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Le crépuscule des coeurs

Quelle est la meilleure répresentation de l'Étranger?« On n’a qu’un « Étranger » dans la littérature universelle et c’est celui que nous venons de lire », nous a dit Inma à un moment donné de la session que nous avons dédiée à la discussion du livre de Camus « L’étranger ».

D’abord, ça a été une situation extraordinaire -dans le sens positif- car l’atelier était au complet. Avait-on besoin de parler de ce livre? On ne sait pas. J’ai trouvé un peu bizarre le silence de Natalia qui, d’habitude, nous offre des idées très claires et bien exprimées sur tous les sujets qui ont été traités dans notre atelier. Et quand on lui a posé la question de ce qu’elle pensait à propos de ce livre, elle a conclu: « il m’a laissé indifférente ». Le débat était à nouveau servi.

Chacun de nous avait une sensation différente sur ce que le livre signifiait et quelle avait été la raison qui justifiait le succès si indiscutable d’un ¿roman? qui avait mérité un prix Nobel.

C’est difficile de résumer toutes les idées qui ont été versées sur la table de débat. Pour commencer, le tître. Un étranger dans le sens d’un immigré ou un étranger aux sentiments humains? On a parlé un peu de l’immigration et de la possibilité d’une lecture actuelle du roman du point de vue des sentiments des personnes qui, appartenant à une culture determinée, doivent partir dans un autre pays pour s’en sortir. Mais, à la fin, on s’est décidés par toutes les deux:

  • Le personnage principal, Mersault, est un étranger à la race humaine, car il n’a pas de réactions logiques ni de manifestations de ses pensées ou d’une position personnelle sur la vie et les évènements qui se succèdent tout le long du texte.
  • En plus, le roman doit être lu, malgré l’opposition de Camus lui-même, sous la perspective de l’existentialisme mêlée -comme si d’un plat bien cuisiné mais un peu indigeste s’agissait- avec de l’absurde. Et, c’est pour cela, quand on assiste au triomphe de l’hédonisme dans nos sociétés développées et au besoin d’une satisfaction immédiate des désirs, même s’ils ne représentent que des caprices, qu’on a finalement qualifié le livre de « démodé ».

L’existentialisme, en tant que philosophie, fait partie, non seulement d’une période précise de l’histoire de l’humanité -après deux terribles guerres mondiales qui frappèrent et presque finirent avec la civilisation occidentale et l’espoir au futur- mais d’une période de l’évolution psychologique naturelle de l’être humain qui s’installe bien à l’aise chez l’adolescence. C’est le temps de la construction de l’identité personnelle, des idées et de l’être social. « L’étranger » est-il un livre approprié pour les jeunes? Il y a eu les deux points de vue. Les uns le considéraient un livre très dur et difficile à lire. Les autres, un livre qui ouvrait la porte au débat de beaucoup de sujets importants pour les adolescents, une porte qui pourrait les aider à s’épanouir comme personnes.

Un autre point de vue a surgi de la discussion et ce fut que « L’étranger » n’était vraiment pas un roman mais une pièce de théâtre déguisée en roman. La fragmentation de l’action en deux actes, le manque des liaisons typiques du roman entre les différents aspects temporels où de lieu, l’absence du dynamisme habituel chez les romans, …, ils excluent ce livre de cette catégorie. Mais, puisqu’il y a dans l’atelier des professeurs de littérature qui exprimeraient beaucoup mieux ces idées, c’est le temps de sortir de ce lac où je ne pose plus mes pieds au fond et je dois m’en fuir vers des endroits plus sûrs pour un « illettré » comme moi.

Je ne veux pas non plus accaparer le blog et je voudrais échanger des opinions avec vous, mais, avant de finir, j’aimerais vous rappeler un autre sujet dont nous avons aussi parlé: celui des règles de comportements qui doivent être accomplies pour que nous soyons acceptés dans une société concrète, les conventionalismes qui, à la fin, ont détruit Mersault parce qu’il n’a pas été capable de pleurer devant le corps de sa mère.

Bon, c’est votre tour. J’aimerais connaitre vos idées. Et comme je n’aimais pas du tout l’illustration que l’éditeur a choisi pour la couverture de l’édition qu’on vient de lire (Foliplus classiques), c’est à dire, le tableau du peintre américain Edward Hopper (1882-1967) intitulé « Conférence at night », je l’ai changé, comme vous verrez à l’image supérieure par un autre du même auteur qui, à mon avis, reflète beaucoup mieux encore l’ambiance de « L’étranger ». Il s’appelle « Eleven a.m. »

Et pour le titre, j’ai choisi comme un résume de la séance celui d’une pièce en prose poétique extrait de «Un coeur profané» de l’écrivain marocain TAÏK BOUAZZA (Rabat, Mars 2006), qui a été apporté par Inma pour fermer d’une manière si poétique un débat à la fois difficile et passionnante.

Mais,

est-ce que ce n’est pas un peu comme ça, à la fin, la vie et la littérature: difficile mais passionnante?

À bientôt

Javier

(Professeur de Biologie à l’Institut d’Enseignement Secondaire ALPAJÉS . Aranjuez (Madrid)

Ancien Élève à l’École Officielle des langues d’Aranjuez. Aranjuez (Madrid)tumblr_lqcyujos231qe7clro1_500

5 Réponses

  1. ENFIN UN COMMENTAIRE

    Tout d’abord je dois avouer que je pense que tu as confondu ta vocation, car le monde à perdu un journaliste fabuleux.

    Concernant mon impression sur « L’étranger » ce n’est pas tellement l’indifférence mais plus top que pour moi Mersault, est un personnage vide, dépourvu de sentiment, sans illusion dans la vie, sans espoir, sans futur, peut-être que je ne l’ais pas lu en tenant en compte le point « philosophique » (duquel je suis par hasard dépourvu ?) et plutôt c’est ma nature scientifique, mathématique, …. qui a étudié ce personnage.

    Quelque chose que je pense explique parfaitement mon sentiment après avoir lu l’étranger, c’est qu’en lisant le livre j’ai découvert que je l’avais déjà lu auparavant mais je ne me rappelais de rien, ni au fur et a mesure de ma lecture, c’est la première fois qu’une chose pareille mais arrivé. Et je pense que le coupable est : Mersault. Peut-être que quand je l’ai lu la première fois il m’a semblé aussi vide que maintenant ? …. Et il est tombé dans les oubliettes.

    Malgré tout je pense que c’est un livre à lire, mais j’aime plus le Camus du « Premier homme ».

    À demain.

    Natalia.

  2. C’est curieux, cette chose de la littérature. J’ai essayé de lire « Le premier homme » et je n’ai pas pu le finir. Mais, je crois aussi que l’effet d’une lecture dépend surtout du moment auquel tu la lis. Il y a de livres sérieux, de livres « littéraires » qui se récréent dans le style, de livres pour oublier… « L’étranger » appartienne pour moi à la catégorie de livres « pour débattre ». J’ai aussi une « déviation » scientifique et j’ai une espèce de « vice » qui me fait filtrer presque tout par le tamis de la logique et du rationalisme. Mais, ne pense-pas qu’il faut de nos jours de livres qui nous fassent penser aux problèmes de l’espèce humaine et aux problèmes causés par l’espèce humaine? N’est-ce pas aujourd’hui un temps où on ne dédie pas presque un minute à la tache de penser si notre comportement entre nous et avec notre monde est le meilleur des possibles?
    En parlant de ton expérience avec le blog, as-tu trouvé facile de participer? Je vais te changer le rôle d’auteur pour celui de « editor » car, avec le rôle actuel je dois autoriser chaque commentaire qu’on fait et ce n’est pas l’idée. Au contraire, il faut voir immédiatement le résultat pour donner de la vie et de l’actualité aux commentaires. Je vais te demander une autre chose. Essaie maintenant de faire un autre commentaire pour voir s’il s’insère au moment dans le blog et aussi de modifier ton commentaire.
    Bienvenue, écrivain.
    Javier

  3. DEUXIÈME COMMENTAIRE DE PREUVE.

    Je suis d’accord avec toi, il est nécessaire des livres qui nous fasse penser évidemment, mais c’est clair qu’ils ne nous font pas penser de la même manière heureusement. La plupart d’entre vous voyait un Mersault beaucoup plus intéressant, que celui que j’ai vu moi.

    Laissant de côté L’étranger pour une autre occasion, je dois te dire que j’ai trouvé facile le fonctionnement du blog. Ce que je ne sais pas faire, c’est modifier mon commentaire publié …

    Tous mes compliments pour ton grand travail.

  4. […] 2007, aussi au mois du Mai et dont nous avons laissé trace dans  nos articles « Le crépuscule des coeurs » et d’autres. Une boucle littéraire qui nous sert de bouquet final pour bien […]

  5. J’ai lu « L’Étranger » il y a longtemps et, personnellement, je la trouve inclassable.
    À mon avis, c’est l’atmosphère et les descriptions des lieux dans l’ouvre ce dont le lecteur se souviendra après quelque temps. Les descriptions des lieux de L’Algérie m’ont aussi beaucoup plu. Grâce à ce livre, on peut découvrir beaucoup sur la culture arabe et la forme de vivre là bas.

    En ce qui concerne l’atmosphère et les personnages, Camus nous met dans un monde de lassitude, de désillusion, de dégoût et de passivité. Les personnages sont très vains et malheureux dans leurs rôles Camus nous décrit une partie de la société qui est désillusionnée par la société. La vie est vue comme quelque chose où nous avons été amenés.
    Il sont mécontentés avec la société cars ils la trouvent comme un ennemie inexorable.
    La société représente une barrière que l’on ne peut pas éviter. Ils ne sont pas compris pas par la société, alors, le seule chose qu’ils peuvent faire est de laisser passer le temps et accepter leurs vies.

    En conclusion, je recommanderais ce livre à ceux qui veuillent découvrir des d’autres manières de raconter une histoire.

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