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Mission impossible

L'Atelier, une société secrète?

L'Atelier, une société secrète?

Le téléphone sonna inopportunément, comme c’est le cas toujours quand on dort et que l’aube n’est pas encore prête à se montrer publiquement. Plus encore quand je suis au milieu d’une date, pleine de promesses, que mon « alter ego » essayait de fermer pour nous deux dans cet univers à la fois désirable et inaccessible des rêves.
Ce ne sont pas beaucoup de personnes qui connaissent mon numéro privé. Dès le précis moment que le première dring frappa mon cerveau, j’étais sûr que les problèmes attendaient le minimum geste de décrocher l’appareil. Mais il n’y avait rien que je pouvais faire pour éluder un jour qui avait déjà été disposé pour moi.

Allo ?
Ce soir, à 21 :30, sous le gros amandier du centre de la Place Pavía. Seul.

Coup sec. Silence.
Les échos des mots récents résonnaient une fois après l’autre, essayant d’abandonner le solitaire espace de ma tête, inhabitée encore à cette heure-là du matin.
Mais il faut commencer par le début si l’on veut avoir une vraie histoire.
Depuis six années je fais partie d’un tout petit groupe qui travaille presque dans la clandestinité, dédié à dévoiler des messages secrets, cachés à l’intérieur des textes procédants de l’autre bout du Détroit.

Presque personne ne connaît notre existence. Nous n’avons même  pas un endroit à nous pour tenir nos rencontres. Elles ont lieu, d’habitude, au même endroit, à la même heure pour ne pas lever des soupçons, nous, faisant mine d’appartenir à un groupe académicien. Juste quand le silence remplit l’espace quelques minutes avant occupé par les cris et les cours de jeunes adolescents à la poursuite d’une maturité qui les fuit, se sentant menacée de leur jeunesse et leur envie de vivre.
Qui pouvait penser qu’un tel groupe pouvait exister et, encore plus, qu’il tiendrait ses réunions dans une salle vide d’un lycée d’un village à 50 km de Madrid ?

Il y a toujours une première fois. Pour tout. Je m’en souviens très bien de la mienne. Attiré par la personnalité magnétique de qui je croyais  être jusqu’à présent, « une simple professeur de Français », voilà que je me retrouve plongé volontiers dans une activité qui risquait de changer ma vie pour toujours.

21 :30. Ce n’est pas l’heure habituelle. L’endroit non plus. La dernière fois que nous avions parlé nous nous étions séparés en attendant cet appel. Maintenant que nous l’avons reçu, j’étais sûr que quelque chose inespérée se cernait sur nous tous.

Jamais le temps roulait si lentement, torturant les minutes jusqu’en extraire 70 secondes de chacun.

Le moment arrivé, peu à peu, jaillissant des ombres, les figures de ce groupe connu comme l’Atelier, convergeaient autour du lampadaire qui, inutilement, faisait tout de son mieux pour illuminer le petit jardin, au milieu d’un soir débutant.

La même incertitude dessinée sur nos visages se montrait quand les épuissés rayons lumineux nous caressaient faiblement. Duels de regards. Il n’y avait pas besoin de beaucoup de mots. Tout était dit. Dix regards silencieux. Il nous manquait seulement l’arrivée de notre chef; leur surnom de bataille, « Inma ». Soudain, un vent froid surgit de notre droite. Instinctivement et simultanés, comme un exercice de danse, nous tous tournâmes nos regards de ce côté. Le temps précis pour la voir arriver avec son sourire habituel. Dommage que la préoccupation ne nous laissât emphatiser avec elle.

– Bonsoir, mes copains, disait-elle.
– Êtes-vous préparés pour la prochaine mission ?
Un murmure était la seule manifestation de notre présence.
-Je prendrais ça pour un « oui »
Et sans plus rien dire, elle nous donna à chacun un nombre similaire d’enveloppes.
– Vous y trouverez les détails de vos tâches. Personne n’a l’objectif complet. Nous aurons un portrait fini quand nous nous réunirons le prochain jour, 19, à 17:30, comme d’habitude.
– Questions ? Profitez de votre temps libre. Il ne vous restera pas beaucoup après que vous commencerez à travailler. À bientôt !

Comme la fumée qui s’évanouit de la salle vers le plein air après avoir ouvert une fenêtre ainsi le groupe commença à disparaître. Seulement quelques mots brefs pour formaliser un « au revoir ».
Curieux. Personne n’avait osé ouvrir son enveloppe en public. Peut-être on ne voulait pas montrer les émotions qui sans doute surgiraient après l’ouverture des enveloppes.

J’étais le dernier à quitter l’endroit. Comme la fumée évanouissante offre sa place dans la salle vide, une odeur mystérieuse fantômait l’endroit pendant des minutes avant de disparaître lui-même dans le silence de la nuit.

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