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L’homme tranquille

Appelez-moi Sam

Un chant à la tolérance et à l'amour

Nous allons nous approcher d’un livre de 69 pages destiné à un public jeune, mais aussi adulte. C’est pour nous un autre auteur inconnu qui écrit en français et qui a suscité en nous beaucoup de réflexions.

Il s’agit surtout d’un chant à la tolérance et à l’amour. Encore plus, c’est l’histoire d’une très bonne personne, à la limite de l’impossible, qui laissera trace dans les vies des siens sans se faire remarquer, porteur d’une vision tranquille, presque fatigué, mais qui résume les émotions d’une vie de nomade.

Pour nous approcher du livre nous n’avons pas utilisé cette fois une « fiche » détaillée mais plutôt des lignes générales d’orientation et quelques sujets de réflexions pour commenter.  On dirait ‘avoir fait le « PARCOURS D’UN LIVRE »

1/ Parties chronologiques de l’histoire :

– Présentation d’une famille « conventionnelle » ?? :

o Les parents de Christina : Le père (Sam) la mère (Pepita)

o Sa famille espagnole : ses grands-parents, ses oncles

o La protagoniste : Christina

2/ Les lieux parcourus : La Belgique/ L’Espagne/ LE MAROC

3/ La vision de Christina du pays où elle est née, du pays de sa mère, de celui de son père

4/ Origines : identité du père… Pourquoi cette obsédante demande pour qu’on l’appelle SAM

5/ Les valeurs de la pluralité et de la diversité de leur identité

6/ Mention spéciale à la lettre écrite par «Sam» à sa fille.

7/ SUJETS DE RÉFLEXION à travers certains paragraphes du livre

  • Pag 44 Deux cultures , deux civilisations, deux êtres venus d’horizons différents, se rencontrent, il n’y a pas moyen de faire autrement que de produire du nouveau, du jamais vu !
  • Pag. 65 … celle des femmes avides de paix, prêtes à défendre les réfugiés du monde, avec ou sans papiers, les exilés, les bannis, les Gitans, les Palestiniens, les Tchétchènes, les Soudanais du Darfour qu’on persécute…
  • Pag.60 Je ne voudrais pas te quitter ici sans te dire ceci : tu es libre, ma fille chérie, de chercher la vérité par tes propres moyens, indépendamment de celle de tes parents, de ta culture ou de tout autre héritage.

L’auteur: extraits pour une autobiographie

Issa Aït Belize

Issa Aït Belize

Né dans le Nord du Maroc en 1954 dans une famille berbère, j’ai été plongé, dès l’enfance, dans plusieurs cultures. Petit, après un bref passage par l’école coranique, j’ai fréquenté l’école espagnole puis marocaine. J’ai poursuivi mes études secondaires au Lycée Hassan II et au Lycée des Orangers, à Rabat, puis des études supérieures en Economie en Belgique, où j’ai fondé une famille et où je réside actuellement. J’avais à peine dis-huit ans, en 1972, quand j’ai débarqué pour la toute première fois en Belgique. Je suis devenu alors, Belge d’adoption. La découverte de la Belgique, c’était un coup de coeur, une merveille de pays, tan sa diversité me séduisait, tan sa richesse artistique m’enchantait. Rassurez-vous: la diversité belge, c’est toujours l’amour d’une vie!  Je jette vers mon pays d’origine un regard à la fois tendre et agacé, ce qu’attestent la plupart de mes écrits qui invitent par ailleurs au voyage transcontinental.

Œuvres d’Issa Aït Belize:

  • «Racines et épines» (2005), premier volume de sa trilogie «Le fils du péché» qui sera composée de «Noces sarrasines» paru en 2006 et s’achèvera avec «Calendes maghrébines» sorti en 2008, qui montre l’itinéraire d’un petit Amazigh tangérois pauvre , fils naturel –«fils du péché»-,  qui grandira sans passer par l’enfance dans un combat perpétuel avec sa société et sa destinée.

Est-ce Appelez-moi Sam une autobiographie?

 

Sam

Un "Sam" quelconque. "Vieux Marocain" de Max Lorenz (modifié)

Alors Sam, c’est qui? Ce n’est pas moi et c’est moi à la fois: il est berbère, liégeois, comme moi. Si je lui a fait épouser une Espagnole, ce n’est pas par hasard: il y en a une aussi dans ma vie, avec d’autre pensées. La narratrice, c’est Christina, sa fille. J’en ai deux, mais différentes. Alors, pourquoi cette histoire où le réel s’invite dans une fiction? C’est pour parler de la vie, de sa formidable capacité à moduler les culturs selon les besoins, la nécesssité. Le hasard? Peut-être! Après trente-cinq ans d’une vie belge bien remplie, je me rends compte que mon métier d’homme n’a de sens que si je ne m’implique dans les rouages de la sociéte, de l’humanité… Mon prochain, aujord’hui, c’est n’importe quel humain sur la face de la terre. Quand aux tribulations de Sam pour l’obtention de la nationalité belge, elles font partie de mon vécu. Enfin, au sujet des religions que nous professons ou ne professons pas, il est une règle pour moi: si elles existent, c’est pour unir et non diviser, pour exalter la vie et non la réduire…

L’obsession qui donne lieu au roman, l’intention de laisser en arrière le passé marocain du protagoniste, Abdoussamad Sandali, et prendre une identité belge, « plus acceptable » pour laisser un héritage à sa fille, Christine, sous le nom de Sam Sandali, qui a «une consonance proche de l’italien» et c’est clair: «Italien, ça passe encore» (p.17)., nous met net dans la peau d’un personnage unique, un homme discret qui n’apparait dans le livre que pour faire d’intermédiaire dans les conflits du jour à jour ou pour aider son ami Moulay Larbi.

Sam n’est qu’une ombre tout le long de l’histoire. On dirait de lui qu’il faisait partie du scénario où seulement les autres y habitent, y vivent.

C’est qui, Sam? On n’arrive vraiment pas à le savoir. À la fin du livre on nous découvre un peu une vie de pénuries, de récupération des tragédies. C’est un personnage, à l’avis d’une partie des membres de l’Atelier, « utopique », irréel, presque stéréotypé. Une parabole du mélange des cultures chez les émigrants. Une double culture parfois « complexée » comme l’affirme la preséntatrice du programme « En Sol Majeur » de RFI, Yasmine Chouaki.

En effet, Sam souffre, jusqu’à l’obtention de sa nationalité belge et encore après, le sentiment d’être un citoyen de seconde classe, opprimé par l’angoisse d’une fille apatride, déracinée, qui veut effacer ses origines et ne les laisser que pour lui, car il n’arrive pas  à y renoncer mais à vivre son identité en cachette. Un homme sans pays dont son monde est sa famille.

L’image que nous avons de Sam est toujours le fruit de l’expression de ses proches. On arrive à connaître, par exemple, que son compagnon, Mulay Larbi, est « sorti du puits noir où il était » merci à Sam, qui l’a « aidé à casser les cadenas qui empêchait son cœur de regarder le ciel » (pages 48-49)

Curieusement, il ne veut pas être repatrié. Il demandera à son ami de « lui trouver une tombe, ici au village, au cimetière communal, de telle sorte que son regard puisse voir le soleir se lever tous le jours. » Et il placera la tombe de Sam, dans un endroit « honorable », «entre un soldat anglais, tombé ici en Belgique en hiver 1944, et un mineur polonais, mort de sa belle mort» (p.47). Ainsi, Sam maintiendra même après sa mort, les principes qui faisaient partie de sa vie, devenant un exemple de cohabitation entre les nationalités, entre les religions, entre les êtres humains.

Marié avec une Espagnole, père d’une fille qui, adulte, va épouser un Tchétchène, et qui retrouvera l’identité perdue de son père, rendant un peu inutile et ingénu l’effort de lui pour se déguiser en belge, car elle prendra un prénom arabe (Shamsou-l-moulouk – « Soleil-des-rois ») -mais seulement « douze heures par jour » devenant une de ces «femmes avides de paix, prêtes à défendre les réfugiés du monde, avec ou sans papiers, les exilés, les bannis, les Gitans, les Palestiniens, les Tchétchènes, les Soudanais du Darfour qu’on persécute…» (p. 65).

Comme souligne Abdellah Baïda dans son article « Culture d’origine, culture d’adoption et les passerelles de Issa Aït Belize » paru sur le quotidien marocain « Le Soir », « elle évolue en citoyenne qui brandit fièrement son identité multiple qu’elle enrichit de jour en jour, bien consciente du fait que l’identité n’est pas un objet figé ni un acquis définitif. Elle répond ainsi au conseil du père qui lui recommanda dans ses dernières paroles : «Je ne voudrais pas te quitter ici sans te dire ceci : tu es libre, ma fille chérie, de chercher la vérité par tes propres moyens, indépendamment de celle de tes parents, de ta culture ou de tout autre héritage» (p. 10). »

Comment imaginer cette double culture? À l’Atelier nous avons l’opportunité de le vérifier directement car Clara est Argentine et Paula Américaine. Elles nous ont raconté un peu le cauchemar administratif qu’il faut subir pour s’intégrer légalement dans une société. L’opportunité de partager la même langue assouplie un peu la situation mais il est commun d’établir l’identité personnel ou collective prenant comme références les différences avec les autres. C’est vraiment la malédiction des humains: un être vivant qui a besoin d’habiter en société mais qui, en même temps, refuse toujours ceux qui montrent leurs différences.

La France nous paraît un peu moins capable d’intégrer les autres que l’Espagne, par exemple. Mais en temps de crises économiques d’autres crises parviennent, celles qui aveuglent les peuples et les font oublier que tous les êtres humains partageons une même essence.

La nostalgie, le souvenir du pays d’origine, le manque des références culturelles, artistiques, sociales,… sont un sujet présent toujours dans la littérature et dans d’autres manifestations culturelles. En Espagne, il y a deux chansons -pasodobles comme on les appelle en espagnol- qui reflètent parfaitement chez nous ce sentiment surgit de l’éloignement due à la nécessité d’émigrer, il y a quelques années. Voici, pour tous, ces chansons, une partie du patrimoine culturel partagé des Espagnols.

EN TIERRA EXTRAÑA(chante Concha Piquer)
Voy a contarles a ustedes
lo que a mi me ha sucedido
fue la emoción más profunda
que en mi vida yo he sentido
Fue en Nueva York,
una Nochebuena
cuando preparé la cena
p’a invitar a mis paisanos
Ya en la reunión
toda de españoles
entre palmas viva y ole
por España se brindó
Como estaba prohibido por la ley seca
allí no se encontraba vino de España
yo pagué a precio de oro una receta
para que se nos diera vino español
Vino español
Vino español
El vino de nuestra tierra
bebimos en tierra extraña
que bien que sabe ese vino,
cuando se bebe…
lejos de España
Por ella brindamos todos
y fue noche de pasión
la Nochebuena más buena
que soñar pudo
un español
Más de pronto se escuchó
un gramófono sonar
Callad todos,
dije yo
y un pasodoble se oyó
que nos hizo recordar
Oyendo esa música
allá en tierra extraña
ya nadie reía,
ya todos lloraban
Oyendo esa música
allá en tierra extraña
era el pasodoble español
« Suspiros de España »
SUSPIROS DE ESPAÑA(chante Pasión Vega)
Quiso Dios, con su poder
fundir cuatro rayitos de sol
y hacer con ellos una mujer.
Y al cumplir su voluntad
en un jardín de España nací
como la flor en el rosal.
Tierra gloriosa de mi querer
tierra bendita de perfume y pasión
España en toda flor a tus pies
suspira un corazón.
Ay de mi pena mortal
porqué me alejo España de ti
porqué me arrancan de mi rosal.
Quiero yo volver a ser
la luz de aquel rayito de sol
hecho mujer
por voluntad de Dios.
Ay, madre mía
ay, quién pudiera
ser luz del día
y al rayar la amanecida
sobre España renacer.
Mis pensamientos
han revestido
el firmamento
de besos míos
y sobre España
como gotas de rocío
[ los ] dejo caer.
En mi corazón
España te miro
y el eco llevará de mi canción
a España en un suspiro.

Á retenir l’émouvante lettre que Sam écrit à sa fille et qui est vraiment un témoignage de respect pour les autres, de situer la religion dans sa vraie dimension, celle de contribuer à « unir et non diviser, pour exalter la vie et non la réduire… » comme nous dit Issa Aït Belize dans la couverture de son livre.

À la fin on voudrait savoir plus de Sam, de son passé, de ses sentiments. On a à peine gouté cet être humain exceptionnel. On a besoin de plus comme lui. Nous sommes d’accord avec Abdellah Baïda car nous reconnaissons la valeur de Sam- Issa Aït Belize « comme passeur entre les cultures et de citoyen du monde »

Pour continuer à en savoir

 

Cœur

 

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