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Parcours « mobile »

Une réunion pour parler d’un nouveau livre c’est toujours une fête. Si l’auteur n’est plus parmi nous, l’émotion, longuement retenue, devient un invité nécessaire de la séance. S’il s’agit de la traduction d’une oeuvre d’Edmond Amran el Maleh ; on peut alors dire que l’on assiste à une manifestation d’amitié autour d’une table.

C’est le cas de la présentation de la traduction en espagnol de « Mille ans, un jour » -livre paru en 1986- et dont la présentation a eu lieu, jeudi 19 mai à Casa Arabe, à Madrid.

Un bel hommage de la part de ceux qui le connaissaient bien, de ceux qui peuvent nous parler des sentiments et des pensées d’une personnalité remarquable qui nous a fait nous régaler avec des moments littéraires intenses, profonds, et dont la bonté et l’ humanité créent ce miracle de faire surgir chez le lecteur des sentiments qui demeurent dans les souvenirs embaumés d’une grande et forte nostalgie.

L’Atelier était présent, pour rejoindre le groupe de personnes qui, ici en Espagne, qui ont connu Edmond, qui ont aimé sa lecture, qui ont regretté sa mort quand on avait tant à lui demander, à lui dire et à le lire. Un témoignage de ses lecteurs, devenus ses amis après la lecture de son âme, exposée à la façon des lignes imprimées.

Sur l’estrade :

  •  Isaías Barreñeda, de Casa Arabe
  • Malika Embareck, traductrice d’Edmond
  •  Habib Samrakandi, directeur de la revue « Horizons maghrébins » et signataire du Manifeste des Intellectuels Arabes pour la liberté lors des manifestations en Tunisie, en Égypte, au Maroc… en février 2011.
  • Abdellah Baïda, l’un de ses grands et chers amis, écrivain, critique littéraire et professeur de Littérature à l’Université Mohamed V, à Rabat.
  • Inmaculada Jiménez, directrice des Éditions del Oriente y del Mediterráneo.

Inmaculada Jiménez

La première à prendre la parole a été Inmaculada Jiménez qui a évoqué la figure d’Edmond à partir d’un entretien fait avec l’auteur sur la revue marocaine « Tel Quel », en 2004, où il revendiquait sa « marroquineidad y judeidad», mots inventés en espagnol par Inmaculada et ce qui signifie être un juif au Maroc.

Edmond représentait « le dernier juif », le témoin d’un peuple qui avait souffert l’exil du Maroc en 1967, un autre exode. Mais plus qu’un juif marocain, Edmond se définit comme un marocain juif, mettant en avant l’importance de la géographie bien avant celle de la religion. Il était antisioniste, contre le « judéocentrisme » mais il ne se reconnaissait jamais entre ces juifs qui se sentaient « expulsés du Maroc ». Il était « pour » la réalité marocaine, bien que l’exode eût été une blessure profonde, toujours ouverte.

Son oeuvre devient un essai qui ne cesse de relater la vie des juifs dans son exil. Mais Edmond était toujours l’écrivain «des rencontres » mettant en relief que les juifs et les musulmans partagent le même imaginaire, attribuant au sionisme et à l’intégrisme la responsabilité d’une séparation entre deux peuples frères.

« L’arabe est ma langue maternelle mais chez nous, nous ne parlons presque jamais l’hébreu » disait Edmond qui aimait la langue en tant que véhicule de communication, et non pas comme véhicule de séparation entre les êtres humains.

Abdellah Baïda

Ensuite c’était le tour d’ Abdellah Baïda, devenu involontairement le biographe d’Edmond grâce à son amitié envers lui. Il centra son intervention dans deux points:

  • Le parcours d’Edmond à partir du partage de la connaissance qu’il arriva à avoir avec l’auteur lors de ses rencontres et ses conversations littéraires avec lui.
  •  La mise en relief de certaines caractéristiques de son écriture.

Né en 1917, à Safi dans une famille marocaine-juive, Abdellah Baïda souligne une autre fois l’idée que l’identité est, pour Edmond, surtout et d’abord une question « d’espace »: il voudrait bien que ce soit tout d’abord une identité marocaine et après juive.

L’importance de l’endroit, l’attachement spatial, Safi, la ville sur l’Atlantique seront aussi présents dans ses écrits: la vie traditionnelle, la vie près de la mer. Et encore Abdellah souligne une autre circonstance qui deviendra, par hasard, décisive pour créer l’écrivain qui était Edmond: sa condition asthmatique. Cette souffrance l’avait obligé à être à l’écart des enfants de son âge, des jeux de la rue, le forçant à s’enfermer dans une espèce de « cocon » , dans un autre monde, un monde où la lecture était un compagnon fidèle La « graine de l’écrivain » surgira de cette enfance « à la retraite ».

Edmond était un grand lecteur, dit Abdellah, mais son premier livre a été écrit à l’âge de 63 ans. Ses lectures favorites : la littérature française et classique du XIXème siècle, Zola,… et beaucoup d’autres…

Sa maladie le poussera vers Paris, dans les années 30, pour se faire soigner. Le contact avec l’Europe lui permet de découvrir un autre monde, renforçant en lui l’idée de l’identité comme une entité qui bouge, qui se construit et modifie chaque jour. C’était aussi la semence de l’écrivain multiculturel qu’il deviendra.

Il quitte sa ville de Safi pour Casablanca, la grande ville à laquelle il va s’attacher, où l’adolescent Edmond construira sa personnalité. Ce sont les années 40 et il y fera sa vie de militant pour l’indépendance du Maroc sous le Protectorat français. Il entre en politique pour s’intégrer au Parti Communiste qui était crée en 1947 comme une branche du Parti Communiste Français car le parti communiste marocain n’existait pas à l’époque. En 1949 il a été créé à partir des communistes exilés espagnols qui vont quitter l’Espagne à l’époque de Franco et qui se sont installés au Maroc. Jusqu’à l’année de l’indépendance -1956- ses activités deviendront clandestines. Il va s’occuper de rédiger les manifestes et le journal pour le Parti. Cette époque va durer jusqu’en 1959 et après il claque la porte au Parti et se consacre à l’enseignement de la philosophie à Casablanca, à la lecture et à l’écriture.

En 1965, le 23 Mars, se produisent les événements de Casablanca. On arrête tous ceux qui étaient militants. C’est le début des « années de plomb », de la répression. Son passé militant le rattrape. S’il était resté au Maroc, il aurait été emprisonné tout comme son ami Abdellatif Laâbi. Il lui arriva même d’être torturé par la police.

Voilà pourquoi, ils décident , lui et sa femme, de quitter le Maroc pour la France. Là commence sa phase parisienne, qui durera jusqu’en 1999, date du décès de son épouse, Marie-Cécile Dufour El Maleh, qui marquera son retour définitif au Maroc.

C’est à Paris qu’il va se consacrer au journalisme littéraire. Il est pigiste dans Le Monde à l’époque et il fera la chronique des événements de 1968 dans ses récits, notamment sur « Lettres à moi même », son « épitaphe » littéraire.

Walter Benjamin

Il maintient le contact avec la philosophie. Une personnalité croise sa vie: Walter Benjamin (1892-1940), le philosophe sur lequel travaille sa femme, elle publie trois livres sur lui.

En 1980 Edmond publie son premier livre : « Parcours immobile » qui a été traduit en espagnol. Il a été écrit dans sa tête -nous avoue Abdellah Baïda- avant de l’être sur le papier. Le titre même nous montre la contradiction permanente qui est présente dans l’écriture d’Edmond: PARCOURS IMMOBILE. Il voulait écrire une sorte d’autocritique: le juif qui part, la chute du communisme.., Il commence un cheminement initiatique à travers la littérature, dont la conclusion sera la découverte-construction de son propre style, de sa propre voix.

El Maleh faisait bien la différence entre RECIT ET ROMAN: le ROMAN, écrit codifié; le RECIT qui ne le contraint pas… un registre libre.

Nous arrivons ainsi à la définition de l’Edmond littéraire. L’originalité d’ E.A.E est le plaisir que l’on prend à le lire, un sentiment recherché de la part de l’auteur qui a voulu toujours transmettre son propre plaisir de la lecture.

Ainsi donc, la littérature d’Edmond est construite sur le royaume de l’incertitude: il ne fait pas d’affirmations catégoriques mais des propositions, il laisse une grande marge aux lecteurs pour interpréter les événements, il écrivait toujours en complicité avec les lecteurs.

Son œuvre est une réflexion à haute voix. Sa spécificité c’est qu’il dialogue, dans ses œuvres, avec d’autres textes, d’autres auteurs: Pessoa, Walter Benjamin, Juan Goytisolo. José Ángel Valente….

Pour conclure, Abdellah Baïda souligne cette idée, reprenant le sujet du débat, « Mille ans un jour » est une œuvre qui nécessite la complicité du lecteur, elle est écrite sous le sceau du respect et de la reconnaissance pour l’ intelligence au moment de le lire.

Habib Samrakandi

Habib Samrakandi a voulu faire son portrait de l’auteur nous racontant la liaison d’Edmond avec la revue « Horizons Maghrébins » qu’il dirige et à laquelle Edmond participera pendant 20 ans, à travers ses collaborations, ses écrits, ses textes. Une revue qui se définit comme « Revue universitaire des deux rives de la Méditerranée »

C’est à ses yeux l’un des plus grands écrivains de ce temps Voici quelques échanges d’El Maleh avec la revue.

Le 10 juin 2010 on lui a rend hommage à l’Institut Cervantes de Marrakech avec la présence de son ami Juan Goytisolo, une amitié de 25 ans.

Habib met en relief avec beaucoup d’emphase le parcours partagé de la revue et d’Edmond vers l’Espagne de trois cultures, l’héritage spirituel andalou, une ouverture aussi vers l’Europe. Des liaisons entre les « deux rives ». Il fait un parcours dans cette Espagne à travers les figures de Ibn Arabi, le grand Averroes, né à Cordoue – un personnage avec trois identités: judaïque, musulmane et chrétienne. Il mentionne aussi Borges et l’héritage littéraire arabe-musulman et la proximité d’Edmond envers le poète espagnol José Angel Valente

Voici quelques-uns de ses motifs littéraires:

  •  L’engagement étique et esthétique.
  •  Le dialogue poétique et sur le plan esthétique
  •  Le déracinement des maghrébins en France
  •  L’exil permanent des juifs
  •  Il prône la reconstruction du dialogue musulman/chrétien /juif
  •  La vieille tradition kabbalistique et mystique présente chez San Juan de la Cruz
  •  La foi dans l’être humain

Il résumerait son intervention sur trois « L » pour définir Edmond: un lien, un lieu, une loi.

Ce sentiment est présent chez El Maleh qui va même demander à ses proches d’écrire sur sa pierre tombale son épitaphe en latin/hébreu/berbère et en arabe, un désir accompli. Lui, Edmond repose sous cet épitaphe au cimetière marin d’Essaouira.

Il fait un détour pour parler aussi de la femme d’Edmond, Marie Cécile Dufour, enseignante de philosophie à Casablanca et grand connaisseur de l’œuvre de Walter Benjamin. Il qualifie la relation entre Edmond et lui d’amoureuse et d’intellectuelle, c’est un dialogue philosophique permanent initié sous la figure de Walter Benjamin.

Au 114 du boulevard Montparnasse (là où ils habitaient à Paris) il y avait deux métiers qui définissaient l’ambiance dans laquelle cette littérature va se construire: la cuisine, d’Edmond, et le tissage, de Marie Cécile. Une espèce d’allégorie projetée vers leurs œuvres et pleine d’amour.

Il mentionne ensuite Paul Ricoeur, Simon Peres, à propos d’une rencontre où il met en relief « l’ignorance encyclopédique » avoué par Peres de la part des Israéliens « pour faire la paix » après avoir maîtrisé l’art de la guerre. S. Peres lui a demandé de l’aider à faire la paix.

Il met fin à son intervention avec l’insistance de dire que la voix euro-meditérranéenne ne pourra se faire qu’à travers l’Espagne et le Maroc. Edmond a ouvert la voie du dialogue, a remarqué l’importance du dialogue.

Malika Embarek

C’était alors le tour de Malika Embarek, traductrice à l’espagnol de l’œuvre « Mille ans, un jour ». Elle a commencé son intervention -en espagnol- partageant avec les assistants un souvenir cristallisé dans sa mémoire, lors de la traduction de « Parcours immobile », la première traduction qu’elle avait faite, et comment les larmes l’empêchaient de continuer à écrire sur la machine à écrire de l’époque malgré avoir lu le texte plusieurs fois, tels étaient les sentiments que la lecture lui provoquait.

Elle nous raconte comment Edmond maîtrisait aussi l’espagnol et aimait bien lire les poèmes de son ami José Angel Valente et de l’écrivain cubain José Lezama Lima (1910-1976)

Elle regrette qu’Edmond n’ait pas pu, faute de quelques jours, arriver à voir son oeuvre traduite en espagnol. Elle fait aussi une allusion à notre actualité en disant qu’Edmond aurait bien profité de ce « printemps espagnol » et, avant, de ce « printemps arabe » qui s’est produit juste après sa mort… Étant donné le caractère « jeune » d’Edmond et son amour pour ce que la liberté et le respect signifiaient.

Elle définit Edmond comme un auteur bref mais intense. Il habitait dans un exil permanent qui se reflète dans son œuvre, elle fait référence à l’injustice historique car les juifs arrivèrent avant les arabes au Maroc, un exil qui produit une douleur en directe connexion avec la douleur chez les Palestiniens.

Edmond Amran El Maleh

Nous étions tous touchés par la manière de raconter son expérience comme traductrice. Une vraie leçon d’amour pour la littérature. Le traducteur – nous a-t-elle dit- doit d’abord respecter à la fois l’original et l’auteur. C’est pour cela que l’on doit connaître l’auteur pour faire une bonne traduction. Ça a été son cas, car elle a échangé beaucoup d’impressions et de moments avec Edmond. Le texte d’Edmond montre tout seul, peu à peu, comment on doit le traduire, c’est la propre dynamique du texte qui marque le chemin et les options possibles, entamée par la main ferme de l’intuition et l’expérience du traducteur.

Traduire « Mille ans, un jour » a été une tâche difficile, une lutte en cachette avec les éditeurs, eux aussi traducteurs, pour essayer de mieux exprimer cet esprit que les mots enclosent.

Elle avait toujours comme référence cette idée qu’Edmond lui a transmise: «Ma langue maternelle est le juif-arabe et le Français, la langue de prestige avec laquelle j’écris». Ce profond respect de l’auteur pour toutes les langues a été présent aussi dans la traduction. Toutes les langues ont le même « status », un problème qui devient à la fin une richesse: les œuvres d’Edmond montrent toujours un certain mélange des langues. La cohabitation des langues, une métaphore que la traductrice d’Edmond a mis en relief pour la cohabitation des cultures.La difficulté: cette « démocratie » et égalité des langues empêche le traducteur d’utiliser les cursives, l’astérisque ou d’autres ressources pour souligner le caractère étranger d’une expression ou d’un mot.

Malika sourit un peu à l’idée qu’Edmond puisse être considéré comme « colonisateur » de la langue française: elle a fait de son côté, elle aussi une « colonisation » de la langue espagnole. Elle avoue son sentiment de « transgresseuse » lors de la traduction. Par exemple, la ponctuation hétérodoxe de l’auteur se retrouve dans la suppression, dans la version espagnole, du signe d’ouverture pour les admirations et les interrogations, obligatoires et exclusives de la langue espagnole (¡, ¿)

Elle finit avec une sublime intervention : sa lecture des quelques paragraphes de ce livre et de celui de Parcours immobile. Lecture pleine d’émotion qui a fait jaillir des assistants une myriade d’ovations dans cet après-midi printanier madrilène , un peu grisâtre.

La séance s’est terminée avec les interventions du public faites en espagnol, français et arabe:

  •  Le peintre Diego Moya revendique la facette de critique d’art et d’aimant de la peinture pendant plus de 20 ans, une connexion sans laquelle on ne peut pas comprendre qui était Edmond Amran El Maleh. Il appartenait à un cercle des peintres marocains aussi transgresseurs dans son style qu’Edmond. Edmond a aussi fait un service impayable pour la culture marocaine en découvrant les œuvres perdues de quelques artistes marocains d’importance.
  • Une intervention passionnée d’un autre assistant demandant plus de présence de l’arabe comme langue de communication à la « Casa Arabe », une langue qui à son avis, risque de mourir. Cette intervention a permis à Abdellah Baïda de manifester l’importance de la diversité dans la personnalité d’Edmond et dans son œuvre. Abdellah, lui même, défend sa position sur cette allusion: « Je suis berbère de langue maternelle, j’ai étudié en arabe et en français, et j’ai choisi le français pour mon métier », soulignant une autre fois le rôle des langues pour remarquer à la fois, la diversité et pour servir à réduire les distances entre les peuples, les permettant de communiquer. Et il rapporte une autre phrase, attribué à Driss Chraïbi, qui tombe bien pour défendre élégamment ces appartenances et pour laisser place à l’humour «C’est super d’avoir deux langues dans sa bouche (surtout si cette langue et celle de ma femme) »

Une séance très amicale

  • Pour finir, Teresa, membre de l’Atelier, a voulu transmettre le sentiment de proximité du groupe avec l’auteur après la lecture et la discussion du dernier opus d’Edmond «Lettres à moi-même» et avec lequel l’Atelier a établi une correspondance littéraire tristement coupé presque dans ses débuts. Nous attendions la réponse à une lettre envoyée à l’auteur, par le biais d’Abdellah Baïda, quelques jours avant sa mort. (sans rien savoir de son faible état de santé) Elle remercie aussi la Casa Arabe de nous avoir réunis pour parler d’Edmond et de son œuvre.

Les membres de l'Atelier

Une séance d’amitié, une tribune effacée par le souvenir de celui qui nous a fait nous régaler avec ses mots , une mémoire partagée, des endroits communs, des images et des sentiments qui ont permis un après-midi de Mai nous sentir UN, qu’importe la langue ou l’endroit d’origine. Un sentiment qu’Edmond aurait sans doute bien aimé. « S’il est vrai que mille ans peuvent passer comme un jour, pourquoi pas un jour comme mille ans? (Mille ans , un jour)

Pour en savoir plus

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Une Réponse

  1. […] avoir l’opportunité de remémorer sa figure, marchant un peu avec Edmond, à nouveau, sur ce « Parcours immobile » qu’il avait créé pour nous […]

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