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Qu’est-ce qu’une langue?

Mots qui sanglotent, mots pour rire

Mots qui sanglotent, mots pour rire

¿Qué es una lengua? ¿Una patria, una bandera, una herramienta de conquista? ¿La forma en que un grupo de personas habla del miedo o dice « ten piedad »? ¿Una oportunidad de hacer negocios, una estrategia de expansión, un capital, un curso de dos meses en el extranjero? ¿Un puñado de canciones? ¿Las frases de todas sus novelas, los versos de toda su poesía, los párrafos de todos sus ensayos? ¿Un cliché?

Qu’est-ce qu’une langue? Une patrie, un drapeau, un outil de conquête? La manière dont un groupe de personnes parle de la peur ou dit “piété »? Une opportunité pour faire des business, une stratégie d’expansion, un capital, un cours de deux mois à l’étranger? Une poignée de chansons? Les phrases de tous leurs romans, les versets de toute sa poésie, des paragraphes de tous ses essais? Un cliché?

(De Cervantes a la calle 13 par Leila Guerriero en EL PAIS)

 

Leila Guerriero

L’écrivaine Argentine, Leila Guerriero, Gagnant du prix FNPI Nuevo Periodismo CEMEX pour son travail « Rastro en los huesos » , prononçait à voix haute ces questions, lors de la 24ème Foire Internationale du Livre de Guadalajara (Mexique) et que nous avons tiré un peu hors du contexte pour les amplifier pour tous les visiteurs de l’Atelier et nous demander, au début de cette nouvelle année qu’est-ce qu’une langue? A quoi sert de savoir une langue?

En ce moment où tout le monde répète, d’une manière un peu automatique, les formules pour exprimer les bons vœux de Nouvel An avec l’idée qu’elles servent de boussole pour nous orienter pour cette Nouvelle Année, incertaine comme la vie, essayant d’allumer les premiers minutes, les premiers mètres à parcourir, nous voudrions réfléchir, avec la lucidité des fous et de tous ceux qui parlent avec soi-même, sur les usages des langues et, ce qui est plus important, sur ses possibilités en tant qu’instrument de communication.

En effet, des milliards, des millions de personnes partagent, à travers d’une langue, les mêmes rêves, la même historie, des peurs communes. Mais il faut un simple dictionnaire pour deployer une passerelle entre deux cultures qui, avant ce geste, ne pouvaient pas se communiquer. Un dictionnaire, ça veut dire, l’effort de vouloir se faire comprendre et de comprendre l’autre, d’apprendre à travers les mots d’autres points de vues, d’assimiler des expériences différentes. Un tel effort élargie d’un coup notre monde, nous permet de nous fusionner avec les autres sous une même couverture: celle d’un être humain.

La littérature doit servir pour cette tâche: unir les peuples, réduire les distances, faire du monde un endroit pour se sentir à l’aise, pour que tout le monde y trouve sa place.

Ce serait naïf, enfantin plutôt, de croire que seulement pour répéter à voix haute la même idée, elle deviendra réelle. Mais notre démarche pour apprendre  à commencé, en tant que personnes et civilisations, avec de petits pas, balbutiant des mots qui avaient seulement un sens pour chacun de nous mais que, au bout d’un jour, ils ont trouvé la vraie dimension quand quelqu’un d’autre les a entendus, les a interprétés et nous a aidés, en les écoutant, à nous lever, à marcher, à partir de ce moment, à grand pas.

Un futur attend à tous ceux qui utilisent les mots pour se communiquer. Il n’y a pas de futur dans le silence de l’incompréhension.

Francis Cabrel chante à la diversité: Des Hommes Pareils

Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils.
Plus ou moins nus sous le soleil.
Mêmes coeurs entre les mêmes épaules,
Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école ?

Si on y oublie l’essentiel ?
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes…

Moi, j’ai des îles, j’ai des lacs
Moi, j’ai trois poissons dans un sac
Moi, je porte un crucifix
Moi, je prie sur un tapis
Moi, je règne et je décide
Moi, j’ai quatre sous de liquide
Moi, je dors sur des bambous
Moi, je suis docteur-marabout.

Et nous sommes
Des hommes pareils.

Plus ou moins loin du soleil
Blancs, noirs, rouges, jaunes, créoles
Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école ?

S’il y manque l’essentiel ?
Semblables jusqu’au moindre atome
Vous, vous êtes et nous, nous sommes…

Moi, je me teins et je me farde
Moi, mes chiens montent la garde
Moi, j’ai piégé ma maison
Moi, je vis sous des cartons
Moi, j’ai cent ans dans deux jours
Moi, j’ai jamais fait l’amour
Nous, enfants neveux et nièces
On dort tous dans la même pièce.

Quelque soit le prix qu’on se donne
On nage dans le même aquarium.
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes
Où nous sommes des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Tous tendus vers l’espoir de vivre
Qu’est-ce qu’on vous apprend dans les livres ?

S’il y manque l’essentiel… ?
S’il y manque l’essentiel… ?
J’aime mieux ce monde polychrome
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes…

Des hommes pareils…

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