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Un coeur acueillant

Un coeur profanéLa réunion de l’atelier a commencé avec une nouvelle fantastique: Alicia, une des membres de l’atelier va être maman. Nous voulons dédier cette entrée du blog à elle, à son mari et à sa fille. Bonne chance à tous!

Inma nous avait proposé de lire et de commenter « Un coeur profané » de Bouazza Taîk. Il s’agit d’un écrivain d’origine marocaine qui a commencé son chemin d’écrivain très tard, à l’âge de 45 ans.

Inma l’avait connu à travers l’Association Marocaine des Professeurs de Français (AMEF) et elle avait établi une correspondance avec lui. à travers le courrier électronique et cela nous a emmené tous vers l’aventure de connaître un peu sa manière d’écrire, sa manière de sentir…

Bouazza Taîk avait été si aimable avec nous de nous dédier -différemment et à chacun de nous- un exemplaire de son livre. Il faut dire que ça nous a ému tous, car il y avait de la profondeur dans les mots qui composaient ces brèves lignes. Prenons par exemple celles qu’il m’a dédié: « Chaque battement de mon coeur est un cri de révolte ». Impressionnant!!

Ce détail a fait que nous ayons lu le livre à la manière que l’on lit les lettres écrites par un ami proche qui est en train de nous transmettre quelque chose de personnel, un message adressé à chacun de nous…

Avec cet esprit nous avons découvert le style de Bouazza Taîk. Nous avons eu tous la même sensation initiale d’un pessimisme survolant les différents chapitres du livre. Un livre enveloppé de poésie et des pensées reliées aux sujets les plus dramatiques de l’existence humaine: l’amour, la haine, la violence contre les femmes, la guerre,… On a eu de la difficulté à trouver des passages optimistes, même quand la sensibilité que l’on a appréciée à travers les « mels » de Bouazza faisait supposer une vision de la vie plus positive. Pourquoi a-t-il développé une aigreur si intense?

On a parlé de ça et on a décidé de lui poser directement la question: est-ce à cause des expériences subies par les difficultés de se faire un chemin dans le monde -disons- « occidentale » quand on provient d’un pays appartenant à la culture arabe -tenant compte de la injustifiable mais réelle distance qui sépare les deux cultures en ce moment? Est-ce à cause de ses expériences comme professeur -même quand il reconnaît que l’école lui manque beaucoup et qu’il était un prof très apprécié de ses élèves-?… Nous voulons savoir, cher Bouazza Taîk, quelle est la raison de telle façon de penser.

Certains d’entre nous ont eu le temps de relire le livre, ils ont pu trouver des moments qui laissaient une saveur plus douce. Nous avons fait une ronde et nous avons exposé notre chapitre favori. Voilà les résultats:

  • Natalie a choisi celui intitulé « Un petit effort, mon amour »
  • Carmen, « La danse »
  • Silvia, « Le sein gauche »
  • Teresa, « La voix »
  • Rosa, « Elle est toujours là »
  • Inma, « Lettres d’amour »
  • Javier, »Écrit sur le vent »

Inma nous a proposé, pour apprécier la qualité poétique de la littérature de Taîk, l’exercice suivant: prenons la première phrase des textes choisis et essayons de composer avec elles un nouveau poème. Et le voici:

Les plus belles phrases d’amour sont celles qu’on écrit sur les feuilles des arbres, sur le sable des plages et sur les fleuves gémissants.
Je me suis réveillé avec le lever du soleil.
Je suis tout seul et j’attends.
Je ne sais pas à quel saint me vouer, mais je sais très bien à quelle sainte me vouer.
Ce soir, il y aura une soirée de gala.
Ne te pose pas trop de questions, mon amour.
J’écris pour l’éternité.

J’ai trouvé sur Internet un bref récit de Bouazza Taîk qui reflète , à la fois, son intensité et sa vision tragique:
La porte de sortie

Un poète seul dans une chambre où il n’y a ni porte ni fenêtre.
Il médite -Il écrit.
Et après avoir terminé, il ouvre la porte de son poème et sort pour respirer l’air de la liberté .
Un autre poète, enfin se disant poète, se trouve seul, lui aussi, dans une chambre qui n’a , elle non plus ni porte, ni fenêtre.
Et lui aussi , il écrit un poème.
Et juste après avoir fini son poème, il s’ouvre les veines et laisse son sang couler sur la peau de chagrin de son poème.

Finalement, Inma nous a fait jouer avec quelques mots apparus dans le livre, essayant de construire et résoudre un mot-croisé  que l’on peut trouver dans le blog, cliquant ici. Une manière originale de remarquer quelques mots importants ou difficiles pour ceux qui, comme nous, aiment le français mais qui ont des vides « lexicales » qu’il faut remplir.

En résumé, nous avons fait une place chez nous à Bouazza Taîk et, loin d’avoir profané son cœur, nous avons partagé sa générosité, sa profondeur, tranquillement, dans un dialogue entre copains, essayant d’être capables d’arriver à voir plus loin, plus clair qu’au début de la séance d’aujourd’hui.

Merci, Bouazza.

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