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Condoléances

Edmon Amran El Maleh

Une des dernières images d'Edmon Amran el Maleh, prise en octobre 2010, lors d'une visite à Tahanaoute (Photo gentiment cédée pour l'Atelier par l'auteur, son ami Abdellah Baïda)

La mort d’Edmond Amran el Maleh à ses 93 ans à Rabat, le 15 novembre, a été  l’une des nouvelles les plus tristes pour nous, les membres de l’Atelier, arrivée aux derniers battements du cœur d’une année que l’on peut également décrire comme «triste » malgré quelques moments littéraires exceptionnels. Récent protagoniste de nos lectures, Edmond nous avait vraiment touchés après la lecture de son dernier livre « Lettres à moi même »  à laquelle nous avions dédié un petit article sur le blog.
Comme cela se passe d’habitude  -quelle injustice!- la vraie dimension d’Edmond Amran El Maleh est surgie après sa disparition. Peu connu en Espagne, c’est son ami espagnol Juan Goytisolo qui lui a fait un des hommages le plus émouvant. Lui, et son cher et proche ami, écrivain marocain, Abdellah Baïda, ils ont porté partout la flamme de la mémoire d’El Maleh mettant en relief combien il était important et aimé dans son pays, le Maroc.
Beaucoup d’hommages se sont succédés, non seulement dans les cercles littéraires mais aussi chez les ambiances de la peinture car Edmond Amran el Maleh fut aussi un remarquable et respecté critique de peinture.
Nous venions de lui écrire une lettre pour lui dire merci de son héritage littéraire, de sa générosité avec ses lecteurs mise en évidence dans chaque paragraphe, plein d’une beauté et d’une profondeur qui nous avaient offerts des moments pour les discussions littéraires les plus intenses. Cette lettre nous l’avions envoyée à un ami commun -car il est considéré pour nous « un ami de loin », Abdellah Baïda, et nous lui avons demandé de nous faire la gentillesse de la lui porter.
Après la terrible nouvelle nous avons bien gardé notre lettre car le manque des mots et l’inopportunité de cette mort -y-a-t-il une mort qui soit opportune?– nous avait laissé confondus, blessés, un peu déboussolés.

C’est maintenant, quand le temps passé a fait l’effet d’un deuil nécessaire à la mémoire d’Edmond, que nous voulons publier cette lettre pour ainsi faire notre petit hommage à cet écrivain universel, d’une importance reconnue d’une manière posthume, toujours tardive. Voulant rejoindre le long cortège d’articles et d’écrits qui ont fait l’écho de la figure d’Edmond, nous voudrions aussi attacher la lettre dirigé à Monsieur Abdellah Baïda, lors de la triste nouvelle. Du moins nous avons la petite satisfaction de savoir que cette lettre est arrivée à son destin et que, finalement, Edmond a pu savoir d’un petit groupe d’aimants de la littérature qui avait dédié plusieurs jours à débattre autour de son œuvre et qui, grâce à lui, on a appris à mieux valoriser les petits détails que la vie régale silencieuse chaque jour et aussi à aimer un peu plus la littérature en la sachant la meilleure porte-parole possible de l’esprit humain, un esprit saisissable seulement par quelques privilégiés comme notre déjà éternel Edmon Amram El Maleh.

L’ombre de cet écrivain  planera sur les séances futures de l’Atelier. Nous laissons ici un petit hommage avec les mots de son ami écrivain espagnol Juan Goytisolo :

«La production littéraire d’El Maleh illustre la valeur intellectuelle du défunt et ses qualités humaines, ainsi que la richesse culturelle du Maroc, faisant observer que le lecteur marocain était au centre des priorités d’ Edmond Amran El Maleh ».

Nous regrettons profondément sa perte et nous sentons très privilegiés de l’avoir connu à travers ses écrits.

POUR MONSIEUR EDMOND AMRAN EL MALEH, ÉCRIVAIN MAROCAIN Monsieur Edmond,Vous êtes le doyen de nos écrivainscelui qui nous a le plus ému et qui nous a fait travailler dur, et nous creuser la tête pour arriver à tout comprendre (même si nous n’avons pas pu encore y arriver ) entre d’autres raisons parce que nous ne sommes pas habitués à lire de la philosophie, de la littérature philosophique .Tout d’abord ce qui nous a beaucoup plu, c’est votre parfaite maîtrise créatrice du langage ,votre style très élaboré, travaillé, recherché, vous êtes un grand travailleur du vocabulaire et comme vous le dites très bien : « un éleveur des mots »qui les nourrit avec ses idées, Votre maîtrise absolue de la forme littéraire, votre vocabulaire précieux, et poétique, nous l’avons adoré.Nous nous étions adressés à vous au mois de mai de cette année 2010 à l’occasion de l’achat de votre livre que nous avons pu acquérir à la librairie « Chatr »de Marrakech, grâce à votre cher ami Abdellah Baïda qui nous les a commandés. Il est venu dans notre école prononcer une conférence en Avril 2009. Et c’est surtout sa présentation de votre ouvrage dans la couverture du livre qui nous a amenés à vous lire. Elle est très justement bien écrite, et l’interview que vous avez donnée au journal marocain « Le Soir. » nous a aidés à illuminer une grande partie de votre livre.

Voici nos impressions de ces « lettres partagées », comme petit hommage à votre grande œuvre et à votre âge.

Votre écrit a supposé pour nous une bonne rencontre littéraire, après le mois d’été et un retour à la Philosophie, et à la Culture en majuscules, c’est une découverte enrichissante , pour nous lecteurs-amateurs. Vous avez choisi un genre original, car la correspondance épistolaire traditionnelle, reste de nous jours un genre un peu délaissé. Vos réflexions profondes, explications, passages de l’historie, références, endroits parcourus, situations vécues nous ont fait découvrir le grand écrivain et intellectuel engagé que vous êtes. Nous vous avons lu et relu à plusieurs reprises pour mieux nous situer, vous comprendre, vous « dévoiler » mais sans succès. Vous jouez vraiment « l’art de l’esquive » comme dit si subtilement Abdellah Baïda dans votre interview .

Dans certains pages nous croyions être arrivés à vous « saisir », à y voir clair, le chemin se faisait mais tout d’un coup votre style voulu concis, comprimé nous aveuglait à nouveau.

Nos recherches sur internet nous ont fait découvrir en vous un grand connaisseur des arts plastiques, notamment de la peinture, et pour cette raison nous pourrions vous dire que votre œuvre pourrait être une sculpture qu’il faudrait regarder et s’en approcher pour imaginer l’abstraction de la forme. Vous avez vraiment fait un mélange délicieux, savoureux, entre littérature et peinture, la sociologie joue avec la politique, la philosophie affleure partout.

Votre technique littéraire, si l’on peut dire, nous a fait penser à un philosophe-écrivain espagnol que vous connaissez sans aucun doute Unamuno, et même à des auteurs hispanoaméricains : Cortázar, Borges, car ils ont utilisé aussi pour certains de leurs œuvres ce dédoublement des personnages, et dans vos lettres vous êtes en même temps plusieurs mais en restant toujours un seul.

Pendant notre séance de commentaires nous nous sommes demandé si ce livre était le témoignage de votre passé et peut-être de votre futur, car il nous vient à l’esprit cette question : écrirez-vous vos mémoires ? . Même si vous avez déjà fait une « autobiographie » diffusée à travers vos livres car vous êtes un des plus grands témoins du XXè siècle

Vous avez vécu une grande partie de l’histoire française récente, celle que nous avons plus ou moins étudiée, et par vos grandes expériences et connaissances du monde culturel français nous vous voyons comme étant « Français » ou plutôt universel et non pas seulement Marocain… comme par exemple nos chers Khaîr Eddine ou Mohamed Leftah que nous avons aussi un peu lu. Une position que nous pensons spécialement difficile et peut-être douloureuse parce que vous reconnaissez être profondément enraciné aux terres marocaines.

Les événements historiques de cette époque lointaine et proche en même temps que vous décrivez comme des flash inquiétants nous obligent à penser à notre époque.

Quand vous parlez de l’enseignement de l’époque en France et au Maroc, nous pensons toujours que ces sujets sont inépuisables dans tous les pays et pour nous d’autant plus passionnants, car dans la plupart dans ce groupe nous sommes professeurs d’enseignement secondaire, et nous nous identifions à vos pensées. Vous, « professeur »de philosophie à une époque déterminée, vous nous avez fait penser à nos professeurs de philosophie et de littérature, car certains sont restés dans notre chère mémoire.

Un sentiment a aussi surgi de cette lecture et nous voudrions savoir si vous le partagez, c’est un sentiment d’ « éloignement » de ces événements, de vos lecteurs (silencieux spectateurs), une distance sûrement nécessaire pour bien saisir les pensées et pouvoir les dévoiler.

Nous avons aimé et spécialement partagé votre revendication du roman celle que vous faites dans les dernières pages. Après la « mort lente du conte, de la parole vive » dans une « société essentiellement parlée » et tout à fait « technologisée ». Cette « traversée du désert » que chaque lecteur doit faire en solitude accompagné seulement de la lumière que l’écrivain projette sur lui.

Nous avons choisi, dans l’Atelier de Littérature, de faire ce parcours , « cette traversée » en compagnie, afin de pouvoir partager les expériences de tous. Vous, monsieur, permettez de vous le dire, vous êtes devenu notre « tertuliano » honorable.

Comme nous pouvons bien imaginer que vous détestez la et les banalités de ce monde nous n’osons plus vous écrire davantage car devant une telle œuvre monumentale nous sentons beaucoup de respect et d’admiration mais nous ne pouvons pas résister à vous dire que de votre livre émane une certaine joie de la vieillesse sereine, sage, celle que nous voudrions atteindre à 93 ans…

Notre approche de la langue et de la culture française se fait par plaisir et vous pouvez bien nous croire si on vous dit que « le plaisir de vous avoir lu » est partagé.

Pour finir ces « paragraphes » nous vous souhaitons une longue vie littéraire et personnelle… Au plaisir de vous relire encore une fois… recevez, Monsieur Edmond, notre plus grande admiration .

Le groupe de l’atelier de littérature de l’Ecole Oficielle de Langues d’Aranjuez (Madrid) Espagne

Madrid, Octobre 2010

"Abrazo", de Ángeles Nieto

"Abrazo", de Ángeles Nieto

POUR MONSIEUR ABDELLAH BAÏDA, ÉCRIVAIN  MAROCAIN ET PROFESSEUR DE LETTRES .Du groupe de l’Atelier  de l’EOI d’AranjuezMonsieur Baïda,Le groupe de l’Atelier voudrait bien vous exprimer ses profondes condoléances pour la mort de votre très proche, grand et cher ami écrivain Edmond Amran El Maleh que nous avons eu l’énorme plaisir de connaître grâce à vous.Nous voudrions vous dire que nous sommes  tristes car nous venions de lire, commenter et « goûter »   son dernier livre « Lettres à moi-même » dans notre toute dernière séance de l’atelier. Nous avions savouré « le partage de ses lettres » et avions beaucoup apprécié son style intimiste, délicat, profond et « difficile » à dévoiler tout au début. Mais nous sommes heureux d’avoir lu un écrivain de cette  grande qualité humaine ,  de ce grand âge et de cette immense culture. « L’écrivain des trois cultures » comme a dit dans son article « in mémoriam » de EL País son ami écrivain Juan Goytisolo.

Notre grand réconfort est celui d’être sûrs que son œuvre demeurera dans ce monde pour être lue par des milliers des lecteurs férus de mots et de lettres. Elle restera à la manière d’un « don quichotte » qui lutte contre les moulins à vent .. ( de l’incompréhension, et des malentendus entre les peuples…) Ce  « dernier opus » de Monsieur feu El Maleh nous aidera à surmonter les barrières réelles ou imaginaires qui existent entre nos deux cultures. Et comme vous avez très bien écrit dans votre chronique du journal « Le soir échos » du 5 novembre : « on entendra certainement reparler de lui. »

Dans le grand espoir de pouvoir vous recevoir encore une fois dans notre école, recevez Monsieur Baïda,  nos plus sincères condoléances et cordiales salutations.

Le groupe de l’Atelier

<strong>POUR MONSIEUR EDMOND AMRAN EL MALEH, ÉCRIVAIN MAROCAIN </strong>

Monsieur Edmond,

Vous êtes <em>le doyen de nos écrivains</em> celui qui nous a  le plus ému  et qui nous a fait travailler dur, et nous creuser la tête pour arriver à tout comprendre (même si nous n’avons pas pu encore y arriver ) entre d’autres raisons parce que nous ne sommes pas habitués à lire de la philosophie, de la littérature philosophique .

Tout d’abord ce qui nous a beaucoup plu, c’est votre parfaite maîtrise créatrice du langage ,votre style  très élaboré, travaillé, recherché, vous êtes un  grand travailleur du vocabulaire et comme vous le dites très bien : <strong>« un éleveur des mots »</strong> qui les nourrit avec ses idées, Votre  maîtrise absolue de la forme littéraire, votre vocabulaire précieux,  et poétique,  nous l’avons adoré.

Nous nous étions adressés à vous au mois de mai de cette année 2010 à l’occasion de l’achat de votre livre que nous avons pu acquérir à la librairie « Chatr »de Marrakech, grâce à votre cher ami <strong>Abdellah Baïda</strong> qui nous les a commandés. Il est venu dans notre école prononcer une conférence en Avril 2009. Et c’est surtout sa présentation de votre ouvrage dans la couverture du livre qui nous a amenés à vous lire. Elle est très  justement bien écrite, et  l’interview que vous avez donnée  au journal marocain  « Le Soir. » nous a aidés à illuminer une grande partie de votre livre.

Voici  nos impressions  de ces « lettres partagées », comme petit hommage à votre grande œuvre et à votre âge.

Votre écrit a supposé pour nous une bonne rencontre littéraire, après le mois d’été  et un retour à la Philosophie, et à la Culture en majuscules, c’est une découverte  enrichissante , pour nous lecteurs-amateurs. Vous avez choisi un genre original,  car la correspondance épistolaire traditionnelle, reste de nous jours un genre un peu délaissé<em>.</em> Vos réflexions profondes, explications, passages de l’historie, références, endroits parcourus, situations vécues nous ont fait découvrir  le grand écrivain et intellectuel engagé que vous êtes. Nous vous avons lu et relu à plusieurs reprises pour mieux nous situer, vous comprendre, vous « dévoiler » mais sans succès. Vous jouez vraiment « l’art de l’esquive » comme dit  si subtilement  Abdellah Baïda dans votre interview .

Dans certains pages nous croyions être arrivés à vous « saisir », à y voir clair, le chemin se faisait mais tout d’un coup votre style  voulu concis, comprimé  nous aveuglait à nouveau.

Nos recherches sur internet nous ont fait découvrir en vous un grand connaisseur des arts plastiques, notamment de la peinture, et pour cette raison nous pourrions vous dire que votre  œuvre pourrait être une sculpture<strong><em> </em></strong>qu’il faudrait regarder et s’en approcher pour imaginer l’abstraction de  la forme.  Vous avez vraiment fait un mélange délicieux, savoureux, entre littérature et peinture, la sociologie joue avec la politique, la philosophie affleure<strong> </strong>partout.

Votre technique littéraire, si l’on peut dire, nous a fait penser à un philosophe-écrivain espagnol que vous connaissez sans aucun  doute Unamuno, et même à des auteurs hispanoaméricains :  Cortázar, Borges, car ils ont utilisé aussi pour certains de leurs  œuvres ce dédoublement des personnages, et dans vos lettres vous êtes en même temps plusieurs mais en restant toujours un seul.

Pendant notre séance de commentaires nous nous sommes demandé si ce livre était le témoignage de votre passé et peut-être de votre futur, car il nous vient à l’esprit cette question : écrirez-vous vos mémoires ?  . Même si vous avez déjà fait  une « autobiographie » diffusée  à travers vos livres car  vous êtes un des plus grands témoins du XXè siècle

Vous avez vécu une grande partie de l’histoire française récente, celle que nous avons plus ou moins étudiée, et par vos grandes expériences et connaissances du monde culturel français nous vous voyons comme étant  « Français » ou plutôt universel et non pas  seulement Marocain… comme par exemple nos chers Khaîr Eddine ou Mohamed Leftah que nous avons aussi un peu lu.  Une position que nous pensons spécialement difficile et peut-être douloureuse parce que vous reconnaissez être profondément enraciné aux terres marocaines.

Les événements historiques de cette époque lointaine et proche en même temps que vous décrivez comme des flash inquiétants nous obligent à penser à notre époque.

Quand vous parlez de l’enseignement de l’époque en France et au Maroc, nous pensons toujours que ces sujets sont inépuisables dans tous les pays et pour nous  d’autant plus passionnants,  car dans la plupart dans ce groupe nous sommes  professeurs d’enseignement secondaire, et nous nous identifions à vos pensées. Vous, « professeur »de philosophie  à une époque déterminée, vous nous avez fait penser à nos professeurs de philosophie et de littérature, car certains sont restés dans notre  chère mémoire.

Un sentiment a  aussi surgi de cette lecture et nous voudrions savoir si vous le partagez, c’est un sentiment d’ « éloignement » de ces événements, de vos lecteurs (silencieux spectateurs), une distance sûrement nécessaire pour bien saisir les pensées et pouvoir les dévoiler.

Nous avons aimé et  spécialement partagé votre revendication du roman celle que vous faites  dans les dernières pages. Après la « <em>mort lente du conte, de la parole vive</em> » dans une « <em>société essentiellement parlée</em> » et tout à fait <em>« technologisée</em> ». Cette « traversée du désert » que chaque lecteur doit faire en solitude accompagné  seulement de la lumière que l’écrivain projette<strong> </strong>sur lui.

Nous avons choisi, dans l’Atelier de Littérature, de faire ce  parcours , « cette traversée » en compagnie, afin  de pouvoir partager les expériences de tous. Vous, monsieur, permettez de vous le dire, vous êtes devenu notre « tertuliano » honorable.

Comme nous  pouvons bien imaginer que vous détestez   la  et les banalités de ce monde nous n’osons plus vous écrire davantage  car devant une telle œuvre monumentale nous sentons beaucoup de respect et d’admiration mais nous ne pouvons pas résister à vous dire que de votre livre émane  une certaine joie de la vieillesse sereine, sage,  celle que nous voudrions atteindre à 93 ans…

Notre approche de  la langue et de la culture française se fait par plaisir et vous pouvez bien nous croire si on vous dit que « le plaisir de vous avoir lu » est partagé.

Pour finir ces « paragraphes » nous vous souhaitons une longue vie littéraire et personnelle… Au plaisir de vous relire encore une fois…   recevez, Monsieur Edmond, notre plus grande admiration .

Le groupe de l’atelier de littérature de l’Ecole Oficielle de Langues d’Aranjuez (Madrid) Espagne

Madrid, Octobre 2010

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2 Réponses

  1. […] ami de Baïda, qui nous rappelle, ému, sa récente mort le 15 novembre 2010, âgé de 93 ans. « Lettres à moi-même » c’est son dernière œuvre, ses derniers mots, où il fait une sorte de retour sur le parcours […]

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