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Lettres partagées

 

Lettres à moi même

Lettres à moi même, le dernier livre de El Maleh

 

APPROCHE POUR COMMENTER LE DERNIER LIVRE D’EDMOND AMRAM EL MALEH (écrivain juif-marocain)

« LETTRES À MOI-MÊME »

Nous sommes face à un livre très différent, pas du tout conventionnel. C’est peut-être le livre le plus difficile, malgré ses  seulement 78 pages, que nous ayons lu pendant l’histoire de l’Atelier mais une fois qu’on y entre  on y prend goût.

C’est le tout dernier ouvrage de cet écrivain âgé de 93 ans,  fait à partir des notes qu’il avait écrites tout le long de ces derniers temps. C’est pour nous un auteur « inconnu », comme autant d’autres.

Je vous avoue l’avoir   lu et relu à plusieurs  reprises . J’ai cherché dans mes lectures à trouver des réponses à certains énigmes de la vie.  J’ai bien savouré ses phrases, ses mots dans les premières lectures et voilà que l’inspiration m’est venue pour vous proposer d’aborder ce petit livre de la manière suivante :

Puisque le livre est plein des références historiques, citations, réflexions très bien écrites et exposées  on pourrait aborder le(s) sujet(s) à travers ces références, passages de l’histoire, endroits parcourus, situations vécues  et de milliers de réflexions de l’auteur .

On pourrait commenter ensemble ces passages et faire un travail de recherche sur le moments historiques décrits  et  les endroits de découvertes de l’auteur , ainsi que de certains personnages évoqués… tout accompagné de ses profondes réflexions sur ces événements vécus.

Quelques renseignements sur l’auteur extraits d’une interview.

  • Il est resté fortement attaché à son pays même s’il devait le quitter en 1965 pour s’installer en France
  • Il innove sa façon d’écrire et  souhaite la partager avec le lecteur.
  • L’écrivain devrait être considéré comme les autres hommes qui peuvent être par leurs fonctions peintres, maçons, marchands de légumes ou chanteurs », estime-t-il.
  • l’écrivain marocain et grand militant des droits de l’homme âgé aujourd’hui de 93 ans, dialogue avec son double pour découvrir les diverses facettes de l’un et de l’autre,
  • Edmond Amran El Maleh a, lors de cet entretien, parlé avec calme et clarté d’esprit, de sa passion pour l’écriture qu’il a commencée tardivement dans sa vie, à l’âge de 63 ans.
  • Natif de Safi en 1917 au sein d’une famille juive marocaine, Edmond Amran El Maleh a enseigné la philosophie et a exercé le métier de journaliste à Paris
  • A partir de 1980, il se met à écrire une série de romans et un recueil de nouvelles. Ses écrits se nourrissent d’une mémoire juive et arabe qui célèbre la cohabitation et la coexistence culturelle au Maroc.
  • Edmond  Amram El Maleh vient d’être décoré par SM le Roi Mohammed VI du ouissam Al Kafaâ (ordre du mérite), pendant la visite du Souverain à Essaouira, le lundi 16 février 2004.
  • Edmon Amaran El Maleh fidèle à ses idées, fermement attaché à ses racines.
  • « Si le matin en me réveillant, je ne consigne pas quelques lignes, je ne tiens pas mon journal, (parce que je tiens mon journal), je pourrais dire à ce moment-là, c’est fini A Dios», a déclaré Edmond Amran El Maleh, lors de cette rencontre (SIEL de Casablanca)

1/ VOICI  CERTAINS PASSAGES DE L’ŒUVRE POUR  FAIRE LE COMMENTAIRE EN CLASSE. À partir de ces extraits nous allons faire « le portrait » de cet auteur et  dialoguer avec Lui et méner le débat.

  •  
    Lettres à moi même

    Dissequer une oeuvre pour découvrir l'âme de l'auteur

     

    Ce livre pourrait-il intéressé à un public ?

  • De ce genre epistolaire,  en connaissez-vous d’autres ?
  • L’auteur, quand il écrit, il emploie une certaine distance ou plutôt il se montre totalement engagé ?
  • En regardant la photo de la couverture , on peut penser qu’il a accepté de « se montrer » et pourtant dans son écrit il joue « à l’art de l’esquive ». Qu’en pensez-vous ?
  • Essayez de dire à Edmond ce que le livre a signifié pour nous
  • Pag. 1 J’ai longtemps hésité à publier ce texte, mais maintenant, contrairement à ce que j’ai pu penser  à un certain moment, il offre un intérêt certain…
  • Pag. 7  Il était de souche berbère, originaire d’un tribu au sud de l’Atlas qu’il est difficile de situer sur la carte …. (…)  il était néanmoins actif dans la résistence clandestine où il figurait avec d’autres en tant que cerveau de l’action politique, selon la formule consacrée.
  • Pag. 8  Amicales et chaleureuses retrouvailles en ce rude hiver parisien de l’année 65. Il venait juste d’arriver, ayant choisi de s’éloigner un certain temps de son pays, son passé politique lui ayant causé quelques ennuis passagers, mais….   (…) Il se plaisait parfois à se présenter comme un homme en convalescence, mais de quelle maladie espérait-il guérison et salut !
  • Pag. 9 Ici en ce Paris où il vient d’arriver , ce Paris mythique qui de ses mamelles a allaité ses réves d’adolescence recluse , il ne tarde pas à réaliser ce désir lové en son cocon des années durant : être éleveur de mots…
  • Pag. 10 (…) un collège d’enseignement privé auréolé d’une renommée quasi historique. Ce fut pour lui des rudes années de découverte et d’apprentissage d’une réalité sans fards..
  • Pag. 12 (…) Ces lettres ont bien été écrites, mais il entendait leur conserver l’anonymat en supprimant en vue de leur publication, toute signature, toute mention de date ou de lieu.
  • Pag. 14 La pudeur aurait  voulu que je ne livre pas au public cette amitié qui dure depuis plus de soixante ans. J’ai même songé à un tutoiement au commencement de cette lettre, mais c’eût été d’une familiarité indiscrète, et, d’autre part, j’ai pensé que le respect à l’égard de soi-même, chose si rare de nos jours, se devait de l’éviter.
  • Pag. 18. (…) En 1965 vous preniez le chemin de cet exil volontaire. (…) ayant pris la ferme décision de ne plus participer à une activité militante quelle qu’en soit la forme.
  • Pag. 21 (…) Vous voici donc en France, à Paris. L’exil ! On a usé et abusé de ce mot, bonne à tout faire d’innombrables séminaires, colloques, tables rondes et autres, je dis bien bonne, puisqu’on le fait servir à toutes ces besognes en trompe d’œil .
  • Pag. 23  (…) Occupé à attendre le jour où enfin il pourrait rencontrer l’illustre fondateur de cette vénérable institution, Saint Ignace de Loyola soi-même qu’il imaginait, on ne sait trop pourquoi, grand, ascétique, silencieux dans sa soutane noire, notre nouveau venu ne semblait avoir accordé aucune attention à la singularité de cette situation. Adolescent, on le saura plus tard, enfermé dans la réclusion de sa chambre dans un appartement casablancais, se débattant seul et perdu entre Descartes et Malebranche , privé de toute possibilité de venir faire des études à Paris en ces années de guerre, il lui restait de rêver de la Sorbonne l’inaccessible Sinaï de la philosophie pérenne et des humanités éclairant le monde.
  • Pag. 27 (…) Il s’entendit demander s’il pouvait tenir une classe, question en apparence anodine et sur sa réponse, affirmative, il reçut kabbalistique : subdeco !  (…) Platement il se voyait confier  un enseignement de français dans les « prépas », du concours d’entrée aux Ecoles de Commerce, faute d’un poste de professeur de philosophie disponible. (…) il apportait un soin extrême au choix de ses cravates, des complets vestons qu’il portait, une élégance recherchée….
  • Pag. 29 (…) Il venait souvent partager le pain avec ses collègues, au refectoire dans la salle réservée aux professeurs.
  • Pag. 31 (…) Ce n’est pas rien d’avoir passé voilà bientôt quinze ans de votre vie à enseigner en ce Collège.
  • Pag. 34 (…) J’étais membre du bureau politique du Parti Communiste Marocain, et, en cette qualité j’ai combattu le protectorat des années dont quelques une dans les conditions difficiles de la lutte clandestine.
  • Pag. 38 (…) écrire c’est toujours la possibilité matérielle de le faire, pas seulement avoir  à sa disposition papier et stylo et autre moyen, mais surtout vaincre la rébellion de la main, le refus du corps qui brouille le tracé et menace de l’anéantir dans l’illisible.
  • Pag. 40 (…) trois France se sont succédées, la gaullienne, de toute sa hauteur sur fond de la sale guerre d’Algérie, la pompidolienne, bourgeoise, sèche, le conservatisme des demeures fermées, et bientôt la mitterrandienne la rose en trompe l’œil (…) P.S. j’ai oublié dans mes comptes la giscardienne de noblesse faisandée.
  • Pag. 44 (…) Cet homme plutôt petit de taille, assez rond, légèrement voûté, les cheveux grisonnant, sans moustache pour l’instant, pas de doute, c’est bien lui, notre prof de philo, …
  • Pag. 45 (…) il venait de laisser derrière lui sa ville, les épreuves qu’il venait d’endurer, ce  lycée où il avait été élève pour plus tard y revenir pour enseigner. Il y croyait à cette  mission, parce que c’est ainsi qu’il concevait l’enseignement de la philosophie…
  • Pag. 47 (…) ces jeunes hautement embourgeoisés de souche nationale de générations en générations sont d’une inculture confondante, …
  • Pag. 48 (…) Je sais et je le dirai sans rien trahir qu’adolescent vous manifestiez déjà une inclination bien marquée à fuir l’ostentation, l’extériorisation  bruyante, préférant par exemple, le silence, le commerce avec quelques amis intimes hors des groupes de copains où il vous arrivait de vous trouver mêlé.
  • Pag. 51 (…) Les professeurs étaient descendus de leur estrade, il y en avait une en chaque salle de classe, marquant ainsi la hauteur célestiale et transcendantale de la parole du Maître.  (…) l’enseignant, l’enseigné, il fallait se toucher, faire acte d’humilité, descendre jusqu’à lui le lépreux, ci devant potache, lui donner le baiser pour racheter le pêché d’orgueil, de domination ; …
  • Pag. 56 (…) Et dans la salle des professeurs où il nous arrivait de nous côtoyer le climat était au cosmopolitisme le plus bigarré : On venait de l’Afrique du Nord, de l’Egypte, de la Palestine, de tout le Moyen Orient, de l’Europe centrale, de l’Espagne, de l’Italie, on venait atterrir en ce lieu d’accueil pour y enseigner dans le silence sur sa propre histoire.
  • Pag. 57(…) Il prenait plaisir à la conversation, s’animait , on lui attribuait un certain humour , mais il ne voulait pas s’y arrêter.
  • Pag. 58 (…) Pourquoi étail-il venu s’établir en France, quittant brusquement son pays ? Sans rien savoir de précis, la rumeur lui attribuait un passé politique.
  • Pag. 70 (…) Toute  la verité de Mai 68 est dans le mouvement interne des foules, des masses, ses tropismes spécifiques, les machines désirantes véritablement cette fois.
  • Pag. 78 (…) Alors que nous reste-t-il, sinon peut-être à trouver refuge dans le roman, ou ce qui en tient lieu, plaisir solitaire pour l’auteur et le lecteur associés en cette traversée du désert.

2/  Certains personnages, et endroits  évoqués dans cet écrit : apportez vos commentaires sur eux

  • Ben Barka
  • J.P. Sartre
  • Walter Benjamin
  • « Terra Nostra de Carlos Fuentes
  • Pierre Leroux
  • Descartes /Malebranche
  • La Sorbonne
  • Le Collège de France
  • Alain (philosophe)
  • Michel Foucault
  • Un tableau de Velazquez : « Les lances de Breda »
  • Elias Canetti

** son influence espagnole, les mots qu’il écrit en espagnol

3/ À ne pas oublier  les « en têtes » des lettres, Un échange qui se fait par une interpellation de l’autre par des expressions comme «cher ami», «cher autre», «ami», «délicieux ennemi», «cher et incorrigible ami ».. ami o !combien cher , cher censeur

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2 Réponses

  1. […] le cas d’Edmond Amran El Maleh qui, un autre quinze novembre, remplit sa valise de ses plus chers vécues et partit, nous laissant […]

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