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Prix Goncourt 2008: ATIQ RAHIMI « Un auteur inconnu » ?

Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008

Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008

L’Atelier veut mettre en relief, à travers ces quelques mots, le talent de l’auteur de ce prix Goncourt qui appartiendrait à ceux qui sont « rares » et inconnus. Son premier roman écrit en langue française: « Syngué sabour. Pierre de patience »  a été celui sélectionné par le juré. C’est un recit en première personne de la profonde rébellion intérieure subie par une femme afghane contre la tyrannie des hommes et de son mari en particulier.

Voilà la response de l’auteur quand on lui a demandé par sa réaction auprès de la concession du prix.

Notre félicitations à cet écrivain pour sa personnalite charismatique.

Voici quelques extraits de L’Express où l’auteur parle de sa formation en France et de sa vie en dehors de son pays natal, L’Afghanistan.

…………..

En France, de quoi viviez-vous?

J’ai été hébergé dans un centre d’accueil pour réfugiés, dans l’Eure. Je me souviens de mon premier salaire, une allocation de 1200 francs, et du premier livre que j’ai acheté, L’Amant, de Marguerite Duras. J’ai étudié à Rouen, puis à la Sorbonne nouvelle, où j’ai passé un doctorat en sémiologie du cinéma. Je me suis lancé dans le documentaire, j’en ai réalisé sept – sur l’absinthe, les artistes de rue…

Quand êtes-vous retourné en Afghanistan?

En 2002, afin de réaliser un film pour Arte. Alors qu’à mon arrivée en France, je m’étais senti chez moi, pendant trois jours je ne suis pas parvenu à reconnaître mon pays. Je ne croyais pas à la réalité de cette ville détruite, à cette misère, cette violence. J’ai fait un livre de photos qui raconte ces retrouvailles. En 2004, le long-métrage que j’ai tiré de Terre et cendres a été primé au Festival de Cannes.

Et pour finir, un peu d’humour sur cette nouvelle.

Pour en savoir plus


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2 Réponses

  1. Une critique faites par le Dr Raissi Rachid à propos de la pierre de patience de Atiq Rahimi
    Je ne sais pas par quel hasard ou par quelle programmation du récit ou des auteurs, la littérature maghrébine, beure, afghane, libanaise, etc. – la littérature née des colonisations, en somme –, a décidé que la femme devait être représentée constamment dans sa révolte contre l’homme, contre la société et contre la morale ; une révolte qui doit passer impérativement par le langage du corps qui n’est pas celui du sac à dos émotionnel et par le langage de la rue et ce, comme si tous ces personnages de pacotille étaient à la recherche d’une libération. C’est le cas de Shérazade de L. Sebbar, des doubles de M. Mokaddem, de la « femme-objet » d’A. Djebar et j’en passe. La femme pour être femme doit impérativement défier la loi de l’homme et celle de Dieu. De plus, je ne sais pas pourquoi non plus, cette même littérature représente ceux qui tiennent à leurs valeurs et qui refusent l’intégration à la culture de la décadence des mœurs et des valeurs de l’humain, comme des extrémistes. Ces personnages sont fustigés et enfermés dans leurs obsessions supposées et inventées au fil des « histoires à dormir debout ». C’est l’éternel recommencement du même motif à la fin lassant, disons-le, parce que cette problématique enferme le texte dans l’éternelle question de l’interdiction – transgression – châtiment, différemment, certes. Un motif qui finit par devenir, à la fin, un cliché littéraire, un lieu commun qui, en flattant l’ego de la femme moderne, produit son malheur.

    Quelque part en Afghanistan, un homme n’en finit pas de mourir à cause d’une balle reçue à la nuque lors d’une rixe de quartier à cause d’une insulte à l’égard de sa mère. Un Afghan qui a combattu pendant toute sa vie l’honneur du pays et à qui, Atiq Rahimi, enlève le droit légitime de mourir sur le champ de bataille en héros. Il préfère le laisser agonir inlassablement et le mettre face à sa femme qui, aujourd’hui, semble vouloir prendre sa revanche sur le « mâle » et sur la société machiste. Sa femme, qui le veille et prend soin de lui, pense que son état est un châtiment dû aux nombreuses transgressions qu’il aurait commises à son égard. Le lecteur ne peut s’empêcher de percevoir la réactualisation grossière de l’image séculaire de la femme « ange-démon » qui date et qui peuple les textes de la littérature mondiale médiévale. Cette Afghane deviendrait, ainsi et selon certaines lectures motivées, femme parce qu’elle ose se révolter contre un mourant et proférer des paroles malsaines. Ce n’est pas flatteur pour la femme parce qu’elle agresse un comateux et qu’elle se révèle, au fil de la narration, comme étant complètement ignorante au savoir très réduit. Ce qu’elle sait, elle le tient de sa tante et de son beau-père qui re-mythifie la « pierre noire » pour en faire une « pierre de patience » et que la femme subvertie encore parce que la pierre de patience, c’est son mari qui, ainsi, absorberait tous ses tourments, toutes ses plaintes et toutes ses mauvaises pensées. Cette représentation de la femme dénote le machisme de l’auteur même s’il essaie de montrer maladroitement le contraire.

    Malheureusement, la littérature n’est que transgression et subversion ; elle n’est rien d’autre et la première des subversions est malheureusement celle du Livre fondateur. L’homme n’aurait pas pu écrire autrement. De ce fait, le texte littéraire se révèle être l’espace par excellence du délire et de tous les débordements ; le texte est ainsi le lieu où « le diable aurait choisi d’élire ses quartiers. »[1][1]

    C’est ainsi que la littérature a contribué et continue de collaborer au maintien et à l’entretien de la crise de la personne dans le monde musulman au point où cette parole de la perte et de la déperdition fut sacralisée par ceux qui ne jurent que par le bas.

    Ainsi faite, la littérature ne pouvait produire que des « monstres », auteurs, personnages et lecteurs confondus ; des « monstres » qui ne jurent que par l’imaginaire dans lequel ils se complaisent par la rêverie cauchemardesque, par l’indicible et par la parole vaine ; des « monstres » de parole seulement ; des « monstres » qui ne désirent que l’impossible osmose et l’impossible fusion des contraires et des oppositions séculaires par la fusion du Bien et du Mal et ce, au nom de ce plaisir de la bouche ; un palliatif, en somme ; des « monstres » qui font feu de tout bois et qui n’aspirent, au fond, qu’à « moderniser » les principes pour mieux être dans le moule de ces personnages de pacotille afin de mieux profiter de la vie terrestre tout en essayant hypocritement de garantir leur salut. Mais personne n’est dupe. Des « monstres » à la double personnalité. C’est le cas d’Atiq Rahimi et de ses disciples qui pensent faussement que la femme musulmane, pour s’émanciper, doit défier la Loi par ces désirs insignifiants et dérisoires. Aucune femme au monde n’est « sale » mais Atiq Rahimi nous présente son personnage comme tel à travers plusieurs scènes que j’éviterai, par respect au lecteur de reprendre, préférant peut-être l’apparente propreté des occidentales à la vraie hygiène des musulmanes ; une inversion qui est faite pour pousser au calquage de la personnalité afin que la femme puisse assurer son devoir de séduction, naturel et légitime.

    [1] Selon l’idée transformée de M. Dib parce que M. Dib parle du langage en lieu et place de la littérature. Voir Le sommeil d’Ève, Sindbad, 1989

  2. Merci d’avoir eu l’idée de citer ma réaction face à cet écrivain qui semble faire feu de tout bois quitte à rabaisser la femme par des descriptions basses et incorrectes.

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