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L’Éleveur des mots

Lettres à moi même, de Edmon Amram El Maleh

Lettres à moi même, de Edmon Amram El Maleh

Edmond Amram El Maleh c’est le doyen de nos écrivains et l’un des plus controversés, celui qui a soulevé les  plus d’opinions diverses et variées pour la lecture de son livre « Lettres à moi même ». Un livre difficile à lire qui oblige le lecteur à se « casser la tête » pour arriver à  tout comprendre, un livre qu’il faut relire et qui fait « retentir »  en nous la phrasede l’écrivain et critique littéraire britannique Cyril Connoly : « La littérature est l’art de l’écriture quelque chose qui sera lue deux fois » (bien qu’il finit la phrase en ajoutant « le journalisme ce qui sera lu une fois »)

C’est vrai qu’il faut être habitué ou du moins « prêt »  à lire de la philosophie, de la littérature philosophique  si on veut profiter de la lecture de ce livre.

Tout d’abord ce qui nous a beaucoup plu c’est la parfaite maîtrise créatrice du langage, son style  très élaboré, travaillé, recherché… Les attributs caractérisant un  grand travailleur du vocabulaire, un esthète des mots ou, comme il se décrit lui-même à un certain point : « un éleveur des mots » Sa maîtrise absolue de la forme littéraire, son vocabulaire précieux et poétique,  nous l’avons adoré, même s’il a supposé un effort aditionnel pour ne pas sacrifier les idées au dessus de cette jolie façon de s’exprimer. Un éleveur des mots qui les nourrit de ses idées.

Comme dans d’autres ocasions, « notre ami » Abdellah Baida, exerça le rôle d’introducteur de ce merveilleux écrivain marocain lors de sa conférence, tant de fois mentionnée sur ce blog, qui eut lieu en Avril 2009, et de la présentation de l’oeuvre dans la couverture du livre qui, définitivemment, nous a amenés à le lire. Pour mieux comprendre une grande partie du livre nous avons fait un petit travail de recherche sur la toile et c’est surtout l’interview à l’auteur faite par A. BaÏda  sur le journal marocain  « Le soir » qui nous a aidés le plus à illuminer notre parcours par « Lettres à moi même »

Cet  écrit a supposé pour nous une bonne rencontre littéraire, après le mois d’été,  et un retour à la Philosophie et à la Culture en majuscules. C’est de la très haute littérature, pour tous les amateurs de lectures. Il a choisi un genre original, car la correspondance épistolaire, reste de nos jours un genre « presque impossible ».  Plein de réfléxions profondes, explications, passages de l’historie, références, endroits parcourus, situations vécues qui nous ont fait découvrir  un grand écrivain et intellectuel engagé. Après plusieurs lectures et reprises,  l’essai de « dévoiler » le mystère reste irrésolu. Il joue vraiment « l’art de l’esquive » comme dit si subtilement A. Baïda dans cette interview .

Dans certains pages nous croyions être arrivés à le « saisir », à y voir clair, le chemin se faisait mais tout d’un coup son style, voulu concis, comprimé  nous aveuglait à nouveau.  Parfois le lecteur peut se perdre, voulant suivre le fil de la lecture, accablé, d’une part, par le baroquisme et la préciosité du langage. D’autre part, le manque de références peut difficulter le lecteur à s’y situer.

Mai il a vraiment fait un mélange délicieux, savoureux où la littérature donne la main à la peinture, la sociologie joue avec la politique, la philosophie « flirte » avec tout. Voilà quelques-uns de ses protagonistes montrès dans le livre

Mehdi Ben Barka

Mehdi Ben Barka

Jean Paul Sartre

Jean Paul Sartre

Walter Benjamin

Walter Benjamin

Carlos Fuentes

Carlos Fuentes

Pierre Leroux

Pierre Leroux

René Descartes

René Descartes

Alain (Emile-Auguste Chartier)

Alain (Emile-Auguste Chartier)

Michel Foucault

Michel Foucault

Diego Velázquez

Diego Velázquez

Elias Canetti

Elias Canetti

Nicolas Malebranche

Nicolas Malebranche

La Sorbonne

La Sorbonne

Une vraie leçon d’histoire vivante pleine d’une critique acide dont rien n’échappe à son précis bistouris.  Il parle de tout et de rien.  Parler pour le plaisir de parler. On dit en espagnol « tertuliano » pour nous référer à une personne qui maitrisse à la perfection l’art de la conversation, du dialogue, … Edmond Amram El Maleh serait, sans doute, le « tertuliano » parfait.

Son profil personnel nous dévoile l’écrivain comme un grand connaisseur des arts plastiques, notamment de la peinture. Sa technique littéraire nous a fait penser à un philosophe-écrivain espagnol très connu : Unamuno, et même à des auteurs hispanoaméricains comme Julio Cortázar, José Luis Borges, qui ont utilisé aussi pour certains de leurs œuvres ce dédoublement des personnages qui devient l’essence stylistique de ces lettres, où l’écrivain dialogue avec soi même comme s’il s’agissait d’une personne tout à fait différente, presque étrangère.

Est-ce ce livre une approche autobiographique des événements vécus par l’auteur ?  Bien qu’il ait fait déjà une « autobiographie » « diffusée » à travers ses livres, il est sans aucun doute, un des plus grands témoins du XXè siècle. Nus aimerions avoir l’opportunité de profiter de toute cette expérience unique de sa vie rédigée à la façon de ses mémoires.

El Maleh a vécu une grande partie de l’histoire française récente, obligé par le destin, des expériencies et des connaissances du monde culturel français, un marocain universel, un français « d’ailleurs »  comme par exemple nos chers Khaîr Eddine ou Mohamed Leftah que nous avons aussi un peu lu.  Une position que nous pensons spécialement difficile et peut-être douloureuse parce qu’il reconnait être profondément enraciné au  Maroc même pendant la trentaine d’années passées en France.

Les événements historiques de cette époque lointaine et proche en même temps sont décrits comme des flash inquiétants qui nous obligent à penser à notre époque.

C’est de la philosophie « de la vie quotidienne », celle qu’on trouve dans son livre. Il faut avouer que nous avons ressenti éveiller  nos propres expériences et nous nous sommes rencontrés avec nos pensées après la lecture de « Lettres à moi même ». Pas un livre pour s’évader mais un livre pour lire plusieurs fois mais pas « à la hâte », livrés à l’exercice de la réflexion.

On a aussi ressenti un sentiment d’ « éloignement » de ces événements, des lecteurs (silencieux spectateurs de ses mono-dialogues) et peut-être de l’écrivain même, une distance sûrement nécessaire pour bien saisir les pensées et pouvoir les dévoiler.

Pourtant, le livre émane une certaine joie de la vieillesse sereine, sage,  celle que nous tous voudrions atteindre à 93 ans… Un livre ou le conflit entre l’Histoire et la mémoire se met en relief, résultant victorieuse une vision personnelle et intime de notre passé le plus récent, une vision fraiche née de de la grande maturité de l’auteur.

Nous avons aimé et partagé spécialement la révendication du roman qu’il fait dans les dernières pages après la « mort lente du conte, de la parole vive » dans une « société essentiellement parlée » et tout à fait « technologisée ». Cette « traversée du désert » que chaque lecteur doit faire en solitude seulement accompagné de la lumière que l’écrivain laisse  projeter sur lui.

Notre approche de  la langue et de la culture française se fait dans l’Atelier par plaisir et c’est vrai qu’il a été un plaisir d’avoir lu « Lettres… » est de l’avoir partagé avec l’écrivain.

Nous souhaitons une longue vie littéraire et personnelle a Monsieur El Maleh avec l’espoir de le relire une autre fois. Pour le moment, la biennale de Marrakech qui aura lieu du 16 au 19 Décembre 2010 lui rendra un hommage en tant que Critique d’Art.

On reviendra sur cette lecture dans un futur si la lettre que l’Atelier a envoyé à l’auteur pour lui demander son avis à propos de la discussion établie sur son oeuvre entre nous, reçoit de réponse.

Pour finir, nous reprenons les mots de Walter Benjamin choisis par l’auteur à la fin du livre :

Ce qui rattache le lecteur au roman est l’espérance de réchauffer sa vie transie à la flame d’un mort dont il lit le récit.

Un espoir fait realité après la lecture de « Lettres à moi même »

Pour en savoir plus

La biennale de Marrakech qui aura lieu du 16 au 19 Décembre 2010 rendra un hommage à l’occasion de sa 2ème édition à Trois peintres Marocains et au Critique d’Art Edmond Amran El Maleh.

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4 Réponses

  1. […] protagoniste de nos lectures, Edmond nous avait touché après la lecture de son dernier livre « Lettres à moi même »  à laquelle nous avions dédié un petit article sur le blog. Comme c’est presque la règle […]

  2. […] à l’époque et il fera la chronique des événements de 1968 dans ses récits, notamment sur « Lettres à moi même », son « épitaphe » littéraire. Walter […]

  3. […] temps de jeune…Netalieyrl on Biographie de MaupassantParcours «… on L’Éleveur des motsAdministrateur on Guide de lecture pour […]

  4. […] une espèce de complicité, de liaison invisible jaillit entre les « éleveurs des mots » et les « consommateurs des émotions » qui lissent  leurs […]

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