de Grenade, passe près de Solobrena et de Motril en Espagne, s’arrête à Algésiras pour le ravitaillement et mouille devant Tanger, le 24 janvier 1832 à 8 heures111. Durant la traversée Delacroix exécute une vue de la côte de Solobreña et un effet de soleil couchant sur la mer, au pastel, et près de Gibraltar où le bateau n’a pu faire escale à cause d’une épidémie de choléra, une aquarelle (au Louvre), intitulée Côte d’Afrique, détroit de Gibraltar.

C’est Jacques-Denis Delaporte, consul de France à Tanger qui les accueille, et se charge des formalités de débarquement111 et de la mise au point du protocole de réception, par les autorités de la ville. Ce n’est que le lendemain que Mornay et ses collaborateurs débarquent, pour s’installer à la Maison de France. Profitant d’un intermède, Delacroix se promène dans Tanger, un carnet à la main.

Sur la route de Séville, il fait un arrêt près des murailles de Jerez de la Frontera dont il fait un croquis. Jusqu’au 28 mai au soir, il visite la ville de Séville, en particulier l’Alcala, la cathédrale et les bords de Guadalquivir, la Giralda, la Cartuja (une ancienne chartreuse) où il admire des Zurbaran, des Murillo et des Goya134. C’est grâce à cet artiste, dont il avait copié quelques planches de ses Caprices, dans sa jeunesse , qu’il découvre la tauromachie. Les notes contenues dans son carnet semblent confirmer qu’il ait bien assisté à une corrida : aquarelle intitulée Le Picador (Cabinet des dessins du musée du Louvre)135. Le 29 mai s’achève son séjour en Andalousie. Ce n’est que le 30 mai, à Cadix, qu’il embarque à bord de la Perle pour retourner, à Tanger.

Voici le grand tableau qui n’était pas dans cette exposition, l’un des plus connus, l’un des plus révolutionnaires  La Liberté guidant le peuple
Voici le grand tableau qui n’était pas dans cette exposition, l’un des plus connus, l’un des plus révolutionnaires La Liberté guidant le peuple

Et pour finir, voici quelques commentaires sur l’exposition:

La visite à l'exposition

Une très belle exposition. Ce qui m´a vraiment plu c´est la valeur plastique des oeuvres, l´importance que Delacroix donne à la lumière et à la couleur, au-delà des scènes représentées.

(Mar Expinosa Avancé 1)

À mon avis, Delacroix a été un peintre très polyvalent. Je considère que la période historique qu’il a vécue, pleine de convulsions sociales a pu être déterminante dans son attitude artistique. Il n’y a pas chez lui d’évolution linéaire comme cela arrive pour d’autres peintres ; par contre on observe en lui une récurrence constante par rapport au style. Et il se renouvelait à chaque fois qu’il reprenait un style pratiqué auparavant.

Cependant, on apprécie toujours dans ses tableaux la force, le drame et l’utopie du romantisme qu’il a su bien exprimer à travers la forme, la couleur et le traitement des sujets qu’il a choisis pour ses oeuvres le long du temps. Ce qui m’a surtout attiré des tableaux comme Chevaux Arabes se battant dans l’Étable – où je trouve certaines influences maniéristes – Chasse aux lions, La Mort de Sardanapale – une allégorie merveilleuse de la fragilité du pouvoir -, ainsi que la série de lithographies pour illustrer Le Faust. Il faut remarquer l’énorme dose d’agressivité que l’on peut apprécier dans ces peintures-là. Cependant, Delacroix a aussi su transmettre une douceur spéciale, en surprenant l’observateur dans certains tableaux de paysages qui s’approchent de l’impressionnisme dont La mer depuis les hauteurs de Dieppe est un exemple très clair.

(Carmelo López Avancé 2)

J’ai eu la chance de voir les meilleurs tableaux de E. Delacroix au Louvre : La barque de Dante, La Liberté guidant le Peuple, etc. bien que cette fois on ne dispose pas de certaines de leurs plus brillantes œuvres, l’exposition que nous avons visitée permet d’admirer les différentes styles que Delacroix a utilisé dans sa peinture. Bien en couleur ou en noir et blanc, il était un grand maître.

(Ramón Delgado Avancé 1)

Avant tout, je veux dire que je n’aime pas l’histoire: que la compréhension (et surtout l’explication) historique d’un fait artistique annule son vécu esthétique. Sur cette question je suis un romantique (anti-historien): l’œuvre d’art nous ouvre à l’infini, nous envahit et nous provoque un élan singulier, très intime, particulièrement mystique. L’emplacement historique (même biographique) d’une œuvre d’art fait disparaître son expérience purement esthétique.

De plus, l’actuelle circulation des œuvres d’art et son exhibition rituelle (par ici , par là) à l’intérieur de centres d’art qui font partie d’un circuit de visites touristiques sont des éléments qui font disparaître encore plus l’esthétique. Dans ces lieux, la valeur mercantile (extérieure, publique) de l’œuvre d’art déplace sa  valeur esthétique (intime).

Dans notre visite au Caixaforum, à partir de Delacroix, nous avons reçu une leçon d’histoire de l’art et d’histoire des artistes aussi: sur les thèmes de la peinture, les relations de l’artiste avec les institutions, etc.

Mais je crois qu’une activité comme celle-ci  sert surtout pour écouter le français et pour nous retrouver  (professeurs et élèves) au-delà de la classe. Et ça c’est bon.

 (Antonio Vallejos  NIntermedio1)

Pour moi il a été génial de pouvoir admirer f ace à face le travail d´un auteur si important . J´ai profité, surtout, des tableaux de sujet exotique et africain où la lumière et la couleur deviennent absolument protagonistes. Felicitations pour votre initiative!

(Juan Francisco Jordán, atelier de littérature )

Delacroix a été un peintre qui a fermé une manière de voir la peinture et il a ouvert  aussi une autre, la porte à la modernité de l’art.
(Leticia Cuenca NI2)

Pour en savoir plus

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2 Réponses

  1. […] l’oubli un peu Semprún  lui faisant notre petit hommage, la visite à l’exposition de Delacroix, une défense soutenue de la liberté d’expression et pour le droit à une éducation […]

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