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Aujourd’hui, on fait “la ronde”

La ronde nocturne, de Rembrandt

"La ronde nocturne", de Rembrandt

Ce fameux tableau, si obscure qu’il est, reflète l’atmosphère présente dans le récit « La Ronde » de Le Clézio. Sinistre, inquiétant, tragique, pleine d’une violence prévue,…

« La Ronde » fait partie d’une compilation de « faits divers » transformés en œuvre littéraire para « l’habileté » de Le Clézio.

D’après sa lecture il faut souligner l’importance du petit récit dans le panorama de la littérature actuelle.  C’est peut-être une autre manifestation de l’urgence des temps modernes, il est nécessaire d’admettre qu’il faut avoir du talent et maîtriser bien la langue pour condenser dans quelques pages une histoire complète et transmettre les aspects les plus importants de la psychologie des personnages, définir le rythme de l’action et même se permettre le luxe d’inclure un message tout au dessous de l’histoire. Tous ces aspects son présents chez « La ronde ». Si un avertissement sur la télé est, peut-être, le plus clair exemple de l’efficacité de la communication, concentrant en 20 secondes un message qui nous conduit à consommer le produit annoncé ou à tenir compte de l’idée transmise, l’exercice littéraire que Le Clézio développe dans ses « faits divers » satisfait par son efficience le lecteur avide de nouvelles sensations.

L’histoire est pleine du fatalisme dès le début du récit, suivant le modèle des tragédies classiques, comme c’est la thèse défendu par María Luisa Guerrero Alonso, de l’Université Complutense de Madrid. Le personnage principale est condamné d’abord par des forces mystérieuses qui le poursuivent tout le long de l’histoire comme si d’une course contre le temps s’agissait, mais dont la fin est bien décidé d’abord.

L’adolescence est une période de la vie où se profilent les principaux traits de la personnalité. Cette transition entre l’enfance et la maturité est un chemin plein de cailloux, difficile à marcher. Il faut seulement quelques expériences négatives, un caractère dépendant et un entourage inapproprié pour qu’un adolescent s’ engouffre dans un sentier d’autodestruction, compromettant son propre future.

Adolescence... de quoi?

Adolescence... de quoi?

C’est le cas de Martine, une fille faible, timide, qui dépend de son amie Titi, l’envers de la monnaie qui la traîne vers des activités interdites avec la seule aide de sa propre sûreté, un trait de la personnalité dont Martine manque. L’excuse : surpasser l’épreuve qu’ils se sont marquées, celle de voler le sac à main à une vieille femme qui, comme s’il faisait partie du scénario, attendrait dès la fin de l’histoire l’arrivée des jeunes.

En ce moment il y a un phénomène ¿culturel? relié a tous ces sentiments négatifs dont certains adolescents souffrent, appelé « EMO ». Ce sont de jeunes, garçons et filles, qui aiment s’habiller en noir, laisser tomber les cheveux dans son visage et dont la « philosophie » est la tristesse, le pessimisme, un existentialisme fataliste et autodestructeur. Récemment, la mort d’une adolescente a bouleversé la société britannique et a apporté plus publicité a cette vision marginal de la réalité.

Le rôle du reste de monde est réduit à la simple contemplation -« embusqués»- de l’action. Le lecteur même assiste aux événements avec un sentiment « voyeur » presque obscène, parfois complice, assumant la passivité réservée pour Le Clézio est qui coïncide avec la froideur qu’un lecteur d’un journal montre vers les petites tragédies enfermées chez les faits divers. Après ces tragédies, on lit les nouvelles sportives où la météo.

La maestria de Le Clézio se met en relief quand il développe le sujet principal du récit sans abandonner le style et l’ambiance d’un fait divers.

Dans la discussion suivant la lecture du texte, quelques membres de l’atelier ont trouvé quelques similitudes entre cette œuvre et d’autres romans espagnoles : « Tiempo de Silencio » de Luis Martín Santos, « El árbol de la Ciencia » de Pío Baroja et quelques autres appartenant à la courante littéraire appelée « Génération du 27 », un groupe d’écrivains qui, du moins au début de ce mouvement, n’aimaient pas  parler des sentiments ni refléter dans leurs livres aucune émotion. Quelqu’un d’autre a voulu voir des parallélismes quant à l’atmosphère générale du récit, avec « L’étranger » de Camus.

Il y a beaucoup de messages que l’on pourrait extraire à partir de la lecture de « La ronde » : le sentiment tragique de la vie, la fragilité des principes qui nous fait marcher jour à jour, la pluralité des mondes et des circonstances –une pour chaque être humain- et la nécessité d’éprouver des sentiments positifs pour se développer comme une personne équilibrée.

Ce dernier aspect nous lance vers notre prochain destin littéraire : l’histoire de l’échec scolaire que Daniel Pennac nous montre dans « Chagrin d’école ». Seulement de la main de la solidarité, de la générosité et de l’empathie avec les autres, on peut remonter un destin tragique établi par les expériences négatives vécues parfois chez l’enfance ou l’adolescence.

De Le Clézio à Pennac. Un très intéressant parcours littéraire, philosophique et didactique.

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