• Bienvenus à l’Atelier de Littérature d’Expression Française

    Bienvenues à l'Atelier de Littérature française
    Si vous, internaute, d’où que vous veniez, vous êtes arrivé sur ce blog emporté par l'espoir de trouver un lieu où partager votre intérêt pour la littérature en langue française, vous êtes les bienvenus. Veuillez bien participer avec vos inquiétudes et vos idées en répondant aux posts affichés. Merci de votre visite et de vos opinions..

    Les membres de l'atelier de littérature.

    Tous à vos tâches
  • Pour nous trouver...

    Vendredi de 17h-19h (Consultez le calendrier sur la marge droite)
  • J’aime lire

  • Lisez le Bulletin de l’Atelier

    Lisez le Bulletin de l'Atelier
  • Version iPad-iPhone

    Version iPad-iPhone

    Cliquez sur l'image, téléchargez Flipboard et regardez le magazine de l'Atelier sur ton iPhone, ipad

  • Contributions

    Contributions
  • Chercher para catégories

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

    Rejoignez 321 autres abonnés

  • Follow Atelier de littérature d'expression française on WordPress.com
  • Vidéothèque

  • RSS Vidéothèque sur l’Islam (en espagnol)

  • Phonothèque

    Phonothèque
  • RSS Audiolivres

  • Fiches de lecture
  • Échos littéraires

    Échos littéraires
  • Ecos literarios

  • La bibliothèque de l'Atelier

    La bibliothèque de l'Atelier

  • Mon livre préféré

    Mon livre préféré
  • Articles les plus consultés

  • Archives

  • Commentaires récents

    Témoignage sur l… sur Rentrée
    Re-vivre la vie | At… sur Peindre pour survivre
    Leticia Hernández Ló… sur Le crépuscule des coeurs
    Symétrie meurtrière… sur Camus-Sansal, Sansal-Camus:…
    Symétrie meurtrière… sur Retour à la vie
  • Nous avons eu...

    • 125,878 visiteurs
  • Visiteur
  • Administration

Les traces invisibles

KaftanUn caftan rouge nous a emmenés avec enthousiasme à la seconde lecture prévue pour cette séance de l’Atelier de ce 18  novembre 2011.  Un autre de « nos écrivains admirés », El Mostafa El Bouignane nous a offert un très joli récit, un grand hommage à la mémoire, une manifestation de justice faisant  face à l’oubli imposé par le temps.

« Touria la Musulmane » nous raconte l’histoire d’une femme juive convertie à l’Islam et les traces invisibles qu’elle a laissé chez le protagoniste, un des enfants de cette histoire émouvante, très apprécié de cette femme discrète. Il est maintenant un jeune homme quand il se souvient de ce passage de sa vie d’enfance.

Écoutons un peu de l’histoire, lue par les membres de l’Atelier:

Le récit se fait échos du premier livre de l’auteur, « La Porte de la Chance » que nous avons aussi lu. Quelqu’un d’entre nous a même dit que ce récit pourrait parfaitement avoir été un des chapitres de ce livre. Mais, en ce cas, la tendresse de cette histoire pourrait avoir passé inaperçue, voilà pourquoi il méritait un bon récit à part.

Nous avons remémoré cette histoire et parcouru des endroits partagés par tous, essayant de retrouver dans nos mémoires les échos des personnes qui nous ont touchés de près, qui nous ont transmis une affection spéciale: une voisine, une institutrice, la mère d’un/e ami/e … des femmes anonymes mais sans lesquelles nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui. Ce sont des héroïnes quotidiennes, qui font partie de nos  « paysages personnels ». Paysages invisibles, oubliés de tous, toujours présentes.

Il nous est venu à la mémoire un des personnages du film « Les Choristes », ce surveillant qui a marqué la vie des internes de l’institution  « Le Fond de l’Étang », mais qui est demeuré dans l’oubli de tous, sauf dans la vie d’un petit enfant qui trouvera en lui le père qu’il n’avait jamais eu. À la mort de ce surveillant, si anonyme comme notre « Touria », l’enfant, devenu adulte, rencontrera un autre ancien élève de cette institution et il le fera réapparaître dans sa mémoire à travers la lecture du journal intime de cet homme , juste le jour où il reçoit le plus grands des applaudissements pour son travail de chef d’orchestre. En fait, ce surveillant lui avait fait découvrir sa passion pour la musique.

Cet exercice de mémoire collective est présente aussi sur le récit. De la main de l’histoire nous avons un peu visité ces endroits presque mythiques dans l’actualité qui sont « les quartiers juifs » des anciennes Medinas, ces « Mellah » où se trouvaient les fours publics pour y faire cuire le pain.  Certains d’entre nous ont connu aussi cette ancienne habitude dans leurs petites villes ou villages espagnols. Ce souvenir d’une vie quotidienne disparue nous a fait nous rappeler l’ambiance de ces après-midi en hiver où la pâtisserie et la cuisine remplissaient le temps et faisaient plus supportable le froid.

Nous avons aussi mentionné avec une spéciale tendresse ces types de femmes « rondes et blanches » décrites par l’auteur et la chaleur accueillante qu’elles ont pu laisser dans notre imaginaire enfantin, elles représenteraient la mère de tous, la grand-mère universelle, la tante attendue, la présence humaine hors du temps et des clichés établis, le triomphe de la bonté sur la beauté.

La solitude de la tombe de Touria n’arrive pas à couvrir de tristesse ces traces invisibles qui ont fait jaillir de la lecture de ce récit un sourire pour une parfaite clôture de cet après-midi-soir d’automne.

—————————-

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s