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Deux récits

leftah

Mohamed Leftah, une liberté qui incommode

Une table vide. La pluie qui commence à frapper, impatiente, contre les vitres. Des pas qui avancent dans le couloir. C’est vendredi, il est 17h de l’après-midi et tout est prêt pour une nouvelle séance de l’Atelier.

 

Dans cette occasion nous devions commencer par une triste nouvelle. Les événements marquent notre chemin. Nous venons de connaître l’interdiction non déclarée contre le livre posthume de l’écrivain Mohamed Leftah: « Le dernier combat du captain Ni’Mat », un livre qui a reçu très récemment, en octobre 2011, le grand et prestigieux Prix Littéraire de la Mamounia, au Maroc.

Pourquoi, cette interdiction? Si jamais une raison eût-elle servi comme excuse pour bâillonner les bouches, quelle aurait pu bien être cette excuse? (Abdellah Baïda nous présente, lors d’un récent entretien, une possible explication)

Une action plus critiquable car l’écrivain ne peut pas se défendre lui même ni faire défense des valeurs de son oeuvre car n’oublions pas que Mohamed Leftah nous a quittés en juillet 2008.

La liberté d’expression est une valeur toujours en risque. L’intolérance des oppresseurs veut assourdir les voix dissonantes:  incapables d’opposer des arguments valables ils utilisent la force pour réprimer la puissance de la vérité et de la justice.

Une situation qui n’appartient pas seulement au Maroc. En Espagne, par exemple, ce sont nombreux les cas des Proviseurs et des professeurs qui ont été punis pour avoir essayé d’expliquer aux parents d’élèves le harcèlement que l’enseignement public souffre actuellement à cause de l »application, dans la Communauté de Madrid, d’une dure politique de réductions économiques et humaines menées par l’Administration. Le dernier cas, celui d’un Proviseur dont la punition peut arriver à six ans sans salaire et déplacement de son lieu de travail. On interdit aussi de visiter les endroits publics habillés avec le tee-shirt vert, confectionnés pour l’occasion, la couleur qui représente la lutte pour une éducation publique de qualité (voir la vidéo o lire les nouvelles apparues en presse: 1, 2, 3, 4)

Mais il faut risquer pour défendre cette liberté d’expression. Les citoyens marocains l’ont bien compris et ils sont en train de signer le manifeste qu’Abdellatif Laâbi a affiché sur Internet. Nous, les membres de l’Atelier, citoyens du monde, aimants de la liberté et de la culture et littérature marocaine, nous avons aussi signé et nous vous demandons de faire la même chose.

(Par rapport à la situation à Madrid, vous pouvez aussi signer un manifeste contre la punition référée qui est affiché sur cette adresse web)

Passer la page

Après, nous avons tourné la page et révisé les nouvelles culturelles de notre entourage:

Et à continuation on a abordé la lecture et le commentaire de notre premier récit: « Vous entendrez de mes nouvelles » de notre cher Abdellah Baïda.

Voici les premières lignes lues par les membres de l’Atelier:

D’un style direct, moderne, l’auteur sous l’apparence d’un récit à propos innocent, court, de la longueur d’un conte, va dégainer une critique acérée, pleine de morale , contre les « intélos », les « cultivés officiaux » . Le protagoniste devient l’archétype de ces individus qui, arrivés à une certaine hauteur dans l’échelle sociale, déguisent leur manque de talent sous une patine de mépris envers leurs subordonnés. Dictateurs quotidiennes, ils ont inventé une catégorie moderne de torture nommée « Harcèlement de travail ».

Art, de Yasmine Rezza

Art, de Yasmina Rezza

Mais la critique qu’A. Baïda déploie dans son texte arrive plus loin. Entre lignes il rejette les discours vides, la « culture officialisée », le néant sous le supposé nom appellatif d’art, une situation qui nous a fait faire un saut dans le souvenir de la pièce « Art », de Yasmine Rezza, et ce tableau géant, tout peint en blanc sauf les fins lisierés blanches qui l’encadrent, acheté par la somme de 200 000 francs.

Revenant au texte d’A. Baïda, il montre bien sa solidarité avec ses contemporains Fouad Laroui et le même Mohamed Leftah, prenant le rôle de ceux qui les ont critiqués et se moquant de leurs arguments.

Pour finir, la justice/vengeance -mannipulée avec maîtrise par l’écrivain à la manière d’une marionnette- va venir de la main de la secrétaire, la femme annulée par le bureaucrate, qui, comme les morales des contes le veulent, va prononcer le dernier mot, celui qui donne le sens au récit entier.

En résumé, un chant à la prudence, à la vraie culture, au respect envers les autres… Un joli jeu des suggestions, des mots bien choisis, à peine dessinés, pour laisser passer l’intelligente plume de l’auteur.

« Suivez mes consignes », car autrement, « vous entendrez de mes nouvelles ».

Pour en savoir plus

Une Réponse

  1. […] DEUX RECITS : « TOURIA LA MUSULMANE »(El Mostapha Bouignane) / « VOUS ENTENDREZ DE MES NOUVELLES » (Abdellah Baïda) […]

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